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On fait quoi avec Laine? (bis)

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Martin Saint-Louis a des décisions à prendre

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Le Tricolore profite du retour pour peaufiner des détails à l'entraînement

Le Tricolore profite du retour pour peaufiner des détails à l'entraînement

MONTRÉAL - De toutes les questions associées à Patrik Laine, et elles sont nombreuses, la plus importante n’est pas de savoir s’il est en mesure, ou non, d’effectuer un retour au jeu, mais bien de savoir si le Canadien tient vraiment à le réinsérer au sein de sa formation.

Ou si l’état-major ne préférerait pas plutôt l’échanger.

Que le Canadien soit intéressé à échanger Patrik Laine est très loin d’être un secret autour de la LNH. Comme le RDS.ca l’assurait il y a un mois déjà, l’attaquant de 27 ans est offert à qui s’intéresse à lui depuis un bon moment.

Le Tricolore est même tout à fait disposé à garder 50 % du poids de son contrat sur la masse salariale, soit le maximum permis par la convention collective. L’état-major pourrait même récupérer un mauvais contrat ou offrir un choix tardif au repêchage pour faciliter une éventuelle transaction.

L’ennui pour le Canadien, et il est de taille, c’est que les homologues de Kent Hughes, malgré sa « grande générosité », sont loin de jouer du coude pour faire l’acquisition de l’ailier droit.

Patrik Laine touche un salaire de 9,1 millions $ cette année. Mais le poids sur la masse salariale de son contrat d’une durée de quatre ans qui viendra à échéance l’été prochain est de 8,7 millions $.

Différents scénarios

Joueur nébuleux qui a dû composer avec des ennuis personnels de santé mentale au cours des dernières années, Patrik Laine s’est contenté d’une passe lors de ses cinq matchs disputés cette saison avec le Tricolore.

Rien pour mousser l’intérêt à son endroit.

Victime d’une blessure au genou qui a bousillé son entrée en scène avec le Canadien à l’automne 2024, Laine a toutefois prouvé à tout le monde qu’il était toujours capable de marquer dès son retour au jeu. Devenu le point d’ancrage d’une attaque massive qui avait besoin d’un vigoureux survoltage, Laine a marqué 15 de ses 20 buts lors d’attaques massives. Le Finlandais a donc joué un rôle important dans la remontée au classement qui s’est soldée par une participation du Tricolore aux séries éliminatoires.

Est-ce que cet exploit pourrait pousser un club en manque d’attaque à tenter sa chance sur Laine?

Les Kings de Los Angeles ont comblé un criant manque à gagner en matière de buts marqués avec l’acquisition d’Artemi Panarin avant la pause olympique. D’autres clubs pourraient les imiter. À moins que Ken Holland lui-même ne décide de miser sur l’apport offensif potentiel d’un gars comme Laine afin de faire coup double pour aider ses Kings.

On verra!

Ce qui semble clair toutefois autour de la LNH, c’est que Laine pourrait quitter Montréal pas simplement parce qu’un club voudrait vraiment l’acquérir. Il pourrait aussi quitter le Tricolore si Jeff Gorton et Kent Hughes décidaient de faire l’acquisition d’un joueur important et non de se contenter de combler une brèche ici, d’ajouter du muscle là, ou de l’expérience là-bas, d’ici le couperet sur la période de transactions : à 15 h, heure de l’Est, le 6 mars prochain.

Selon le site spécialisé Puckpedia.com, le Canadien affiche une projection de 1 490 309 $ de marge de manœuvre sous le plafond en vue de la date limite du 3 mars prochain.

Pour faire l’acquisition d’un joueur important et du poids de son contrat, il faudrait absolument créer plus d’espace sous le plafond. D’où les observations glanées autour de la Ligue à l’effet que Laine devra partir si un joueur d’impact arrive dans le vestiaire du Tricolore.

Avec les défenseurs!

Victime d’une blessure qui l’a contraint à subir une chirurgie à la paroi abdominale après qu’il eut disputé les cinq premiers matchs de la saison, Laine occupe toujours une place sur la liste des joueurs blessés du Tricolore.

C’est du moins la version officielle. Car dans les faits, Laine s’entraîne avec ses coéquipiers depuis des semaines.

Avant la trêve olympique, le Finlandais au tir frappé foudroyant semblait en grande forme. Il effectuait des répétitions sans restriction. Il décochait des tirs sans la moindre retenue.

Mardi matin, au lendemain du congé qui a suivi l’entraînement public de dimanche, au Centre Bell, Laine patinait encore avec aisance sur la patinoire du centre d’entraînement à Brossard.

Mais bien qu’il n’endosse plus un chandail réservé aux éclopés depuis un bon moment déjà, c’est en compagnie des défenseurs du Tricolore que Laine a effectué plusieurs des exercices dirigés par Martin St-Louis et ses adjoints.

Disons qu’il était loin d’un point d’ancrage au sein de la première unité d’attaque massive. Même de la deuxième…

On peut donc avancer, sans trop de risques de se tromper, que le Canadien considère pour le moment Laine comme une police d’assurance. Si le Canadien arrive à l’échanger sans trop avoir à donner pour y arriver, ou s’il quitte l’organisation dans le cadre d’une transaction majeure, son dossier sera réglé.

S’il termine la dernière année de son contrat avec le Tricolore, il sera invité à garder la forme afin de venir en relève en cas de blessure subie par l’un ou l’autre des fers de lance de l’attaque.

Mais pour l’instant, le fait que Laine soit toujours confiné à la liste des blessés aide la cause du Canadien. Car pour lui faire une place – dans l’éventualité où aucun autre joueur ne soit blessé – il faudrait que le Tricolore lui fasse une place en renvoyant un joueur avec le club-école, ce qui forcerait une mise au ballottage du candidat, ou une transaction.

Et ce sera tout aussi vrai dès le moment où Alex Newhook sera lui aussi en mesure de réintégrer la formation. Après avoir connu un très bon début de saison – six buts, 12 points en 17 matchs – Newhook a raté les 38 dernières parties du Tricolore. Il était de retour à l’entraînement régulier mardi… mais évoluait à l’attaque et non avec les membres de la brigade défensive.

L’obligation de respecter la limite de 23 joueurs au sein de la formation le 6 mars. Car une fois la période des transactions terminées, le Canadien et ses 31 rivaux pourront garder autant de joueurs qu’ils le voudront avec le grand club, pourvu qu’ils respectent le plafond salarial.