CH
Canadiens de MontréalOpens in new window

Hughes et Gorton ont choisi la persévérance au lieu de la frustration

Publié le 

Les têtes dirigeantes des Canadiens de Montréal se sont présentées devant les médias au tournoi de golf de l’équipe avec plusieurs bonnes nouvelles à annoncer, lundi matin.

Après un été très tranquille sur le marché des joueurs autonomes, les choses ont déboulé rapidement au cours des dernières heures avec l’acquisition de Chris Kreider, la prolongation de contrat à Zachary Bolduc et la nouvelle entente de Martin St-Louis.

Questionné à savoir s’il avait trouvé son été « frustrant », le directeur général Kent Hughes a longtemps hésité avant d’offrir sa réponse.

« Non… pas frustrant. C’est certain qu’on aime faire un appel et que les choses arrivent. Parfois, on fait une centaine d’appels et rien n’arrive. Nous sommes demeurés persévérants. Tu peux me dire non deux ou trois fois, mais je vais te rappeler encore. »

Si on lit entre les lignes, Hughes et son état-major ont tenté plusieurs manœuvres au mois de juillet, mais les choses n’ont finalement pas abouti.

Quand Kreider a été rendu disponible par les Ducks, Montréal a immédiatement montré son intérêt pour un vétéran qui cadrait parfaitement avec les besoins immédiats de l’équipe.

« Si on remonte de quelques semaines, on ne s’attendait pas à ce qu’il soit disponible », a expliqué le président des opérations hockey de l’équipe, Jeff Gorton. « Quand il est devenu libre, nous avons démontré notre intérêt. Nous pensions qu’il serait un atout pour plusieurs raisons. Sa taille, sa vitesse, son expérience. Il a toujours bien joué en séries. Je savais qu’il s’intègrerait bien dans notre vestiaire. Il n’y avait aucun aspect négatif. Quand il nous a appelés, nous étions très excités. »

L’expérience de Kreider sera particulièrement bénéfique à un jeune groupe, même si le bagage amassé lors du dernier parcours en séries éliminatoires a permis à l’équipe de faire un immense pas en avant. Hughes a d’ailleurs tracé un lien entre l’arrivée de Kreider et celle d’un vétéran qui avait rejoint les Bruins, lors de leur conquête de 2011.

« Après avoir parlé avec Patrice Bergeron qui était mon client, il remarquait l’expérience que Mark Recchi amenait aux joueurs, spécialement avant le 7e match, comment il était calme. Il y a des choses qu’il faut vivre pour savoir c’est quoi. Chris, il a beaucoup d’expérience. »

L’arrivée de Kreider, un Américain, vient contredire le narratif actuel qui fait état d’un exode des joueurs des États-Unis hors du Canada. Après les départs de Matthew Tkachuk de Calgary il y a quelques années, Quinn Hughes a quitté Vancouver et Brady Tkachuk a été échangé des Sénateurs, avant que Connor Hellebuyck ne demande de partir de Winnipeg. Clairement, Montréal semble échappé à cette tendance et ce n’est pas surprenant aux yeux de Gorton.

« Tout le monde sait que notre équipe est dans une bonne position. Nous avons d’excellents joueurs et un bel avenir. Nous sommes à Montréal, c’est une équipe originale. C’est une équipe avec tellement d’histoire. C’est bien de voir que les joueurs à travers la ligue reconnaissent cela. Ils voient à quoi ça ressemble de jouer dans notre aréna. On se sent bien dans notre position. »

Si l’acquisition de Kreider n’avait pas été possible, les Canadiens auraient compté sur un groupe inchangé pour amorcer la saison. Durant l’été, Hughes et ses complices ont choisi de faire confiance au plan qui a été établi il y a déjà quelques années. Pour le directeur général, c’est la croissance à l’interne qui permettra à l’équipe de passer au prochain niveau.

« La mentalité de l’équipe est excellente », a expliqué Hughes. « À la fin du mois d’août, toute l’équipe était déjà ici. Il y a beaucoup de travail qui a été mis par eux pour devenir meilleurs comme joueurs et comme équipe, nos joueurs sont vraiment engagés. »

Hughes pouvait également se féliciter de la prolongation de contrat obtenue par Martin St-Louis, qui sera lié à l’équipe jusqu’à la fin de la fin de la saison 2029-2030.

Pour le DG, les qualités de son entraîneur-chef sont indéniables, mais c’est son « leadership » qui fait de lui un pilote d’exception pour l’organisation.

« Comme coach, il faut être vendeur. Il faut que les joueurs achètent ce que nous demandons de leur part. Sa communication est exceptionnelle. On voit que depuis son arrivée ici, il continue d’évoluer comme coach. Nous sommes fiers et contents de l’avoir avec nous. »

L’évolution, à tous les niveaux de l’organisation, sera un gage de succès pour atteindre le prochain niveau, après la présence de l’équipe en finale de la Conférence de l’Est l’été dernier.

« Je pense que tout le monde doit évoluer. Moi, Geoff, Martin, les joueurs, ça fait partie de l’expérience qu’on prend dans nos positions », a expliqué Hughes. « Sur le banc, gérer un staff, communiquer avec les joueurs, ce sont des choses qu’on apprend. Même les entraîneurs expérimentés continuent d’apprendre. Martin, c’est un homme brillant, peut-être qu’il apprend plus vite. »

Ce qu’ils ont dit :

« C’est une arme pour nous d’avoir un propriétaire comme Geoff, qui est tellement engagé et nos succès comptent énormément pour lui. »

—  Jeff Gorton sur la rôle du propriétaire Geoff Molson

« On pense que nous avons un coach qui a vécu beaucoup avec son expérience à Tampa et comme entraîneur-chef à Detroit. Je pense que les discussions entre Derek et Martin se sont très bien passées. »

—  Kent Hughes sur l'arrivée de Derek Lalonde comme entraîneur adjoint