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L’année des récoltes pour Owen Beck?

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« Je vise un poste sur le 3e ou 4e trio » Dans le cadre du camp des recrues 2025 des Canadiens de Montréal, l'espoir de l'équipe, Owen Beck, répond aux questions des médias.

BROSSARD – Trois ans après avoir fait sensation lors des étapes du camp d'entraînement du Canadien, Owen Beck espère que la saison 2025-2026 lui permettra de véritablement prouver sa valeur dans la LNH.

« C'est évidemment mon but, je veux connaître un bon camp et je me sens très bien pour y parvenir », a reconnu Beck.

La saison dernière, le droitier de 21 ans a eu droit à 12 parties dans l'uniforme du Tricolore. À son dernier match, le 8 mars à Calgary, il avait obtenu 11 :56 d'action. La confiance à son égard a augmenté, mais un retour dans la Ligue américaine, avec le Rocket de Laval, demeurait inévitable à ce moment.

« Ils ressentent toujours une petite déception quand ils sont cédés, mais chaque expérience est un grand apprentissage. Que ce soit une pratique, un voyage, ils voient comment les joueurs de la LNH se préparent. Pour Owen, c'était l'occasion de réaliser ce qu'il doit faire à ce niveau. C'est un jeune intelligent, il réfléchit beaucoup. Parfois, tu ne réalises pas immédiatement ce que tu dois faire, mais ça vient avec le temps », a précisé l'entraîneur du Rocket, Pascal Vincent.

« C'est génial d'être rappelé, mais tu veux conserver ce poste. On veut tous atteindre le prochain niveau », a admis l'Ontarien.

Les équipes professionnelles le répètent souvent, les athlètes doivent briller dans un aspect en particulier pour se forger une longue carrière au plus haut niveau.

Vincent s'est justement exprimé dans ce sens, mercredi, à l'ouverture du camp des recrues.

« À quoi t'es bon? Un aspect qui est différent des autres? Amène juste ça. Soit un bon coéquipier, travaille fort et soit à l'écoute des conseils. Mais à quoi t'es bon? Qu'est-ce que tu vas faire sur la glace qui est différent des autres? Pour Beck, est-ce que c'est être le meilleur dans les mises en jeu? Amène ça. Ton patin, amène ça. Parfois, il faut simplifier les choses et amène tes forces », a insisté l'entraîneur.

Ce qu'on comprend, c'est que Vincent a répété ce refrain maintes fois à ses protégés du Rocket.

« J'ai souvent parlé de ça avec Pascal et j'ai tenté de trouver la bonne réponse. Il m'a dit d'utiliser ma vitesse partout sur la patinoire. J'ai un bon lancer aussi », a ciblé Beck.

À son âge, c'est plus que normal de se poser des questions. Encore plus quand on veut évoluer avec l'élite du hockey dans la LNH.

On ajoute une couche à cette réflexion pour Beck étant donné qu'il devra peut-être accomplir son objectif en démontrant qu'il peut aussi contribuer comme ailier.

« Avant l'an passé, je ne crois pas que j'avais joué à l'aile. La première fois a été pendant mon rappel donc disons que c'était stressant, mais je me suis dit que c'était la meilleure place pour apprendre. Je suis devenu plus à l'aise et ça m'irait de jouer à cette position », a réagi Beck.

En séries avec le Rocket, Beck s'est également retrouvé à l'aile.

« Il a été très bon aussi comme ailier. Il doit continuer de progresser et se concentrer sur son développement. Il n'y a aucune panique. Jouer dans la LNH trop rapidement peut nuire à un joueur. Je pense qu'il est en train d'assembler les morceaux du casse-tête », a mentionné Vincent en confirmant qu'il aimait son évolution.

Le message qu'il avait reçu pour l'été qui se termine, c'était de progresser dans la gestion de la rondelle et jouer avec un aspect physique.

Les heures ont été nombreuses à l'entraînement pour y parvenir, mais Beck se rappellera surtout qu'il ne doit pas s'imposer trop de pression sur les épaules. Il a été victime de ce piège lors des deux dernières années au camp d'entraînement.

« Ouais, je dirais que c'est le cas. Je visais probablement un peu trop haut alors que c'est très difficile de percer dans la LNH. J'ai acquis de l'expérience et je me sens plus prêt », a conclu Beck.