« Montréal, c’est la maison. »
Ce furent les mots de Phillip Danault à l’occasion de sa première mêlée de presse avant de remettre les couleurs tricolores avant d’affronter les Bruins de Boston, mardi soir.
« Je viens de Victoriaville. Je passe mes étés à Québec. D’être à Montréal, avec les souvenirs que j’ai, c’est exceptionnel. Très heureux d’être ici et de rejoindre le Canadien de Montréal », a lancé Danault dans un entretien avec notre collègue Patrick Friolet.
Pour Danault, son retour avec les Canadiens de Montréal semble tout naturel. Cinq ans plus tard, il reste seulement cinq joueurs (Anderson, Gallagher, Evans, Suzuki et Caufield) que le Québécois a fréquenté durant son premier passage avec l’équipe. Depuis son départ, la direction a changé, tout comme le groupe d’entraîneurs et la plupart des joueurs composant le vestiaire. Malgré tout, Danault est loin d’avoir l’impression qu’il débarque dans un environnement inconnu.
« J’ai l’impression que je n’ai jamais quitté. Hier, je suis allé au complexe d’entraînement. Tout le staff, les entraîneurs, les joueurs, tout le monde a changé. Je suis vraiment content d’être ici. C’est un groupe jeune. Il y a un bel avenir devant nous », a expliqué Danault.
Lundi, Danault a eu une longue conversation avec Martin St-Louis. Si l’entraîneur-chef a une excellente idée du joueur qui va s’ajouter à sa formation, le numéro « 24 » était bien heureux d’avoir le point de vue de son nouveau patron.
« Il m’a expliqué un peu mon rôle, le système et il m’a expliqué comment ça c’était passé dans les cinq dernières années. Il trouvait ça important que je vois le cheminement qu’ils avaient fait et m’expliquer sa façon de penser. Ça m’aide à rentrer dans la gang plus facilement », a expliqué Danault, qui fait maintenant figure de vétéran dans le vestiaire.
« Son arrivée amène de l’enthousiasme à notre groupe. On pouvait le voir lors de l’entraînement ce matin », a résumé St-Louis au sujet de l’ajout du vétéran à sa formation.
Alors, quel sera le rôle de Danault? À ce sujet, il y a peu de surprises. On connait l’ADN de son jeu à Montréal et il sera appelé à jouer solidement à 5 contre 5 tout en contribuant en désavantage numérique.
« Je ne m’attends à rien. Je sais que l’on va m’utiliser de la bonne façon, mais je ne sais pas comment Martin va m’utiliser exactement. C’est un smart guy. Je sais que les Canadiens marquent beaucoup de buts, mais ils ont tendance à avoir de la difficulté quand le match est plus serré avec le manque d’expérience. C’est ce que j’amène pour l’équipe. »
Et quoi de mieux que de faire son retour à l’occasion d’une visite au TD Garden de Boston, face à un rival historique. Les Chara, Bergeron et Marchand n’y sont peut-être plus, mais le duel garde une saveur particulière pour le centre de 32 ans.
« Écoute, il n’y a rien de mieux que ça. Boston ou Toronto, c’est la rivalité. Je suis super content d’être ici. Il n’y a rien de mieux que le TD Garden. »
Danault est également revenu sur son passage avec les Kings où il a passé plusieurs bonnes saisons. On sentait toutefois qu’il était prêt pour un changement d’air et que les derniers mois ont été difficiles dans l’organisation des Kings.
« Les saisons peuvent être longues quand tu n’es pas bien à une certaine place, ça peut aller de la mauvaise façon. C’était un peu un entonnoir vers la fin, c’est difficile de se relever de ça. Je crois que oui, le changement était le bienvenu. »
Limité à cinq mentions d’aide en 30 matchs avec les Kings cette année, Danault est confiant qu’il peut se relancer offensivement à Montréal.
« Il faut toujours se regarder dans le miroir. À Los Angeles, nous étions une des équipes avec le moins de buts dans la ligue. C’est un système plus défensif. Montréal, c’est l’attaque. Je vais aller au filet. Je vais garder ça simple. Quand tu es dans un bon état mental, la rondelle te suit. »
Les retrouvailles semblent donc toutes naturelles et il y a une chose qui n’a pas changé, Danault affiche toujours le même sourire et la même courtoisie. Pour son grand retour, Danault pilotera un trio avec Alexandre Texier et Josh Anderson et il sera utilisé en désavantage numérique.






