MANALAPAN - Loin du tumulte de Montréal où les partisans et les médias sont un brin effarouchés et deux brins inquiétés par les revers consécutifs encaissés aux mains des Sharks et des Ducks en fin de semaine, Kent Hughes affichait un calme olympien lorsque croisé en Floride dans le cadre de la première journée de la réunion printanière des directeurs généraux de la LNH.
Il s’est même contenté de hocher la tête de gauche à droite bien lentement lorsqu’on lui a demandé si, sept jours après que le couperet soit tombé sur la période des transactions dans la LNH, il regrettait de ne pas avoir conclu de transaction afin d’aider son équipe.
« Et je n’ai pas de crainte de regretter de n’avoir rien fait », a ajouté le directeur général du Tricolore.
Depuis le 6 mars dernier – est-il ici besoin de rappeler que le Canadien a tenté de conclure une transaction, mais qu’elle n’a pas reçu le feu vert de la part de la LNH pour une ou des raisons indéterminées – le Canadien a signé trois victoires, encaissé deux revers et un troisième en tirs de barrage qui lui a permis d’au moins récolter un point.
Campé au troisième rang de la section Atlantique, le Tricolore n’est qu’à six points de Sabres de Buffalo et du premier rang. Du même souffle, il n’est qu’à trois points d’une exclusion des séries.
« Le classement est serré comme ça depuis le début de la saison. Les derniers matchs ont confirmé ce que nous savons déjà : quand on joue bien, nous formons une équipe difficile à battre. Mais quand nous jouons moins bien, nous devenons vulnérables en défensive. On a moins bien joué en fin de semaine et nous avons perdu les deux matchs », a convenu le directeur général qui refuse de céder à la panique malgré la précarité du classement.
Malgré, aussi, la possibilité que les Bruins, que le Canadien croisera à au Centre Bell mardi, puissent les rejoindre au classement avec un gain signé en temps réglementaire.
« Ce qu’on traverse en ce moment est la réalité de la LNH. Toutes les équipes connaissent de mauvaises séquences. Pas seulement les équipes jeunes comme la nôtre, mais des clubs expérimentés ont connu des glissades cette saison », a soutenu Kent Hughes sans nommer l’Avalanche du Colorado, les Stars de Dallas, le Wild du Minnesota et le Lightning de Tampa Bay.
Gallagher et Montembeault
Questionné sur le retrait de Brendan Gallagher de la formation samedi et sur la possibilité que Samuel Montembeault ait disputé son dernier match devant la cage du Canadien, Kent Hughes est encore resté de marbre.
Il s’est aussi tourné vers son entraîneur-chef qui prend les décisions de l’équipe au Canadien.
« Martin prend des décisions et dirige pour maximiser les chances de victoire de l’équipe. Il va mettre devant le filet le gardien qui va nous donner le plus de chances de gagner », a lancé le directeur général du Tricolore esquivant habilement la question de l’avenir de Samuel Montembeault avec le Tricolore.
Cela dit, il est déjà acquis que Jacob Fowler, s’il maintient son niveau de performance, restera à Montréal pour le reste de la saison. Et comme Jakub Dobes gagne plus souvent qu’il ne perd, cela réduira d’autant les chances que Montembeault obtienne un match. Surtout que le Canadien doit éviter au minimum le nombre de revers au fil de ses 16 derniers matchs du calendrier.
Kent Hughes a été plus loquace sur le statut de Brendan Gallagher.
« Brendan va toujours faire ce qui est le mieux pour l’équipe. C’est le genre de gars et de joueur qu’il est. Il l’a démontré lorsque Martin a décidé de lui faire sauter un match. Malgré la nouvelle, il était le premier gars sur la patinoire le lendemain et il a tout donné à l’entraînement. »
Dans le cadre de la réunion des directeurs généraux, Kent Hughes et les membres de son groupe se sont penchés sur l’analyse des passes avec la main et des buts marqués à la suite de rondelles bottées par les joueurs.
Ça donne bien!
Le Canadien a été impliqué dans des jeux de ce type dont l’un a privé Cole Caufield d’un but le 26 février dernier lors de la visite des Islanders de New York au Centre Bell.
« Ce ne sont pas des jeux évidents. Les discussions sont intéressantes. Ce qui est le plus important pour moi est de réduire les zones grises dans toutes les situations de contestations. Ce ne sera jamais tout noir ou tout blanc, mais j’aimerais que les décisions soient plus faciles à prendre pour les entraîneurs quand vient le temps de décider de contester ou non une décision des officiels », a expliqué Kent Hughes.
Le directeur général du Canadien aimerait aussi que les révisions vidéo permettent de rendre des décisions plus rapidement pour ne pas trop perturber le déroulement des matchs.
Kent Hughes et ses homologues reprendront leur travail tôt mardi matin. La réunion prendra fin mercredi.








