TROIS-RIVIÈRES – Si la tendance se poursuit, l’état-major des Canadiens de Montréal aura des décisions difficiles à prendre gracieuseté de David Reinbacher et Florian Xhekaj.
On aurait bien voulu aborder un autre sujet après ce match préparatoire à Trois-Rivières, mais la lutte entamée par ces deux jeunes protagonistes demeure l’histoire la plus intrigante du camp d’entraînement.
Pour ceux qui n’ont pas épié le match Hockeyville, Reinbacher et Xhekaj ont été en mesure de reproduire leurs efforts convaincants de samedi soir à Toronto.
Du côté de Reinbacher, il a encore déployé son bâton de manière calculée et efficace. C’est plaisant de voir qu’il a trouvé le rythme et la justesse dans ses différents jeux sur la patinoire. Que ce soit pour contrer l’adversaire, appuyer l’attaque, asséner une mise en échec ou effectuer un repli, Reinbacher a assimilé la vitesse et plusieurs nuances du jeu de la LNH.
« Il est calme, il possède un bon hockey défensivement et il est intelligent en possession », a indiqué Martin St-Louis.
Le plus intéressant, c’était sans doute de voir qu’il a représenté un complément fort pertinent pour Lane Hutson à la ligne bleue. Dans un monde idéal pour le CH, ce duo serait réuni pendant de nombreuses années.
« Il a bien joué, c’est facile de lire ses intentions et il anéantit plusieurs jeux adverses. C’était agréable de le regarder jouer », a vanté Hutson au terme de la partie.
Bref, Reinbacher a acquis une certaine maturité dans son jeu même s’il ne compte que deux parties dans la LNH derrière la cravate. De plus, il a été en mesure de corriger de petites bévues.
« Il est rendu à ce point, il joue dur et simple. Il doit continuer sur cette lancée », a ajouté Hutson qui a réparé la seule bourde de Reinbacher qui aurait pu être coûteuse.
Le spectaculaire numéro 48 semble croire que Reinbacher – qui est l’un de ses bons amis – pourrait s’établir à sa droite.
« Je lui ai dit que les attentes étaient seulement qu’il continue de jouer en étant fidèle à son identité », a réagi Hutson.
De son point de vue de gardien, Samuel Montembeault a pu observer l’influence grandissante de Reinbacher.
« Pour son physique imposant, il joue très bien et il est très agile sur patins. Il conserve une distance adéquate contre ses adversaires et il les embête avec son long bâton pour contrer des jeux », a noté le Québécois.
Xhekaj croit en ses chances
L’assurance de Reinbacher a grimpé d’un cran autant sur la glace que dans sa personnalité. Dans le cas de Florian Xhekaj, cette confiance coule dans les veines du clan familial.
Alors, il n’était pas surprenant que Xhekaj soit prêt à mentionner qu’il peut se tailler un poste avec le CH.
« Bien sûr, je sais ce que je dois démontrer et je vais continuer de jouer selon mon identité. Ça s’est bien passé », a répondu l’imposant attaquant.
La beauté avec Xhekaj, c’est qu’il ne déviera pas de son répertoire et parfois, il pourra ajouter une contribution offensive.
« Tu sais ce qu’il va te donner et il est constant dans sa contribution. Il a encore été physique, il a bien patiné, on ressent sa présence quand il est sur la patinoire », a commenté St-Louis.
L’un des buts avoués du Tricolore s’avère de présenter du jeu physique plus assumé. L’entrée en scène de Florian Xhekaj cadre à merveille dans cet objectif.
« On veut toujours ajouter du papier sablé et ça ne viendra pas d’un seul joueur. On s’améliore à ce chapitre, il faut continuer », a mentionné l’entraîneur.
S’il peut bousculer l’adversaire, Xhekaj ne fait pas fausse route non plus dans son jeu défensif. Il l’a encore démontré en infériorité numérique ainsi qu’à cinq contre cinq.
« Ça cadre bien avec mes atouts, j’y suis habitué et j’aime jouer dans cette facette. Il faut bien jouer dans notre zone défensive pour être en mesure de se créer des chances offensives », a ciblé le gaucher de 22 ans.
Étant donné que le camp d’entraînement est réduit cette saison, il reste à découvrir si Reinbacher et Xhekaj disposeront de suffisamment de temps pour brasser les cartes afin de ne pas entamer la saison avec le Rocket de Laval, ce qui ne serait pas une catastrophe à leur âge.





