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St-Louis a retrouvé l’équipe qu’il connaît

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Canadiens de Montréal (PC)

Était-ce Socrate, Platon ou André Moreau, peu importe, mais les grands penseurs qui ont étudié le hockey au fil des siècles l’ont souvent comparé à un marathon au lieu d’un sprint.

Avec 13 matchs en 22 jours en décembre d’ici la courte pause de 4 jours pour Noël, Martin St-Louis n’a certainement pas autant de temps qu’il le souhaiterait pour tester de nouvelles combinaisons lorsque son équipe traverse des moments creux comme c’était le cas avant mercredi soir après les défaites contre l’Avalanche du Colorado et les Sénateurs d’Ottawa.

Sa décision de réunir Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovský pour la rencontre face aux Jets de Winnipeg a été prise parce qu’il croyait fermement qu’elle était celle qui lui offrait « la meilleure chance de gagner ce soir », a-t-il avoué au terme de la victoire de 3-2.

« Je voulais matcher [le premier trio] de Winnipeg (formé de Kyle Connor, Mark Scheifele et Gabriel Vilardi, NDLR). Historiquement [Caufield, Suzuki et Slafkovský] font bien contre les gros trios [des équipes adverses]. C’était important avec un deuxième match en deux soirs.

« Il n’y a pas de match parfait, mais je trouvais qu’on se ressemblait bien plus ce soir. Il n’y a juste pas de secret. Tu peux faire les bonnes choses, mais ça ne garantit absolument rien. »

Les philosophes aguerris auront cependant tôt fait de remarquer que le premier trio du CH était sur la surface glacée quand celui piloté par Scheifele a inscrit ses deux buts, mais par rapport aux standards qu’il a établis depuis le début de la saison – pourcentage de buts attendus de 59,52 d’après Natural Stat Trick – ce trio a été moins redoutable ce soir (43,45).

St-Louis s’est notamment réjoui de la prestation de Slafkovský, qui a été très impliqué dans toutes les phases du jeu avec six tentatives de tir – trois cadrées –, trois mises en échec et deux lancers bloqués. Il a aussi marqué son neuvième de la saison en avantage numérique.

« Nous essayons de l’amener jusqu’où il peut aller. Il faut continuellement jongler avec où nous voyons “Slaf” dans le futur et où il en est rendu dans le présent, a expliqué St-Louis. Son chemin n’a jamais été linéaire, mais c’est devenu un gros morceau à partir du moment où il a été repêché au premier rang. Il s’est amélioré défensivement. Il a gagné en maturité. »

La promotion de Slafkovský sur le premier trio a évidemment forcé St-Louis à trouver un nouveau partenaire à Oliver Kapanen et Ivan Demidov et l’heureux élu a été Alexandre Texier. Jouant un quatrième match depuis qu’il a été réclamé au ballottage, il s’est signalé.

« Nous savions que “Tex” possédait de bonnes habiletés et qu’il n’allait pas les ralentir. Il a réussi de gros jeux, même s’il continue d’apprendre notre système défensif, a analysé St-Louis. Mais j’ai senti qu’il était responsable et il nous a donné de grosses minutes ce soir. »

Alors que le Tricolore s’apprête à disputer sa prochaine partie contre les Maple Leafs à Toronto, samedi soir, est-ce que St-Louis sera tenté d’utiliser les mêmes combinaisons dans un deuxième match de suite? Lors du dernier rendez-vous entre les deux équipes il y a dix jours, le trio composé de Slafkovský, Kapanen et Demidov avait participé aux deux filets de Noah Dobson. Il faudra attendre à l’entraînement de vendredi avant-midi pour le savoir.

À noter que les Canadiens ont cédé l’attaquant Florian Xhekaj et le défenseur Adam Engstrom au Rocket de Laval, son club-école dans la Ligue américaine de hockey, après le match de ce soir. Xhekaj a été laissé de côté contre les Jets pour la première fois en cinq rencontres depuis son rappel, tandis qu’Enstrom regardait une deuxième partie de suite de la passerelle. Xhekaj avait connu une première partie très remarquée avec une passe ainsi qu’une bagarre face aux Maple Leafs, mais l’avant a été résolument plus discret par la suite.