BROSSARD — Le Canadien avait passé une bonne partie de l’automne à mentionner qu’il devait améliorer son jeu quand il mène.
Le club montréalais a de nouveau souffert dans ces situations la semaine dernière, alors qu’il a gaspillé des avances lors de chacun de ses trois matchs à l’étranger. Il a malgré tout compilé une fiche de 1-1-1.
Le défenseur Mike Matheson a affirmé que le Tricolore devait resserrer son jeu défensif, peu importe le score.
« Que ce soit quand nous menons ou quand nous tirons de l’arrière, nous devons être plus constants dans la manière que nous jouons, dans notre manière d’appliquer des détails importants du jeu », a dit le défenseur montréalais, lundi.
« Nous ne pouvons pas penser que nous allons gagner en marquant cinq, six ou sept buts, a-t-il ajouté. C’est encore plus vrai si nous voulons participer aux séries et gagner en séries. Nous devons être conscients de ce défi et ne pas donner autant de chances de qualité à chaque match. »
Globalement, le Canadien occupait le 23e rang de la LNH en accordant 3,27 buts par rencontre, avant les matchs de lundi. Il a accordé 104 buts à cinq contre cinq en 49 matchs, ce qui le classe au 22e rang du circuit, à égalité avec les Sénateurs d’Ottawa.
« Quand nous jouons au meilleur de nos capacités, nous ne donnons pas grand-chose à l’autre équipe, a rappelé l’entraîneur-chef Martin St-Louis. Nous savons que nous sommes capables de faire ça. Il y a des soirs où c’est plus difficile que d’autres. Mais en général, c’est ça notre but et c’est là-dessus que nous travaillons. »
« Ce n’est pas parce que nous marquons beaucoup de buts que nous ne parlons pas du jeu défensif. Nous en parlons beaucoup plus que du jeu offensif », a-t-il ajouté.
L’attaque du Canadien connaît effectivement beaucoup de succès cette saison. L’équipe se classait au cinquième rang de la LNH lundi matin, avec une moyenne de 3,39 buts par rencontre.
Autant le Tricolore a souvent gaspillé des avances, autant il a aussi réussi plusieurs remontées spectaculaires.
Si St-Louis apprécie la résilience de son groupe et sa capacité à ne pas abandonner et à combler des déficits, il insiste pour dire que cela ne fait bien évidemment pas partie du plan de match.
« Notre mandat n’est pas d’être une équipe spectaculaire. Il y a des fois où nous avons l’air spectaculaire, mais nous n’abordons pas les matchs en nous disant que nous voulons être spectaculaires », a dit St-Louis.
« Nous devons faire les jeux qui s’offrent à nous et nous devons être organisés et calculés autant à l’attaque qu’en défense, a-t-il enchaîné. Et c’est sûr que plus la saison avance et une fois en séries, ça devient plus difficile d’avoir du succès. Les équipes resserrent les choses. Il y a beaucoup de “coaching” qui est fait. Les exigences sont plus élevées. Il y a des échéances qui arrivent. Toute cette pression externe fait que c’est plus difficile d’avoir du succès. Il faut donc élever son jeu individuellement et collectivement. Il faut être connecté et organisé. Il faut aller au filet. Il y a plein de choses à faire, mais je vous jure que les joueurs n’embarquent pas sur la glace en pensant aller faire des choses spectaculaires. »
Au contraire, le jeu le plus simple est souvent le meilleur à faire. Et les joueurs du Canadien sont confiants de pouvoir neutraliser l’adversaire.
« Nous savons que nous avons l’équipe pour bien jouer défensivement et nous l’avons fait par le passé, a rappelé l’attaquant Jake Evans. Certaines situations vont se produire durant les matchs et vous allez accorder des buts, mais nous savons que nous avons une équipe et une structure qui peut être difficile à percer pour l’adversaire. »
« Nous voulons nous assurer que l’autre équipe n’ait pas beaucoup de plaisir à nous affronter », a conclu Evans.











