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Superbe rentrée pour Fowler; Beck gagne des points

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Sommaire : Penguins 1 - Canadiens 2 (tirs de barrage)

MONTRÉAL – Le Canadien a battu les Penguins de Pittsburgh 2-1 en fusillade à son premier match du calendrier préparatoire, lundi soir au Centre Bell. Voici nos observations.

Beck marque des points

Beck et Fowler sont sortis du lot Reportage de Luc Gélinas au sujet de la victoire des Canadiens face aux Penguins lors du premier match préparatoire de l'équipe.

Peu de postes sont à combler dans l’effectif de Martin St-Louis durant ce camp d’entraînement. À moins qu’une blessure ne vienne changer la donne dans les deux prochaines semaines, une seule chaise semble pouvoir être convoitée par les jeunes aspirants à un rôle dans la Ligue nationale, soit celle laissée vacante sur un troisième trio aux côtés de Zachary Bolduc et Alex Newhook.

À sa première occasion de marquer des points, Owen Beck a fait ce qu’il doit faire pour se l’approprier.

Flanqué de deux joueurs qui sont destinés à la Ligue américaine (Filip Mešár et Sean Farrell), le jeune joueur de centre a ressorti du lot avec une performance solide, sans flafla. Une présence en particulier en début de deuxième période illustre bien ce qu’il a su offrir. Pendant une séquence de possession en zone offensive, on l’a vu frapper, récupérer des rondelles libres et bien protéger l’objet collé à sa palette. Des détails, mais bien exécutés qui ont permis de mesurer son niveau d’engagement autant que l’aspect cérébral de son jeu.

En bonus, Beck a été récompensé d’un but en troisième période quand il a complété le beau travail de Mešár autour du filet.

« Il a joué à son identité, a complimenté St-Louis. Il amène une game de 200 pieds, il est responsable, il est allé chercher un gros but, deuxième effort. Je trouve que cette ligne-là a bien joué. »

Le camp est encore jeune et rien n’est jamais écrit à l’encre indélébile dans ce domaine, mais Beck fait les bonnes choses pour mettre les chances de son côté jusqu’à maintenant.

Un premier trio tiède

Oliver Kapanen, qui a donné la victoire aux siens avec un superbe but en tirs de barrage, avait certainement été placé dans de meilleures dispositions que Beck pour garnir son dossier. Il a joué le match au centre de Patrik Laine et Ivan Demidov dans ce qui constituait la principale unité offensive du CH. D’ailleurs, seul son compatriote Laine a obtenu plus de temps de jeu que les 19 minutes 20 secondes qu’a obtenues le jeune Finlandais.

Ceci dit, le trio n’a rien cassé. On ne cassera du sucre sur le dos de personne un 22 septembre, mais Laine a démontré qu’il aura besoin de répétitions avant d’accéder à la meilleure version de lui-même telle que promise il y a quelques jours. Il a connu un match difficile.

Quant à Demidov, ceux qui s’emportaient après la spectaculaire démonstration de son talent dans un récent match de recrues ont eu droit à ce rappel : il est humain. L’idée ici n’est pas de chercher des poux à un jeune de 19 ans après un match hors-concours. Mais le prodige russe était probablement celui vers qui le plus de regards étaient tournés lundi soir et la sobriété de sa performance peut à tout le moins servir d’appel à la patience à ceux qui sont déjà prêts à lui faire livrer le Calder, le Hart et le Conn Smythe.

Il a bien sûr eu ses petits moments de folie et ses éclairs de génie – parlez-en en Brendan Gallagher qui a fendu l’air sur une passe parfaite qu’il lui a servie en avantage numérique – mais son jeu a aussi été parsemé de pertes de rondelles et autres petits déchets techniques qui, s’ils s’accumulent sur la durée, pourraient éventuellement raccourcir sa laisse.

On le répète : ceci n’est pas une critique, juste une tentative de tempérer un peu les attentes.

Une première mémorable pour Fowler

Il y a un bout de temps qu’on attendait Jacob Fowler. Le jeune gardien a rejoint le Rocket de Laval l’an dernier à la fin de son parcours universitaire, mais jamais on n’avait eu l’occasion de le voir sur la glace du Centre Bell. Son statut d’étudiant-athlète dans la NCAA l’empêchait jusqu’à cette année de participer au camp du grand club.

Le prometteur cerbère a bien réussi sa rentrée. Inséré dans le match en deuxième période, il a eu l’air dans son élément et a stoppé les 13 lancers avec lesquels on l’a défié en près de 35 minutes de jeu. Le fait saillant de sa soirée : un arrêt de la mitaine absolument spectaculaire contre Avery Hayes en prolongation.

Le jeune homme, dont les propos sont toujours teintés d’un alliage d’assurance et d’humilité, n’a pas caché que le match représentait un jalon significatif dans sa carrière.

« C’est un rêve devenu réalité. Il y a quelques années, avant le repêchage, je n’étais pas vraiment un espoir sur qui les yeux étaient rivés. J’ai travaillé d’arrache-pied chez les moins de 18 ans et j’ai toujours gardé confiance que lorsqu’on me donnerait ma chance, je saurais la saisir. Beaucoup de personnes m’ont aidé à me rendre jusqu’ici et chaque fois qu’on me donnera l’occasion de jouer, je donnerai tout ce que j’ai pour m’assurer que ça ne soit pas la dernière fois. »

Prédiction : Fowler rejouera.