BROSSARD — Le moment fut bref, mais touchant, mardi, quand le Canadien de Montréal a rendu hommage à Brendan Gallagher pour avoir atteint le plateau des 900 matchs dans la LNH.
Au retour d’une pause publicitaire en première période du match face aux Bruins de Boston, l’annonceur Michel Lacroix a annoncé l’exploit à la foule. Gallagher est apparu à l’écran géant et la foule s’est levée d’un coup pour lui offrir une ovation. Toutefois, il était sur la patinoire, et non au banc des joueurs, ce qui l’a empêché un peu de pleinement savourer le moment.
« J’essayais de savoir quel était notre jeu sur la mise en jeu, a raconté Gallagher après l’entraînement mercredi. Nous devons penser à plein de choses. J’ai apprécié le moment. J’ai essayé de le vivre du mieux possible. Et j’espère que les partisans savent que je les apprécie. »
Gallagher a passé l’ensemble de sa carrière avec le Canadien. Il est devenu seulement le 13e joueur dans l’histoire de l’équipe à disputer 900 matchs dans la Sainte-Flanelle.
Il est le 14e meilleur franc-tireur dans l’histoire du club, avec 245 buts, et se classe au 26e rang des marqueurs, avec 485 points.
Gallagher aurait pu atteindre les 900 matchs un peu plus rapidement s’il avait été épargné par les blessures durant sa carrière. Il a raté 162 rencontres au fil des ans, dont celle de samedi face aux Sharks de San Jose, quand il a été laissé de côté pour une première fois par son entraîneur, même s’il était en santé.
« J’apprécie sincèrement comment j’ai été traité au fil des ans (par les partisans), a mentionné Gallagher. Je me considère très, très chanceux d’avoir pu jouer aussi longtemps dans cette ville. Et c’est réciproque. J’adore être un membre du Canadien de Montréal. Ce sont des moments précieux pour moi. Et vous ne savez jamais combien de temps ça va durer. Vous devez donc en profiter pleinement. »
Gallagher a encore une saison à écouler à son contrat. Il célébrera son 34e anniversaire de naissance en mai et devra visiblement accepter le fait que son rôle continuera d’être réduit au sein de l’équipe.
Ce n’est toutefois pas ça qui va le déranger, ou encore la spéculation dans les médias ou sur les réseaux sociaux concernant son utilisation.
Si Gallagher a pu survivre à 14 saisons dans le marché montréalais, c’est entre autres grâce à son style hargneux et son effort continuel quand il est sur la patinoire. C’est aussi parce qu’il a appris à ne pas s’en faire avec tout ce qui peut se dire hors du vestiaire de l’équipe.
« J’ai eu la chance de côtoyer de bons entraîneurs, mais aussi de bons vétérans tôt dans ma carrière, a souligné Gallagher. J’ai pu les voir passer à travers toutes sortes de situations et retenir des leçons, comprendre les réalités du marché.
« Je comprends qu’il y aura de bonnes journées, mais aussi des journées plus difficiles. J’espère qu’au point où j’en suis dans ma carrière, je peux être ce vétéran qui aide les plus jeunes à comprendre cette réalité », a-t-il ajouté.
Gallagher vit désormais de bonnes journées. Il se prépare à devenir père pour une deuxième fois cet été et le Canadien se dirige vers une deuxième participation aux séries consécutives, alors qu’il peut voir la lumière au bout du tunnel après quelques saisons de reconstruction.











