L’histoire à la Disney et la nostalgie, c’est bien beau, mais là n’est pas la raison pour laquelle Patrick Kane est de retour à Chicago.
Il y a bien plus que ça.
« C’est fantastique, mais il y a plus important que ça. Je voulais me joindre à une équipe au sein de laquelle je pense pouvoir bien m’intégrer. Une équipe en pleine ascension. Une équipe qui cherche à faire de grands progrès et qui vise les séries », a relativisé Kane, vendredi, au lendemain de l’annonce de sa signature d’un contrat de deux ans et 16 millions $ à titre de joueur autonome.
« Évidemment, c’est génial d’être à nouveau un Blackhawk. Je connais bien la ville, les installations et le contexte, mais si je reviens, c’est pour faire une différence et aider l’équipe à gagner. »
À 37 ans et à l’aube de sa 20e saison dans la LNH, c’est ce qu’il estime être encore en mesure de faire.
« J’espère apporter beaucoup [à cette équipe] » a lancé celui qui a marqué 16 buts et récolté 57 points en 67 matchs avec les Red Wings de Detroit la saison dernière.
« Je vais tout faire pour aider l’équipe à gagner. Je veux marquer des buts et produire, car après tout, j’ai toujours été reconnu pour ça. Je ne pense pas que ça va changer de sitôt. Je vais faire de mon mieux. »
Kane aura, bien sûr, l’opportunité d’ajouter à sa légende dans le cœur des partisans des Blackhawks. Au fil de ses 16 premières campagnes en carrière dans la LNH passées à Chicago, le tout premier choix du repêchage de 2007 a notamment aidé l’équipe à mettre fin à une disette de 47 ans sans coupe Stanley en 2010, avant de remporter deux autres titres en 2013 et 2015, décrochant le trophée Conn-Smythe en 2013.
Au passage, l’Américain a écrit un peu partout son nom dans le livre des records de la franchise, se hissant au deuxième rang pour les passes (779) et les points (1225), et au troisième pour les matchs joués (1161) et des buts marqués (446).
Maintenant de retour, il enrichira sans doute sa feuille de route, mais aussi l’expérience de ses jeunes coéquipiers.
« C’était le bon moment de le ramener chez nous », a commenté le directeur général des Blackhawks, Kyle Davidson, qui a sauté sur la première présence de Kane sur le marché des joueurs autonomes depuis qu’il l’a échangé aux Rangers de New York en février 2023, pour le rapatrier.
« C’est le moment idéal pour qu’il vienne renforcer l’équipe et rejoindre un groupe composé d’un nombre considérable de jeunes joueurs. Il apportera son jeu de haut niveau, mais aussi un leadership de haut niveau. Il y a plein de choses différentes qu’il peut transmettre à nos jeunes joueurs, non seulement sur la façon de devenir de meilleurs joueurs, mais aussi sur ce que ça signifie d’être un Blackhawk et de gagner en tant que Blackhawk. »
« Ce n’est pas comme si je revenais simplement chez moi pour, disons, partir au coucher du soleil. Je veux jouer un rôle majeur ici et aider l’équipe à gagner. Et, comme l’a dit Kyle, aider les habitants de Chicago et les joueurs de cette organisation à découvrir ce que ça fait de gagner dans cette ville. »
À la droite de Bedard?
Kane n’amorcera peut-être pas la prochaine campagne à la droite du nouveau visage de l’organisation, puisque Connor Bedard se remettra alors encore de l’opération à l’épaule qu’il a récemment subie.
Mais une fois que le joueur de centre étoile sera de retour, Kane espère bien devenir son compagnon de trio.
« Comment je ne pourrais pas y penser », a avoué Kane lorsque questionné sur cette éventualité par un journaliste de Chicago.
« J’en serai à ma 20e année dans la ligue, et je verrai probablement des passes que je n’ai jamais vues auparavant en jouant avec lui, pas vrai? Ça montre bien à quel point c’est un joueur exceptionnel », a louangé celui qui s’entraîne déjà depuis un certain temps avec un autre centre prometteur des Hawks, Frank Nazar.
« Peu importe sur quel trio et avec qui je jouerai, je vais essayer d’en tirer le meilleur parti », a-t-il promis.
Parce qu’il sera chez lui. Là où il doit être.
« Quand Chicago a manifesté son intérêt, ça m’a vraiment donné envie de m’y intéresser aussi », a confié celui qui a également été courtisé par les Sabres de Buffalo, sa ville natale.
« J’ai commencé à examiner l’équipe, son potentiel et la situation dans laquelle elle se trouvait en tant que groupe. Ça me semblait tout à fait logique que c’était vraiment le choix idéal pour moi. »




