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Le « jour et la nuit » pour Rasmus Dahlin

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Rasmus Dahlin est arrivé à Buffalo pour le début du camp d’entraînement avec l’esprit serein et des objectifs renouvelés, après la saison morte la plus courte de ses neuf années de carrière dans la LNH.

La situation est bien différente pour le capitaine des Sabres par rapport à l’an dernier. À l’époque, Dahlin devait gérer le poids émotionnel lié à la greffe cardiaque vitale que sa fiancée a dû subir en Europe, tout en affrontant les questions récurrentes sur la disette de 14 saisons sans séries — un record de la ligue — qui frappait son équipe.

Un an plus tard, Carolina Matovac est en bonne santé et elle a rejoint Dahlin à Buffalo en mars. Et la longue disette appartient désormais au passé, alors que les Sabres ont obtenu leur premier titre de la section Atlantique et remporté leur première série depuis 2007. Ils ont ensuite été éliminés par le Canadien de Montréal lors du septième match de leur série de deuxième tour.

« C’est le jour et la nuit. Je peux vraiment me concentrer sur le hockey sans avoir à m’inquiéter chaque jour de ce qui se passe, a déclaré Dahlin. Je suis prêt. »

Il ne faut pas confondre cette préparation avec de la satisfaction. Après avoir goûté aux séries pour la première fois, le Suédois de 26 ans en redemande.

« L’année dernière a été difficile. Cette année le sera encore plus, a affirmé Dahlin. Nous avons des attentes plus élevées envers nous-mêmes, tout comme la ligue en a envers nous. Aux yeux des autres équipes, nous ne sommes plus les Sabres d’autrefois. »

Le défi consiste à prouver que les résultats de l’an dernier n’étaient pas le fruit du hasard, alors que l’équipe s’apprête à lancer la saison à Columbus, jeudi. Les Sabres compteront sur une jeune formation, qui a rajeuni davantage au cours de l’été après les échanges de l’attaquant de premier trio Alex Tuch aux Capitals de Washington et du défenseur Bowen Byram aux Blackhawks de Chicago.

Bien que ces deux joueurs aient joué un rôle clé dans la saison charnière des Sabres, le directeur général Jarmo Kekalainen mise sur le potentiel démontré l’an dernier par un groupe prometteur de jeunes joueurs.

Il s’agit d’un groupe d’attaquants âgés de 24 ans ou moins, incluant Josh Doan, Zach Benson, Noah Ostlund et Konsta Helenius. On compte sur eux pour offrir aux Sabres une attaque capable de marquer sur trois trios, aux côtés des vétérans Tage Thompson, Josh Norris, Peyton Krebs et Jason Zucker.

En défensive, la troupe de Buffalo a renforcé son noyau composé de Dahlin, Mattias Samuelsson et Owen Power en faisant l’acquisition de Louis Crevier et d’Olen Zellweger par voie d’une transaction.

« Avec le talent dont nous disposons à l’interne, je pense que nous devons croire au travail accompli pour les développer et grandir avec eux. Ils sont désormais prêts », a indiqué Kekalainen, qui entame sa première saison complète à ce poste à Buffalo.

Il a refusé de commenter les spéculations entourant le gardien des Jets de Winnipeg Connor Hellebuyck — triple vainqueur du trophée Vézina — qui a publiquement fait part de son souhait d’être échangé. Kekalainen s’est contenté d’affirmer sa confiance envers le trio de gardiens des Sabres, mené par Ukko-Pekka Luukkonen et Alex Lyon, qui sortent tous deux d’une saison de 20 victoires.

« Nous ne sommes en aucun cas satisfaits, a lancé Kekalainen en évaluant les résultats de la dernière saison. J’ai dit à l’équipe que c’était “pas mal”. Mais “pas mal”, ce n’est pas suffisant. »

Sa promotion au poste de conseiller principal, après le congédiement de Kevyn Adams à la mi-décembre, a stimulé le redressement des Sabres. Ils sont passés de la dernière place du classement de l’Association Est à une première saison de 50 victoires depuis 2006-07, terminant l’année avec une fiche de 39-9-5.

Les Sabres misent sur un meilleur début de saison cette année, tout en s’appuyant sur leur identité combative et leur constance.

« Nous avons fait nos preuves dans l’adversité, a soutenu Thompson, avant de souligner que les résultats de l’an dernier ne comptent plus pour cette saison. Ça ne nous garantit pas d’atteindre le même niveau. Il faudra aller le chercher. »

Texte de John Wawrow, The Associated Press