Est-ce enfin l’année des Sabres?
La question se pose pour la formation qui n’a pas participé aux séries depuis le printemps 2011. Avec leur gain de 5 à 3 devant les Canadiens de Montréal, les Sabres occupent présentement le premier rang parmi les équipes repêchées dans l’Est avec 56 points en 46 parties.
Ils accusent maintenant trois points de retard sur les Canadiens et le troisième rang de la division Atlantique avec deux matchs de plus à disputer. Il reste encore beaucoup de hockey à jouer, mais une telle prestation comme celle de jeudi soir ne passe pas inaperçue.
Dans le vestiaire du Tricolore, Nick Suzuki a bien vu cette évolution dans le jeu des Sabres et un peu comme sa propre équipe a semblé vivre un tournant à l’hiver 2025, la troupe de Buffalo semble aussi entamer le sien avec les succès obtenus. Ce n’est pas un hasard si les Sabres ont signé 15 gains à leurs 17 derniers matchs.
« C’est bon pour eux, lorsqu’on regarde les dernières années, il était temps pour eux. Ils jouent un jeu similaire au nôtre avec du talent et de la vitesse. On dirait qu’ils jouent de manière plus mature, un peu comme nous avons fait aussi de notre côté. C’est une équipe qui risque d’être dans les parages pour longtemps avec leurs jeunes talentueux », a souligné Suzuki qui a amassé un but et une aide dans la défaite.
Si les Sabres ont montré qu’ils avaient les ingrédients et semblent avoir trouvé la recette pour menacer les autres formations du circuit, le verre du CH n’est pas complètement vide après la défaite.
Blanchie en quatre occasions contre les Capitals de Washington, l’unité d’avantage numérique des Canadiens avait été limitée à trois buts en 10 matchs depuis le retour de la pause de Noël.
Contre les Sabres, Ivan Demidov et Nick Suzuki ont fait respectivement mouche en supériorité numérique, le jeune Russe à l’aide d’un puissant tir sur réception qui a de quoi faire rêver les partisans.
« Je pense que nous avons eu des chances et nous aurions pu obtenir de meilleurs résultats dans cette séquence. C’est toujours bon par contre de voir la rondelle entrer dans le filet », a expliqué le défenseur Lane Hutson qui pivotait à nouveau la première vague.
« C’est toujours plaisant quand ton avantage numérique ne fait pas juste marquer, elle se ressemble comme elle est capable. Je trouve qu’on s’est replacé », a soutenu l’entraîneur-chef Martin St-Louis.
Avec deux buts inscrits en trois occasions devant Buffalo, il faudra voir si l’unité d’attaque massive du Canadien pourra continuer sur sa lancée contre les Sénateurs d’Ottawa samedi.











