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L’immense sourire de Little John Mooney

Publié le 

Une dernière journée concluante au Complexe CN Faits saillants du match intra-équipe entre l'équipe blanc et l'équipe rouge du Canadien de Montréal.

MONTRÉAL – Depuis toujours, il se fait appeler « Little » John (L.J.) Mooney, mais c'est plutôt un immense sourire qui ne quitte pas son visage depuis qu'il a été repêché, il y a quatre jours, par les Canadiens de Montréal.

C'est fréquent de voir des espoirs du Tricolore afficher leur plus beau sourire à partir du moment qu'ils appartiennent à l'organisation montréalaise, mais celui de Mooney se démarquait du lot.

Ça s'explique facilement.

À cinq pieds sept pouces et 162 livres, Mooney ne dispose pas du physique idéal pour se forger une place dans la LNH. Par conséquent, il a dû s'armer de patience au repêchage. En dépit de son talent, il a eu à patienter jusqu'au milieu de la quatrième ronde pour être sélectionné.

« Bien sûr, tu ne veux jamais trop reculer au repêchage, mais je ne m'en souciais pas tant. Quand le Canadien m'a repêché, ça signifiait que c'était le moment de travailler et de prouver ce que je pouvais accomplir », a répondu Mooney en se concentrant sur l'essentiel.

Avec sa petite stature, Mooney donne l'impression de se retrouver dans une équipe prédestinée pour lui. D'abord, car l'entraîneur Martin St-Louis a réussi la même mission qui l'anime. Ensuite, puisque Lane Hutson vient de prouver à la planète hockey qu'il ne faut plus regarder de haut les petits joueurs talentueux.

« Bien des gens me parlent de ce que Martin St-Louis a accompli dans la LNH en étant plus petit. Il adorait s'entraîner en gymnase et j'essaie d'en faire autant », a réagi Mooney.

Quant à Hutson, Mooney a commencé à l'épier quand il jouait le programme de développement américain. À vrai dire, Mooney regardait souvent les matchs de son cousin Logan Cooley (Mammoth de l'Utah) et Hutson a été son coéquipier.

« J'ai pu l'observer souvent, il était déjà incroyable. Des gens ont douté de lui et c'est merveilleux de voir ce qu'il a déjà accompli. Je peux l'utiliser comme un autre exemple », a convenu Mooney.

Précisons immédiatement que Mooney, un centre droitier, a un style bien différent de celui de Hutson. De manière étonnante, il adore s'impliquer physiquement et bloquer des lancers. Même qu'il a surpris quelques opposants mercredi avec ses coups d'épaule et sa solidité dans les confrontations en espaces restreints.

LJ Mooney et Josh Averey

Photo : Vincent Éthier

D'ailleurs, son intention était de ne pas tarder à démontrer tout son arsenal aux dirigeants du Tricolore qui ont surveillé les exercices.

Au fil du temps, Mooney a également changé d'inspiration. S'il a salivé en regardant les feintes de Pavel Datsyuk, il est devenu un fervent du jeu de Conor Garland et Cole Caufield.

« Je l'ai beaucoup suivi avec le Canadien et aussi avec l'équipe américaine. J'essaie de m'inspirer de son jeu et il est très agréable à regarder », a noté le sympathique attaquant.

Ajoutons que Mooney portait le numéro 41 à l'entraînement et on n'a pas pu s'empêcher de dresser un parallèle avec Paul Byron quand il s'est retrouvé à ses côtés, alors que Byron fait partie du personnel qui encadre les espoirs.

À six pieds, son cousin a la chance d'être plus grand et de posséder un talent supérieur à la moyenne dans la LNH.

« On a grandi ensemble à jouer et à patiner. J'essaie aussi de m'en inspirer. Je patine avec lui durant l'été et je tente d'intégrer des éléments dans mon arsenal. Je suis très chanceux de l'avoir à mes côtés », a décrit Mooney.

Intelligent, il réalise qu'il se démarquera autrement. Dans son cas, ça passera par son niveau de compétition, son éthique de travail et l'énergie positive qu'il dégage.

Quand un confrère lui a demandé s'il avait effectué des démarches médicales pour déterminer s'il allait encore grandir, l'espoir de 18 ans a répondu avec aplomb.

« Je n'en suis pas certain, mais je ne pense pas que ce soit important. »

Mooney a choisi cette réponse, car il admet être tanné de toujours répondre à des questions sur son physique.

« Ouais, mais ça me motive grandement. D'autres petits joueurs ont réussi et je crois pouvoir en faire autant. Confondre les sceptiques, c'est très important à mes yeux », a-t-il cerné.

Il ne manque pas de conviction et d'entrain pour accomplir son objectif. Ça ne date pas d'hier que Mooney y parvient. Sa photo au Tournoi pee-wee de Québec avec Caleb Desnoyers n'est qu'une autre preuve. À voir sa détermination, il ne risque pas de jeter l'éponge de sitôt et ce sera au tour des dirigeants du Canadien de se réjouir s'il réalise son rêve ultime.

 

 

 

 

 

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