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Soudainement : la catastrophe!

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Des erreurs fatales qui ont coûté la victoire

Des erreurs fatales qui ont coûté la victoire

Un résultat décevant à Detroit

Un résultat décevant à Detroit

Newhook passif devant Kane; Matheson pas à blâmer

Newhook passif devant Kane; Matheson pas à blâmer

Dobes s'est bien battu dans la défaite

Dobes s'est bien battu dans la défaite

Les manchettes des experts

Les manchettes des experts

MONTRÉAL - Tout allait bien. Vraiment. Ce n’était pas parfait, parce qu’au hockey il n’y a jamais rien de parfait. Mais oui : ça allait bien.

Le Canadien jouait un très bon match sur la route. Après deux périodes, le club de Martin St-Louis était le meilleur des deux sur la patinoire du Little Caesars Arena. Pas par beaucoup. Mais juste assez. Juste ce qu’il faut pour gagner.

L’attaque massive avait permis de marquer. Le 25e de la saison de Juraj Slafkovsky, son 13e en attaque massive, laissait vraiment croire qu’il serait suffisant pour gagner ce match le plus important de la saison... jusqu’au prochain!

Contre des Red Wings privés de leur capitaine et de quelques bons éléments minés par les blessures, le Canadien contrôlait le jeu. C’était serré. C’était efficace.

Soudainement : la catastrophe!

Ou les catastrophes.

Pour une raison difficile à comprendre, Alex Newhook, Ivan Demidov et Oliver Kapanen se sont tous retrouvés à la hauteur de la ligne du but des Wings alors que les Wings amorçaient une poussée en direction du territoire du Canadien.

Deuxième erreur sur la même séquence.

Étourdi par son repli à l’épouvante et surtout en retard sur le jeu, Alex Newhook prend une seconde et quart pour localiser le joueur qu’il doit marquer. Ce joueur, Patrick Kane, a la rondelle à la pointe. Newhook s’approche de lui, mais il manque tellement d’agressivité sur la séquence, qu’il n’est même pas capable de compliquer le travail de Kane qui décoche un tir mollasson. Pis encore : il ne tente même pas de le bloquer.

Place à la troisième erreur, oui, oui, encore sur la même séquence.

Le tir de Kane s’en va hors cible. J.T. Compher est campé à la droite de Jakub Dobes. Il est marqué par Noah Dobson. Selon les statistiques officielles de la LNH, Compher concède quatre pouces et une dizaine de livres à Dobson. Dobson devrait donc être en mesure de le pousser de là. De le sortir de la zone de danger. Mais non! Compher ne bronche pas d’un pouce et il a même tout le temps au monde de voir la rondelle qui s’en vient au ralenti. Comme Dobson ne fait rien pour le déplacer, il s’assure de se camper dans la trajectoire de la rondelle qu’il fait dévier derrière Dobes.

Ce but a changé le cours de la partie.

Newhook passif devant Kane; Matheson pas à blâmer Nos panélistes reviennent sur les buts de J.T. Compher et Alex DeBrincat au terme de la défaite des Canadiens face aux Red Wings.

Matheson : ça arrive!

Limités à 15 tirs lors des 40 premières minutes de jeu, les Wings ont pris leur envol... excusez-la!

Ils se sont mis à être plus efficaces avec la rondelle. Le Canadien a été un peu moins efficace dans sa manière d’éteindre le jeu. Et là, on s’est mis à craindre une autre catastrophe.

Eh oui! Elle est venue. Elle est même venue en paquet de deux!

Jake Evans rate un filet ouvert. Ça arrive!

Tout de suite après, en zone du Canadien, Mike Matheson perd la rondelle qu’il tentait de dégager et tombe ensuite sur le dos.

Ça arrive. Oui ça arrive!

Mais en fin de troisième période, avec un score égal, dans un match aussi important contre un rival direct dans la course aux séries, ça ne devrait pas arriver.

La rondelle roulait au lieu de glisser. Ce qui est loin d’avoir aidé la cause du vétéran défenseur. Mais ce n’est pas grave. Ça ne devait pas arriver. Surtout pour un vétéran comme Matheson sans qui le Canadien n’aurait pas connu les succès qu’il a connus en première moitié de saison. Et je suis convaincu que Matheson sera le premier à le reconnaître.

OK : ça ne devait pas arriver, mais c’est arriver.

Alors on fait quoi?

« Celle-là fait mal, mais on va se relever », a résumé Martin St-Louis.

Il faudra que le Canadien se relève. Et qu’il se relève vite. Car ses trois prochains adversaires seront loin d’être commodes.

Patrick Roy et les Islanders voudront se relever après avoir perdu le match le plus important… jusqu’au prochain, à Ottawa, contre des Sénateurs qui ont marqué avec 11 secondes à faire.

Patrick voudra lui aussi que son club se relève.

Ensuite, la Caroline qui est l’une des bonnes équipes dans l’Est.

Le Canadien terminera son séjour à domicile contre des Blue Jackets de Columbus qui ne perdent plus. Ils ont signé, jeudi, leur 16e victoire (16-2-4) en 22 matchs sous la gouverne de Rick Bowness. Fort de cette fiche, les Jackets remplacent ce matin les Islanders au troisième rang dans la section métropolitaine.

Tout ça pour dire que les trois prochains matchs seront difficiles. D’où l’importance de respecter la directive de Martin St-Louis de se relever. Et de respecter ses directives sur la glace, dont celle de ne pas se faire prendre à trois en fond de territoire ennemi quand l’ennemi amorce une contre-attaque.

Il y aura ensuite le voyage de cinq matchs sur les patinoires ennemies – Nashville, Caroline, Tampa, New York Ranger, New Jersey –, mais commençons par nous concentrer sur les trois prochains.

Non! Sur le prochain!

Vers une troisième de suite pour Dobes

Jakub Dobes disputait un deuxième match consécutif à Detroit jeudi. Il n’est pas à blâmer dans la défaite. Pas du tout.

Une première défaite en temps réglementaire cette saison (27-1-3) quand l’un des gardiens du Tricolore maintient un taux d’efficacité supérieur à 90 %. Avec 25 arrêts sur les 27 tirs qu’il a affrontés, Dobes a terminé la rencontre avec une efficacité de 92,6 %.

Oui, il a été généreux avec des retours non contrôlés. Des retours dont les Wings ont bien tenté de profiter, sans en être capables. Merci à la barre transversale en début de rencontre aux dépens d’Emmitt Finnie.

Mais Dobes ne pouvait rien sur le premier but. Sur le deuxième, il faut donner à Alex DeBrincat le mérite qui lui revient.

Dobes obtiendra-t-il un troisième départ de suite? Question intéressante.

Trois fois cette saison, le gardien tchèque a disputé des séquences de quatre matchs consécutifs. Il a obtenu un long congé lors de la pause olympique. Il est jeune. En forme. Il est temps, grand temps, que l’état-major sache ce qu’il a dans le ventre. Qu’elle découvre son niveau de confiance. Sa capacité de se dresser devant de grands défis.

Car la fin de la saison du Canadien représente un grand défi.

Aux yeux de plusieurs – et des miens – Jacob Fowler est le gardien d’avenir du Canadien. Mais avant de lui offrir ce titre et le filet, il serait bon d’établir la vraie nature de Jakub Dobes. Lui donner trois, quatre, cinq matchs consécutifs, à ce moment-ci de la saison, serait une excellente façon de savoir qui est le vrai Jakub Dobes.

On verra!

En fait vous verrez, car pour la prochaine semaine, c’est du Panama que je garderai un œil sur le Tricolore pendant que vous serez, j’en suis convaincu, rivés sur les exploits de vos favoris.

Je vous espère le moins de catastrophe possible...

Bons matchs!