John Chayka n’aurait pu rêver d’un plus beau cadeau tombé du ciel.
Surtout en ce moment.
En touchant le gros lot à la loterie de la LNH, le nouveau directeur général des Maple Leafs de Toronto voit d’abord la controverse reliée à sa nomination reléguée au second plan dans un marché qui était jusqu’à mardi soir colérique.
Reste maintenant à voir si l’ancien DG des Coyotes de l’Arizona saura rallier les sceptiques à sa cause en utilisant le tout premier choix du prochain repêchage intelligemment.
Car des options, il en a.
En sélectionnant l’un ou l’autre des attaquants Gavin McKenna et Ivar Stenberg, considérés comme les deux plus beaux espoirs disponibles, les Maple Leafs ont d’abord l’opportunité d’insérer un joueur à leur top-6 dès la saison prochaine.
Pour un club qui semblait déjà pencher pour une réinitialisation – un reset en bon français – plutôt qu’une longue reconstruction, l’ajout de McKenna ou Sterberg constitue ici un point de départ idéal.
D’abord et surtout parce cela se fera à un modeste prix, expose le journaliste James Mirtle dans une analyse publiée mercredi sur le site de The Athletic.
Peu importe s’il touchait ou non les bonis à la performance attachés à son contrat d’entrée, le salaire éventuel de l’élu ne comptera que pour un maximum de 1,025 million $ sur la masse salariale des Leafs la saison prochaine.
Une aubaine considérant que McKenna et Sterberg ont le potentiel d’amasser leur part de points dès leur entrée dans le circuit.
Car contrairement aux Connor Bedard et Macklin Celebrini, qui se sont avant eux joints à des clubs dégarnis et en pleine reconstruction – les Blackhawks de Chicago et les Sharks de San Jose – McKenna et Sterberg risquent de jouer aux côtés de joueurs étoiles, de vétérans établis et de vedettes en devenir.
Auston Matthews, William Nylander, John Tavares et Matthew Knies ne sont que quelques-uns des leurs compagnons de trio potentiels.
Avec une marge de manœuvre d’environ 24 M$ sous le plafond salarial projeté de 104 M$ en vigueur dès l’an prochain dans la LNH (avant les signatures des joueurs autonomes avec compensation Nicholas Robertson et Matias Maccelli), Chayka disposerait par ailleurs d’un beau pactole pour trouver l’ailier droit manquant sur ses deux premiers trios, ajoute Mirtle.
À moins que le nouveau patron n’emprunte une avenue complètement à contresens…
Car pour faire la percée en séries attendue depuis déjà trop longtemps à Toronto, les Leafs doivent irrémédiablement obtenir des renforts en défense. Pour ce faire, Chayka pourrait être tenté de monnayer l’un de ses attaquants étoiles, hypothétise Mirtle.
Qui sait, il n’aura peut-être pas le choix si Auston Matthews n’était pas enchanté à l’idée de poursuivre l’aventure à Toronto et décidait de réclamer un nouveau départ ailleurs dans la LNH.
Et, il y a toujours l’option qui ramènerait sans doute instantanément Chayka dans le camp des mal-aimés : échanger le premier choix et reculer sa sélection de quelques rangs pour obtenir un défenseur de premier plan déjà établi. Ou plus simplement, tirer le maximum de la valeur de ce premier tour de parole.
Chayka a un peu plus d’un mois et demi pour réfléchir.
Et ne pas se tromper.





