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Avant de penser aux séries, il faudrait d’abord les atteindre!

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Une possible transaction avortée par la LNH?

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Ils jouent avec le feu et ils se brûlent

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Reverra-t-on Montembeault cette saison?

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« Je n'ai aucun problème à revenir avec Dobes »

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MANALAPAN - Kent Hughes et ses homologues des 31 autres formations de la LNH se pencheront au cours des prochains jours sur les modalités entourant la nouvelle politique d’imposition d’un plafond salarial en séries éliminatoires.

Ce sujet est l’un des nombreux à l’ordre du jour dans le cadre de la grande réunion « printanière » des directeurs généraux qui s’amorce ce matin, en Floride, et qui prendra fin mercredi.

Tout ça est bien beau.

Mais avant d’établir comment sera calculé le plafond imposé aux 16 équipes qui feront le saut entre la saison régulière et les séries éliminatoires, il serait important de d’abord s’assurer d’une place en séries éliminatoires.

Ce qui n’est pas encore acquis pour bien des clubs actuellement qualifiés. Le Canadien l’a appris à ses dépens en encaissant des revers consécutifs en fin de semaine. Aux mains de Macklin Celebrini et des Sharks venus de San Jose samedi; aux mains de Leo Carlsson et des Ducks venus d’Anaheim dimanche.

Pas de quoi paniquer, diront certains. Ce qui est d’ailleurs pour l’instant vrai. Mais tout change vite dans la LNH cette année avec le calendrier concentré et un classement plus serré qu’il ne l’a jamais été.

Tenez : pendant que le Canadien, victime de laxisme criant dans son jeu défensif, s’est fait battre coup sur coup par San Jose et Anaheim, les Sénateurs d’Ottawa ont battu coup sur coup Anaheim et San Jose. Avec comme résultat principal que les « Sens » se réveillent à deux points d’une place en séries et à cinq du Canadien et du troisième rang dans la section atlantique.

Ce n’est pas tout : les Bruins qui rendront visite au Canadien, mardi soir, n’accusent que deux points de recul sur le Tricolore. Ce qui fera du match de mardi, le match le plus important de la saison... jusqu’au prochain.

Les Red Wings de Detroit sont toujours dans le portrait sans oublier les Blue Jackets qui pourraient venir voler l’une des deux places réservées aux clubs repêchés à une équipe de la division atlantique.

Le Canadien pourrait donc rapidement se retrouver dans une position délicate, précaire, voire périlleuse.

Surtout si le Tricolore continue à être aussi généreux à l’endroit de ses adversaires en multipliant les erreurs en défensive. Comme il l’a fait samedi. Comme il l’a encore fait dimanche.

Mauvaise gestion des risques

Martin St-Louis a insisté sur la mauvaise gestion des risques dont se sont rendus coupables ses joueurs au cours du match de dimanche. Surtout en troisième période.

Il a aussi élaboré sur les bienfaits d’avoir « faim de gagner ». Une faim qui a propulsé le Canadien vers plusieurs victoires jusqu’ici cette saison.

En contrepoids, l’entraîneur-chef a aussi insisté sur la peur de perdre. « En troisième période, il aurait fallu que nos gars aient plus peur de perdre un peu. Qu’ils gèrent mieux les risques. À 3-3, avec un club de l’Ouest contre un club de l’Est, on sentait que tout le monde était prêt à assurer un point avant d’aller tenter d’en chercher un autre en prolongation », que St-Louis a candidement reconnu.

Pourquoi le Canadien est sorti bredouille du Centre Bell?

Parce qu’il a mal géré les risques. Parce qu’après avoir profité d’une attaque massive généreusement accordée en milieu de troisième période alors que l’arbitre Frédérick L’Écuyer s’est montré très sévère à l’endroit de Mikael Granlund, le Canadien a continué à prendre des risques au lieu de protéger son gardien.

Jacob Fowler a sauvé son club avec deux ou trois très bons arrêts en fin de match. Mais quand Kaiden Guhle a chuté et s’est fait battre le long de la bande et que Lane Hutson s’est aventuré bien trop loin du côté gauche au lieu de protéger le devant du filet, Jeffrey Viel a servi une passe savante à Cutter Gauthier qui a marqué le but qui a fait la différence.

La gestion des risques, la faim de victoire et la peur de la défaite ce sont de bien beaux principes que Martin St-Louis a fort bien expliqués.

Mais l’entraîneur-chef du Canadien a été bien plus concret dans la dernière réponse de son point de presse quand il a reconnu que sur le dernier but, ses joueurs n’avaient simplement « pas fait la job » sur le dernier but.

Mal jouer, prendre de mauvaises décisions, prendre des risques alors que la prudence est de mise, rester sur les talons alors que l’adversaire te donne la chance de prendre des risques, perdre des batailles le long des bandes, ouvrir toute grande l’enclave alors que ton mandat est de la surveiller ce n’est pas une question de système, mais bien une question de gestion individuelle des décisions.

Et depuis le retour de la pause olympique, c’est cette gestion individuelle, surtout en défensive, qui fait mal au Canadien. Qui l’a conduit vers les deux revers de la fin de semaine.

Lane Hutson est un défenseur brillant. Mais depuis quelques matchs, on dirait qu’il veut être partout en même temps sur la patinoire. Ce qui fait plus de tort que de bien à son équipe.

Mike Matheson semble fatigué.

Kaiden Guhle multiplie les mauvais jeux. Celui qui devrait être l’ancrage défensif qui permet à Lane Hutson de s’illustrer en attaque semble à la dérive.

Noah Dobson n’a jamais été et ne sera jamais une muraille en défensive.

Carrier, Xhekaj et Struble sont des défenseurs de troisième duo. Avec ce que cela implique.

Mais devant ces défenseurs, il a y leurs coéquipiers attaquants qui pourraient mieux gérer les risques également.

À commencer par Nick Suzuki et les membres de son trio. Le capitaine n’a pas un rôle facile. Il affronte les meilleurs attaquants ennemis à chaque match. Il a d’ailleurs relevé ce genre de défi avec brio plusieurs fois cette saison. Il ne l’a pas fait en fin de semaine.

Il a marqué un but qui a donné l’avance (3-2) au Canadien, mais était sur la glace sur les deux premiers buts des Ducks lorsqu’ils se sont envolés 2-0.

Il n’a pas non plus fait honneur au trophée Selke qu’il convoite en se tournant devant un tir de la pointe au lieu de prendre tous les moyens pour le bloquer et aider la cause de ses défenseurs, de son gardien.

L’attention accordée au retrait de la formation de Brendan Gallagher samedi et à son retour dès dimanche a mis de côté les questions bien plus importantes du laxisme en défensive et de la mauvaise gestion des risques.

Et c’est pourtant ce qui a coûté deux revers consécutifs en fin de semaine.

Réunion des directeurs généraux

Gary Bettman et les dirigeants de la LNH dresseront une série de bilans aux 32 directeurs généraux réunis en Floride jusqu’à mercredi.

Bilans sur les Jeux olympiques, sur la sécurité dans la LNH – les paris sportifs sont au centre de l’attention depuis quelques années – sur le calendrier, les suspensions et autres mesures prises par le bureau de la sécurité des joueurs, le programme d’aide aux joueurs, les produits dopants, l’utilisation des protecteurs de cou et les gardiens d’urgence qui devraient accompagner les équipes dès l’an prochain.

Colin Campbell et les membres de son groupe feront aussi la lumière sur l’interprétation des passes avec la main, des rondelles bottées, des réactions exagérées des joueurs et autres nombreuses décisions et pénalités controversées qui se sont multipliées jusqu’ici cette année.

Des questions qui sont ensuite analysées par petits groupes mardi et dont les conclusions seront mises en commun mercredi.

C’est au fil de ces discussions que les DG et les dirigeants de la LNH établiront si certains règlements doivent être modifiés.