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MONTRÉAL – Le Canadien a été battu par la marque de 4-1 par les Maple Leafs de Toronto mercredi au Centre Bell. Voici nos observations.

Le gros trio

« Tonight it’s looks likes mens against boys. »

On ne se lassera jamais de réécouter ce grand classique offert par Michel Therrien peu après son arrivée à la tête des Penguins de Pittsburgh en 2006. On y a repensé souvent pendant ce match sans grande saveur au terme duquel le Canadien se trouve à être la seule équipe de sa division à montrer un dossier inférieur à ,500 à domicile (10-11-2).

On y a repensé, en fait, à chaque fois que le premier trio des Leafs était sur la patinoire. Ça n’a pas eu l’air trop forçant pour Auston Matthews et ses compagnons mercredi.

En l’absence de Tomas Tatar, l’entraîneur Dominique Ducharme avait flanqué Phillip Danault d’Artturi Lehkonen et Josh Anderson pour affronter le meilleur buteur de la LNH. Ces trois-là, franchement, ne s’en sont pas trop mal tirés. C’est contre les autres unités que ça s’est gâché.

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C’est contre le trio de Nick Suzuki que la bête a fait ses premiers dommages. Un truc complètement ridicule où Matthews a rabattu dans les airs une rondelle qui venait de ricocher sur Suzuki, a contourné ce dernier en se faisant une passe pour lui-même et sans même prendre le temps de se donner une cible, a décoché un tir des poignets vicieux qui n’a donné aucune chance à Jake Allen. Matthews a presque réussi quelque chose de semblable en fin de deuxième période, cette fois devant Jeff Petry, après que Mitch Marner ait malmené Danault pour garder la rondelle en zone du Canadien.

Le trio de Jesperi Kotkaniemi a lui aussi été mis à mal par celui de Matthews. Pendant une séquence de 40 secondes en deuxième période, le Canadien a été sifflé pour QUATRE dégagements refusés. Le trio de KK était sur la glace pour trois de ceux-là, dont deux alors que le moustachu aux mains d’or lui faisait face. Un peu plus tard dans la période, la même confrontation a mené à une séquence de plus d’une minute où les Leafs ont fait à leur guise autour d’Allen. C’en était un peu gênant.

Deux transactions, deux résultats

En l’absence de Zach Hyman, c’est Nick Foligno qui complétait l’inséparable duo Matthews-Marner. On le regardait aller et même si la comparaison est boiteuse à un paquet de niveaux, on ne pouvait s’empêcher de faire un parallèle avec la contribution d’Eric Staal depuis son arrivée à Montréal.

On le sait : l’un a 33 ans, l’autre en a 36. L’un est un ailier gauche, l’autre venait (supposément) combler un besoin au centre. L’un a coûté un choix de première ronde (et deux choix de 4e), l’autre n’a coûté que des choix de troisième et cinquième rondes. Les ramifications en lien au plafond salarial n’étaient pas les mêmes pour les deux équipes non plus. On sait tout ça.

Mais ça ne change rien au fait que Kyle Dubas semble avoir tiré les bonnes ficelles à la date limite des transactions. Marc Bergevin n’a pas eu cette chance.

Foligno a récolté un troisième point en autant de match depuis qu’il porte les couleurs des Leafs. Il a passé 17:30 sur la patinoire. Les statisticiens en service au Centre Bell l’ont crédité de trois mises en échec. Qu’il garde sa place sur le premier trio ou qu’on le change de chaise lorsque tout le monde sera en santé, il est clair qu’il sera un précieux contribuable lorsque les Leafs entameront leur parcours en séries éliminatoires.

On voit mal Staal trouver une autre vitesse à ce moment-là.

Romanov avait faim

Laissé dans les gradins deux jours plus tôt à Calgary, Alexander Romanov avait retrouvé sa place dans la brigade défensive contre les Leafs. Faut croire que l’action lui avait manqué : personne n’a passé plus de temps sur la glace (8:06) que le jeune Russe en première période. Quatre de ses sept premières présences ont excédé une minute.

Son entraîneur a tiré sur la laisse en deuxième, au cours de laquelle Romanov n’a joué que pendant 3:38. Le début de période qu’il a eu avec son partenaire Jon Merrill n’a probablement pas aidé. À leur première présence, Merrill a été puni pour avoir accroché Joe Thornton dans l’enclave. À leur deuxième, Merrill est allé mettre son bâton où il ne devait pas, faisant dévier un tir de Jake Muzzin derrière Allen.

Romanov a finalement passé un total de 18:21 sur la glace, un temps d’utilisation qui s’approche de celui de Joel Edmundson. Il a aussi piloté la première unité de l’avantage numérique à deux reprises. Merrill et lui ont tous les deux terminé la rencontre avec un différentiel de -2.

Est-ce que Brett Kulak était si mauvais que ça?

La valeur d'Evans

C’est quelque chose qu’on n’aurait jamais cru dire en début de saison, mais le Canadien l’a échappé belle quand Jake Evans est revenu du vestiaire après y avoir brièvement retraité à la suite d’une mise en échec de Ramus Sandin en deuxième période.

Evans a joué un autre bon match, cette fois au centre de Staal et Michael Frolik. Sa vitesse lui a fait provoquer une pénalité à Joe Thornton en première période. Elle lui a aussi permis de s’offrir une bonne chance de marquer en descendant sur l’aile gauche en troisième. On l’a aussi vu mettre la table pour une belle occasion de Lehkonen.

Viendra un temps où le Canadien devra décider qui, d’Evans ou Cole Caufield, sera rétrogradé pour faire une place à un éclopé dont les plaies seront cicatrisées. Evans est en train de se monter un dossier étoffé.

Le match de Caufield

Parlant de Caufield, on a tellement parlé de lui avant même qu’il arrive à Montréal qu’on se voit mal ne pas vous offrir un petit aperçu de son premier match avec le Canadien au Centre Bell. En gros, ça a été un peu plus difficile qu’à son grand baptême. Après avoir été mis en échec par son propre coéquipier à Calgary, c’est dans la poitrine d’un arbitre qu’il est allé s’écraser cette fois. Il a passé près de 14 minutes sur la patinoire, dont 1:43 dans son bureau en avantage numérique. Il a décoché deux tirs cadrés et a raté une belle occasion de marquer quand il a jonglé avec une passe de Suzuki lors d’un 5-contre-4. Pas de panique ! C’est le métier qui rentre...

Une dernière pour la route

Tyler Toffoli montre un différentiel de -12 à ses 15 derniers matchs.

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