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Après 40 buts, est-ce que le plateau des 50 est atteignable?

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« Quel nombre arrive après 40? 50? »

C’est la question que notre collègue Marc Denis a posé à Cole Caufield sur la glace du Centre Bell, mardi soir, avant que ce dernier ne signe la lentille de la caméra, comme le veut la tradition en tant que récipiendaire de la première étoile du match.

Une première étoile qu’il a obtenue grâce à son neuvième but vainqueur de la saison – un sommet dans la LNH à égalité avec Steven Stamkos – dans une victoire plus qu’importante de 3 à 2 des Canadiens face aux Bruins de Boston.

« 41 » a été la réponse de Caufield, à la fois humble et souriant.

Question un brin prématurée? Possible. Question pour susciter une réaction de la foule toujours présente? Fort probablement.

Réaliste? C’est ce que nous tenterons de voir.

« Moi, ça a toujours été un objectif », a avoué le dernier marqueur de 40 buts avec le CH, Vincent Damphousse en entrevue avec notre collègue Daniel Richard, mercredi. « Aussitôt que je m’approchais d’un chiffre rond, je voulais l’atteindre, que ce soit les 100 points, les 40 buts s’en était un autre. Comme joueur dont le rôle premier est d’avoir des bonnes statistiques, le but est de produire. Je suis sûr que Cole, maintenant qu’il a atteint le 40, le 50 est dans sa tête c’est sûr. »

Il ne reste que 15 matchs à la saison des Canadiens de Montréal, sept à domicile et huit sur les patinoires adverses. Bien que cette information demeure factuelle, elle est loin d’être la plus importante dans notre quête de savoir.

En effet, Caufield semble être peu affecté par l’environnement dans lequel il évolue, comme en témoignent les 21 de ses 40 buts obtenus sur les patinoires adverses.

Autre élément qui ne peut véritablement offrir une piste de réponse, le CH n’affrontera qu’une seule équipe de l’Ouest d’ici la fin du calendrier régulier, soit les Predators de Nashville, à leur domicile, le 28 mars prochain. Même si ce nombre avait été différent, le no 13 du Tricolore n’aurait pas été affecté outre mesure, lui qui compte 20 buts contre des équipes de l’Est et autant contre celles de l’Ouest, mais en quatre matchs de moins.

« Ce qui le rend dangereux, c’est qu’il se positionne très bien. Il va dans les zones dangereuses, il va dans le trafic », a expliqué Damphouse. « Quand il a l’opportunité d’avoir la rondelle sur sa palette, ce n’est pas long qu’il dégaine et il est très précis aussi. »

Bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent voir Caufield atteindre les 50 buts, le match contre Nashville sera disputé un samedi soir. En pareille situation, celui qui est surnommé « Monsieur samedi soir » est à son meilleur, avec 16 buts en 19 matchs, ou 0,84 but par match si vous préférez.

Au total, il reste quatre matchs disputés un samedi. Outre celui contre les Preds, les Islanders de New York et les Blue Jackets de Columbus seront en visite au Centre Bell, les 21 mars et 11 avril respectivement, alors que le CH sera à Newark pour y affronter les Devils du New Jersey, le 4 avril.

Contre ces formations, Caufield compte présentement trois buts en quatre matchs cette saison.

La fréquence rapprochée des 15 rencontres restantes à la saison pourrait toutefois venir légèrement compliquer la tâche au franc-tireur de la Sainte-Flanelle. En raison de la pause olympique de tout près de trois semaines, les joueurs des Canadiens auront moins de temps pour se reposer.

Celui qui a mis fin à la disette d’un marqueur de 40 buts qui perdurait depuis la campagne 1993-1994 est à son meilleur lorsqu’il peut profiter de deux jours de congé entre deux matchs – 10 buts en 13 rencontres –, situation qui n’arrivera qu’à une seule reprise, soit entre le match du 21 mars (contre les Islanders) et celui du 24 mars (contre les Hurricanes).

Pour le reste, ce sera une seule journée de congé – à 10 reprises – et le CH disputera trois fois des matchs avec aucun jour de répit entre chacun. Sa moyenne de but par match diminue alors à 0,66, puis à 0,33.

Mais bon, après toutes ces belles statistiques et informations, c’est connu un marqueur en confiance sait faire sa chance.

Et Caufield l’est, en confiance.

L’Américain de 25 ans a récolté 21 buts en 27 matchs depuis le début de 2026, un sommet dans la LNH et deux de plus que Nikita Kucherov et Pavel Dorofeyev, tous deux à 19 filets.

Encore mieux? Caufield a inscrit 14 buts à ses 15 derniers matchs, histoire de prouver qu’il est capable d’en amasser au moins 10 et d’atteindre le plateau des 50 d’ici la fin de la saison. Plus de 10 buts en 15 matchs, le no 13 l’a également réussi lors des 15 premiers matchs de la saison, soit du 8 octobre au 8 novembre où il avait fait scintiller la lumière rouge à 11 reprises.

Sa meilleure séquence est survenue entre le 15 et le 31 janvier. Le franc-tireur s’était alors permis un buffet à volonté avec 11 buts en seulement huit duels. Point non négligeable cependant, le CH n’affrontera aucune des équipes contre lesquelles il a joué durant cette séquence d’ici la fin de la saison.

Sur ce, après avoir établi les divers possibilités et scénarios sur papier, il ne reste plus qu’à voir ce que Caufield sera en mesure de faire sur la glace.