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Edward et Mohamed : deux niveaux de passion

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Le Lightning voudra brasser la cage

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TAMPA BAY -Au volant de sa Ford Fusion Hybride, Edward, le chauffeur Uber qui nous conduisait, mon collègue Luc Gélinas et moi, en direction du centre d’entraînement du Lightning, vendredi matin, a lâché un « pas du tout » bien senti lorsque je lui ai demandé s’il était un amateur de hockey.

S’il était emporté par la passion de la série qui opposera le Lightning au Canadien dès dimanche.

« Je ne saurais pas vraiment faire la différence entre les lignes bleues et la ligne rouge. Je suis un peu gêné de l’admettre, car je viens d’Albany dans le nord de l’État de New York. J’ai assisté à quelques matchs des River Rats – ancien club-école des Devils du New Jersey – mais c’était bien plus pour l’ambiance que pour le hockey », défile Edward un œil sur le volant et l’autre sur son cellulaire qui lui dévoile le trajet à suivre.

Edward a troqué, il y a huit ans, les manteaux chauds pour des bermudas et des chemises à motifs comme celle qu’il portait vendredi matin avec une fierté que les dieux de la mode auraient facilement pu remettre en question.

Mais bon! Pas question ici de s’en formaliser le moindrement.

« J’ai gardé un manteau. Un seul. Et je l’enfile quand je vais assister à des courses de voitures sur terre battue. Ce n’est pas pour me protéger du froid, mais bien de la poussière. Ah la terre battue. Ça, c’est ma passion. »

C’est aussi celle de Rafael Nadal… mais dans un autre registre totalement!

La vraie passion d’Edward et non le hockey l’a conduit au Québec à quelques reprises avant qu’il ne migre vers le soleil de la Floride. « J’ai visité des pistes très populaires dans le temps. Il y en avait une à Drummondville, il me semble. J’aimais aller au Québec pour les courses, mais aussi pour y boire de la Brador », racontait avec plaisir notre chauffeur qui a esquissé une petite moue lorsqu’on lui a appris que la brasserie Molson ne produisait plus cette bière au taux élevé en alcool depuis un bon moment.

Depuis 2005 en fait.

Il n’y a pas que des Edward à Tampa Bay où le Lightning et ses joueurs sont toujours très populaires. Où ils attisent la passion.

Le logo des « Bolts » est placardé sur plein d’immeubles le long de l’autoroute en entrant dans le centre-ville. On les retrouve à l’entrée de bars, de restaurants aussi. Et dimanche, sur la plaza devant l’amphithéâtre, le Lightning sera roi.

Ou presque. Puisque des partisans du Canadien venus du Québec ou déjà installés en Floride feront certainement sentir et entendre leur présence.

Mais aussi sincère soit-elle, la passion des partisans du Lightning ne peut rivaliser avec celle qui habite les partisans du Canadien à l’aube de la première ronde.

Emporté par la vague

D’ailleurs, si Edward n’avait rien à cirer du hockey et des séries, vendredi, à Tampa, Mohamed, qui m’a conduit à l’aéroport, jeudi, a failli perdre le contrôle de sa voiture lorsque j’ai répondu à sa question : « qu’est-ce qui t’envoie à Tampa Bay? »

« Tu vas assister aux matchs? Sur place? C’est vrai? Non, mais tu sais à quel point tu es chanceux… »

Débarqué du nord de l’Afrique il y a trois ans, Mohamed a trouvé un domicile pour lui et sa famille à quelques coins de rue du Centre Bell.

Juste assez près pour qu’il soit emporté par la vague quand elle déferle autour de l’amphithéâtre du Canadien.

« Ça m’a pris un peu de temps avant de comprendre le jeu. J’ai appris en regardant à la télé et en écoutant à la radio quand j’étais au volant. Mais là, je suis embarqué totalement », qu’il a défilé en évitant les voitures et les nids de poule à l’approche de l’aéroport.

Après avoir sorti les valises de coffre et m’avoir chaleureusement serré la main, Mohamed est retourné vers son véhicule en lâchant un « Go Habs Go! » aussi passionné et sincère que ceux clamés par des partisans du Tricolore depuis des générations.

Comme quoi c’est vraiment contagieux cette affaire-là…

Deux heures d’entraînement

Devant quelques journalistes de la place, quelques autres venus de Montréal et trois ou quatre partisans venus épier l’entraînement, John Cooper a fait suer ses joueurs pendant près de deux heures vendredi.

« On a donné congé à nos gars lors des deux derniers jours. C’était nécessaire tant notre horaire avait été difficile en fin de saison. Je crois que j’ai dirigé moins de cinq entraînements depuis la reprise des activités après la pause olympique. L’attention des gars est à son maximum à l’aube des séries. Je crois que j’aurais pu les garder sur la glace huit heures aujourd’hui sans qu’ils ne disent un mot. On sent cet engouement dans les jours qui précèdent le premier match de la saison régulière et lorsqu’on arrive en séries. Les gars sont réceptifs. Ils sont impliqués. Ils veulent que ça commence», a assuré l’entraîneur-chef du Lightning qui, lui aussi, donne la nette impression d’avoir hâte que la rondelle soit déposée pour donner le coup d’envoi au premier match de cette série.

Cooper dirigera un entraînement plus léger samedi. Seuls les réservistes seront toutefois convoqués sur la glace, dimanche matin, en vue du premier match contre le Canadien qui sera présenté dimanche à 17 h 45.