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Le collectif avant l’individu, les résultats avant les chiffres

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BROSSARD – La saison dernière, Nick Suzuki, Cole Caufield, Lane Hutson et Juraj Slafkovsky ont tous atteint des sommets offensifs personnels. Devront-ils répéter le tout pour que les Canadiens de Montréal atteignent le prochain niveau? Martin St-Louis voit les choses autrement.

Évidemment, le Tricolore n’aurait pas amassé 106 points en saison régulière et il n’aurait pas accédé au carré d’as sans les succès des piliers énumérés ci-dessus. Les 101 points de Suzuki, les 51 buts de Caufield, les 78 points de Hutson et les 30 buts de Slafkovsky ont constitué de nouvelles marques pour ces joueurs.

De l’avis de leur entraîneur, ils n’auront pas absolument à répéter – et même surpasser – ces exploits pour que la formation montréalaise poursuive sa progression des dernières saisons.

« Ce n’est pas nécessairement d’égaler ces chiffres-là ou de battre ces chiffres-là. Il faut que tu fasses attention comment tu mesures toutes ces choses. C’est plutôt de continuer à progresser dans tous les départements. On doit continuer de s’améliorer défensivement comme équipe et de valoriser cet aspect », a entamé St-Louis.

« Ce n’est pas la chose naturelle pour des joueurs offensifs. Mais je trouve qu’on a un très bon équilibre et on veut le démontrer de manière plus constante. Si on fait ça, on va jouer avec la rondelle davantage si bien que les joueurs qui ont atteint des sommets, ils vont hausser leurs pourcentages pour atteindre leurs buts personnels », a poursuivi l’entraîneur du CH lors de la journée d’ouverture du camp d’entraînement.

Ce travail de valoriser le volet défensif, St-Louis l’a entamé depuis longtemps et il est parvenu à l’inculquer à ses joueurs.

« Je connais bien le groupe, ils sont fiers, mais ils placent tous les buts collectifs devant ceux individuels. Cette mentalité les aide à accomplir ce qu’ils visent. »

Cette saison, l’entraîneur de 51 ans est entouré d’un nouvel adjoint, Derek Lalonde, qui l’aidera notamment à raffiner le boulot défensif.

« C’est toujours un aspect que tu dois améliorer. Les 32 équipes veulent marquer des buts, mais elles cherchent des manières d’éviter ceux de l’adversaire. On a connu de bonnes séquences dans lesquelles on était très forts défensivement, mais il faut améliorer notre constance. Derek va nous aider beaucoup là-dans », a cerné St-Louis.

L’arrivée de St-Louis a revigoré l’attaque montréalaise. À preuve, en 2026-2027, son club s’est classé au sixième de la LNH pour les buts marqués (283). Le CH a remporté plusieurs parties offensives avec des pointages de 7-3 ou 6-5 par exemple. De plus, la formation montréalaise a épaté avec ses nombreuses remontées.

De l’autre côté, le CH a terminé au 18e rang pour les buts alloués (283).

« Notre culture, ce n’est pas un style run and gun. Mais on est capable d’aller chercher des matchs et des gros buts. L’idée, c’est de se retrouver moins souvent dans des situations de devoir compter ce gros but. Que ce soit en se distançant de notre adversaire ou en protégeant notre avance », a réagi St-Louis.

« On ne veut pas menotter les joueurs, c’est un équilibre en s’assurant de déployer les bonnes intentions et dès le début de la partie », a-t-il ajouté.

« On a de la belle profondeur pour le centre no 2, on va évaluer les options » Martin St-Louis a rencontré les médias à l'issue de l'ouverture du camp de l'équipe, mercredi.

St-Louis et ses adjoints vont aborder ce défi dans un camp d’entraînement d’une durée réduite en raison de l’ajout de deux matchs au calendrier régulier (de 82 à 84 parties).

Inévitablement, la structure et les objectifs du camp ont été établis de manière différente.

« Il faut vraiment que tu sois plus précis par rapport à ce que tu veux attaquer pour ne pas cibler trop de choses en même temps. Il faut que tu sois calculé », a convenu l’entraîneur.

En même temps, ce format plus rapide survient à un moment propice pour les Canadiens. La maturité acquise devrait alléger l’impact de cette formule et la continuité - dans la composition de l’équipe – aidera également.

Le CH devra d’ailleurs diviser, à deux occasions, ses effectifs en deux groupes afin de jouer deux parties préparatoires la même journée.

« Les groupes que vous verrez demain (jeudi), ce seront les groupes qui vont jouer en fin de semaine », a indiqué St-Louis.

Autant de sa perspective d’ancien joueur que celle d’entraîneur, St-Louis voit le tout positivement.

« Allons-y, c’est tout », a conclu l’entraîneur qui est prêt pour un nouveau chapitre qui ne rime pas avec reconstruction.