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« Nous sommes chanceux de l’avoir »

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Bienvenue au grand spectacle Ivan Demidov! Ivan Demidov file en échappée en fin de match pour créer l'égalité avec une savante feinte qui enflamme le Centre Bell.

Il n'y a pas que les partisans qui ont rempli le Centre Bell au maximum de sa capacité pour la rencontre du Face-à-face des espoirs opposant les Canadiens de Montréal aux Jets de Winnipeg samedi soir qui ont été stupéfaits par Ivan Demidov. Pascal Vincent l'a été aussi.

L'entraîneur-chef du Rocket de Laval, qui est derrière le banc du CH pour les deux matchs que disputera l'équipe cette fin de semaine, n'a pas tari d'éloges envers celui qui a inscrit un but et récolté deux passes dans une défaite de 4-3. Au-delà des habiletés hors-norme du Russe qui a été le joueur le plus en vue samedi, c'est son attitude qui a soufflé Vincent.

« Chaque fois que tu l'envoies sur la patinoire, tu as l'impression qu'il va se passer quelque chose, a dit Vincent en conférence de presse après la partie. Et ce n'est pas de la chance, c'est quelqu'un qui travaille sur sa game et qui va continuer de s'améliorer. Il est très jeune.

« J'ai eu l'occasion de le voir à l'œuvre à l'entraînement, mais à haute vitesse pendant un match, c'est encore plus impressionnant. Il est passionné et il a le désir d'être celui qui fait la différence chaque fois qu'il saute sur la glace. Mais il a encore des choses à améliorer...

« Cela dit, c'est un joueur brillant. Il sait comment se créer de l'espace grâce à ses habiletés. C'est un joueur incroyable. Sa passion, c'est vraiment un atout. Il était très déçu après le match, car il voulait gagner. Nous sommes chanceux de l'avoir pour longtemps. »

De son côté, le principal intéressé, qui rencontrait les journalistes pour la première fois depuis le camp des recrues, était simplement heureux de retrouver les amateurs, qui se sont enflammés chaque fois que leur idole touchait la rondelle. Ils étaient d'ailleurs plusieurs à porter son chandail à l'extérieur du Centre Bell avant le début de la rencontre.

« C'était vraiment bien de les revoir. J'ai l'impression qu'ils se sont beaucoup ennuyés du hockey, a dit Demidov dans un anglais plutôt fluide. J'espère qu'ils ont aimé le spectacle!

« Je savais que j'allais disputer ces matchs (ceux du Face-à-face des espoirs, NDLR) après en avoir discuté avec la direction. Je m'habitue à ce style de jeu. Je me sens assez à l'aise. »

L'autre joueur qui était sur l'écran radar d'après peu près tout le monde était le défenseur David Reinbacher, qui a semblé pleinement remis de l'opération au genou gauche qui l'a tenu à l'écart pendant plusieurs mois la saison dernière. L'Autrichien s'est souvent porté à l'attaque pendant que son partenaire de jeu Adam Engström restait bien sagement derrière.

« Nous avons vu des flashes offensifs et de beaux jeux, mais c'est certain qu'il y a des situations à un contre un où il devra mieux travailler avec son bâton, a analysé Vincent. Il y a des moments où cela a clairement paru qu'il n'a pas beaucoup joué la saison dernière. »

« Je me sentais vraiment en confiance en possession de la rondelle, a déclaré Reinbacher, qui a obtenu une aide sur le but d'Olivier Kapanen en supériorité numérique au deuxième tiers. Ma blessure est vraiment derrière moi, je n'y pense plus. C'est un sentiment agréable.

« J'ai simplement essayé de montrer mes habiletés sans me compliquer l'existence. Je me débrouille plutôt bien aux côtés d'Engström, car nous avons joué ensemble l'an dernier. »

Finalement, Vincent a eu de bons mots pour un peu tout le monde. Il a notamment louangé le travail d'Owen Beck en mentionnant qu'il s'agissait d'« un avant-goût de ce qu'il peut accomplir » et celui de Luke Tuch pour être capitaine ce soir « était un véritable honneur ».

À vrai dire, le pilote d'expérience a préféré ne pas s'épancher sur ceux qui ont connu un peu plus de difficultés, parce que la plupart d'entre eux sont à des années-lumière de la LNH.

« J'ai 53 ans, j'ai passablement d'expérience, et j'ai quand même senti l'énergie des gens ce soir, a conclu Vincent. J'imagine le genre d'effet que cela peut provoquer chez des joueurs qui ne joueront jamais dans la LNH. Ils vont pouvoir tout raconter un jour à leurs enfants.

« Je ne veux pas non plus les ensevelir sous les consignes. Cela pourrait tellement être facile de leur donner trop d'informations, mais tout ce que je leur demande, c'est de vivre le moment présent et de penser à faire les choses qu'il maîtrise. Il ne faut pas en faire trop. »