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Cooper n’est pas un « fan » de la course, mais adore Suzuki

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La présente course dans l’Est a de quoi rendre certains partisans nerveux concernant leur équipe favorite, mais les entraîneurs aussi ne sont pas à l’abri de ce sentiment.

Jon Cooper a été généreux dans ses propos devant les médias mardi en marge de l’affrontement en soirée contre les Canadiens de Montréal. Le Lightning occupe actuellement le sommet de la division Atlantique avec 98 points, à égalité avec les Sabres de Buffalo. Leurs rivaux du jour sont loin de faire une croix sur cette première marche. Les hommes de Martin St-Louis ne sont qu’à quatre points derrière Tampa.

Fidèle à lui-même, Cooper a offert une brillante réponse sur la question tout en ayant en tête qu’une route plus tranquille est loin de garantir le succès.

« Je ne l’aime pas, a lâché Cooper avec le sourire devant les médias mardi au sujet de la course. Je préfèrerais être loin devant avec personne autour de nous. Quoique la dernière fois que ça s’est produit, ça ne s’est pas bien terminé... »

L’entraîneur-chef du Lightning s’est remémoré certainement la campagne 2018-2019 dominée par sa troupe. Le Lightning avait terminé au sommet du classement avec 128 points, une confortable avance de 21 points sur ses plus proches rivaux dans l’Est, les Bruins de Boston. Le parcours avait pourtant été abruptement freiné au premier tour éliminatoire par les Blue Jackets de Columbus. On se rappellera que l’équipe qui accusait 30 points de retard sur le Lightning au terme du calendrier régulier avait balayé ce dernier en quatre matchs.

Si Cooper ne semble pas être un grand partisan sur le plan personnel de cette course en raison du niveau de stress généré, il ne cache pas que c’est excellent pour la LNH. Même si la ligue n’a pas un tournoi éliminatoire comme la NBA avant le début des séries, il n’en voit pas visiblement la nécessité puisque chaque match est crucial pour les équipes impliquées depuis un moment déjà.

« On entend certaines ligues avec un tournoi éliminatoire afin de mettre la table, mais spécialement dans l’Est, on est dans un tel mode chaque soir depuis le retour de la pause olympique. C’est toutefois stressant de s’y retrouver », a-t-il partagé.

D’ailleurs, celui qui a dirigé l’équipe canadienne aux Jeux olympiques retrouve devant lui mardi soir Nick Suzuki qu’il a dirigé à Milan-Cortina. S’il avait déjà été élogieux lors de la finale de la coupe Stanley en 2021, et plus récemment en Italie, Cooper a encore une fois salué le travail accompli par Suzuki qui, avec 91 points, s’approche du plateau des 100 points.

« Il a été tout un ajout pour notre équipe, tellement polyvalent. C’était difficile pour moi avec la quantité de joueurs de centre à ma disposition qu’il soit à cette position à temps plein, mais il s’est adapté. Il a marqué un but si important pour envoyer le match en prolongation », a rappelé Cooper au sujet du match en quarts de finale contre la Tchéquie.

« Ce n’est pas facile à faire, mais ça semble facile pour lui, a-t-il ajouté sur la possibilité d’une campagne de 100 points pour le capitaine du CH. C’est bon pour lui et il était un joueur fantastique à côtoyer. Je l’ai adoré. »

À voir si Suzuki pourra hanter son ancien entraîneur avec l’équipe canadienne en soirée.