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Un programme malade, mais une division universitaire québécoise en 2027

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MONTRÉAL – « Notre programme (de développement au hockey) est malade », a répété Serge Savard qui était néanmoins heureux de confirmer la renaissance d’une division universitaire québécoise en 2027.

Ce projet, qui était désiré par de nombreux acteurs du hockey québécois, se réalisera en deux étapes.

D’abord, le 10 octobre, le Vert & Or retrouvera la glace après une absence de plus de 50 ans. La formation de l’Université de Sherbrooke évoluera en deuxième division pour la saison 2026-2027.

Le grand virage aura lieu à l’automne 2027 alors que Sherbrooke, l’UQTR, McGill et Concordia seront réunis dans une division québécoise. Depuis plusieurs années, ces trois dernières équipes devaient évoluer dans la division ontarienne.

« Le gouvernement va annoncer la formation de la nouvelle ligue pour la saison 2027. Ce sera annoncé, je crois, le mois prochain », a révélé Savard, mardi, en marge de son tournoi de golf venant en aide aux étudiants de l’Université de Sherbrooke.

Une source a confirmé à RDS que le dossier avance bien.

De plus, des négociations se poursuivent afin de convaincre l’Université Laval et l’Université de Montréal de se doter d’une équipe masculine pour garnir la division de six clubs.

Jacques Tanguay, le grand manitou du club de football du Rouge et Or de l’Université Laval était d’ailleurs présent à l’Invitation Serge Savard.

« Jacques est un bon supporter, on a rencontré les dirigeants de l’Université Laval. On avait bon espoir qu’elle se joigne à nous et c’est encore une possibilité. Actuellement, on hésite un peu, on a un problème de financement. On sait qu’il n’y a pas eu d’aide gouvernementale au niveau du financement des sports universitaires », a expliqué Savard.

Malgré les succès des équipes sportives du Rouge et Or, l’Université Laval aurait besoin d’une personnalité publique qui s’associe à elle pour récolter des fonds à l’image du boulot accompli par M. Savard. Après sept éditions de son tournoi de golf, près de 18 millions ont été amassés dont 6 millions grâce à un don de Herbert Black destiné au programme de hockey.

« Durant la prochaine campagne électorale, ce serait un bon moment d’en parler pour savoir quel parti est prêt à s’impliquer réellement pour mettre l’accent non seulement sur le hockey, mais sur le sport en général », a-t-il plaidé.

« Il y a une reconstruction à faire au niveau du hockey au Québec. Notre programme est malade, il faut reconstruire le programme du sport amateur au Québec », a insisté Savard du même souffle.

Il aurait pu utiliser de nombreux arguments pour appuyer ses dires et il a surtout évoqué la faible représentation québécoise dans la LNH et les équipes nationales aux niveaux junior et senior.

« Auparavant, le Québec avait une présence marquée et on a toujours été les plus forts surtout pour les gardiens de but. »

Le calibre universitaire canadien désire être un complément de grande qualité à la LHJMQ.

« On est la suite normale d’un joueur de la LHJMQ parce que vous savez qu’il y en a peu qui réussissent dans la LNH. On ouvre nos portes aux étudiants-athlètes », a-t-il expliqué en mettant de côté la rivalité qui pourrait se créer.

L’idée n’est pas non plus, à court ou à moyen terme, de rattraper le calibre de la NCAA alors que les institutions américaines disposent d’énormes ressources financières.

Cependant, plusieurs joueurs pourraient accéder à une carrière professionnelle, dans la Ligue américaine de hockey ou en Europe et exceptionnellement dans la LNH, grâce à un passage dans cette division universitaire québécoise.

Le but premier demeure d’aider de nombreux athlètes à obtenir un diplôme universitaire tout en poursuivant leur parcours sportif.

« À l’Université de Sherbrooke, on a un programme spécial pour les athlètes qui n’avaient pas les résultats académiques pour accéder à l’université. On leur donne des cours spéciaux qui mènent à un certificat et on a récupéré une centaine de joueurs qui ont gradué depuis le début du fonds. Je pense que juste ce programme, ça aide à faire une différence dans la vie des joueurs de hockey qui veulent continuer leur carrière et graduer à l’université », a conclu M. Savard.