Disons que la dernière saison n’a pas été un long fleuve tranquille pour Phillip Danault.
Un début de saison difficile et des ennuis offensifs ont mené à son départ de Los Angeles, où il évoluait depuis presque cinq ans à ce moment, au milieu du mois de décembre.
Mais voilà que ce changement d’air qui l’a amené à un deuxième passage à Montréal a permis à Danault de conclure sa saison sur une note bien plus positive.
Danault a retrouvé son efficacité et il a contribué à un long parcours éliminatoire, qui s’est conclu en finale de l’Est face aux Hurricanes de la Caroline.
« Ça faisait longtemps que je voulais refaire un parcours comme ça, c’est toujours spécial. Peu importe combien de parcours tu fais dans ta vie, c’est toujours unique et évidemment à Montréal, c’est encore plus spécial », a confié Danault lors de sa présence au Pro-Am Sunlife jeudi soir.
« Je n’ai toujours pas gagné la Coupe Stanley, mais on est proche. Une étape à la fois, on ne veut pas se mettre cette pression. Il y a 32 équipes, bientôt 33 j’imagine, et il y en a juste une qui gagne. Il faut que les étoiles soient alignées.
Si ce parcours a permis à de nombreux partisans de rêver à la 25e Coupe Stanley, Danault estime aussi qu’il a mis la lumière sur quelques aspects manquant à l’équipe afin d’être réellement prétendante aux grands honneurs.
Kent Hughes avait habitué les partisans jusqu’ici à être très actif pendant l’été, mais le directeur général du CH a été plutôt discret et a, pour l’instant, choisi l’avenue du statu quo.
« D’après moi, ce n’est pas si facile de faire des échanges comme ça. Les équipes savent qu’on a de bons jeunes et ils essayent d’en profiter. C’est dur de faire des échanges dans la LNH. Kent et Gorts ne sentent pas la pression selon moi de faire l’échange maintenant. Si l’opportunité se présente, je ne doute pas qu’ils vont essayer d’améliorer l’équipe, ils l’ont fait les cinq dernières années. Ils font bien ça, une étape à la fois », a rassuré Danault.
« J’ai l’impression que Kent (Hughes) et (Jeff) Gorton ne craignent pas de commencer la saison comme ça, on s’est rendu en finale de conférence. C’était l’équipe la plus jeune qu’on avait, l’expérience qu’on a prise est incroyable. Ça ne nous fait pas peur de commencer la saison même s’il manque une pièce ou deux. »
Quant à Danault, celui qui est âgé de maintenant 33 ans en sera à la dernière saison d’un contrat de six ans qui lui rapporte une moyenne annuelle de 5,5 M$.
Il pourrait devenir livre comme l’air à l’été 2027… à moins de décider de prolonger son deuxième passage à Montréal.




