Jusqu’à maintenant, la finale de la Coupe Stanley répond aux attentes.
Les Golden Knights de Vegas et les Hurricanes de la Caroline offrent tout un spectacle aux amateurs avec deux matchs chaudement disputés. Lors du premier affrontement, Vegas a renversé la vapeur après un bon début de match des champions de l’Est pour l’emporter 5 à 4.
Jeudi soir, les Hurricanes semblaient sur le point de quitter leurs partisans avec un retard de 2 à 0 dans la série comme ils tiraient de l’arrière par ce pointage jusqu’à mi-chemin du troisième engagement. Une fin de match spectaculaire s’est soldée avec le but vainqueur de Seth Jarvis en prolongation.
Si les amateurs sont certainement sur le bout de leur siège, l’entraîneur-chef des Hurricanes Rod Brind’Amour semble aussi dans cet état d’esprit alors qu’il ne peut pas se permettre le moindre relâchement et il sent qu’il doit être prêt à faire face aux éventualités. Il a d’ailleurs relevé dans son point de presse vendredi avant le départ pour Vegas de la notion de « stress » pour les entraîneurs. Ce commentaire vient tout de même de l’ancien joueur qui a vécu la joie de soulever la coupe Stanley en 2006 avec une victoire lors du septième match de la série contre les Oilers d’Edmonton. Sans mentionner cette possibilité, cette confrontation contre les Golden Knights semble avoir les éléments pour que le trophée soit remis au terme d’un match ultime.
« La manière dont les matchs se sont déroulés jusqu’ici, ça ajoute à cette situation. Certainement qu’il y a un ajout de stress sur les entraîneurs. On en profite toutefois et je pense que c’est le cas de tout le monde. Espérons que ça continue », a soutenu l’ancien joueur.
Les Hurricanes sont d’autant plus satisfaits d’avoir créé l’égalité dans la série, car nul doute qu’ils se présentent à Vegas avec confiance. La troupe de Brind’Amour est toujours parfaite en six affrontements sur les patinoires adversaires lors des présentes séries.
Le gardien Frederik Andersen ne voit pas d’approche particulière de son groupe en territoire hostile. Il a simplement rappelé que si ses coéquipiers sont en mesure d’imposer leur style, il devient très difficile pour leurs adversaires de répliquer.
« Je ne pense pas qu’on s’en fait. On se concentre sur nos fondations dans notre jeu et c’est ce qui fait notre succès. Il y a de l’effort individuel, mais lorsque nous sommes à point, c’est vraiment un effort d’équipe et je l’ai déjà dit, ce n’est pas plaisant de jouer contre nos gars lorsqu’ils patinent et jouent de la sorte. »
Brind’Amour a encore une fois vanté le travail des Golden Knights et si les Hurricanes ont semblé être en mesure de contrôlé des matchs du début à la fin lors des tours précédents, cette réalité ne semblera pas s’appliquer en finale. Il devient pour lui à ce moment difficile d’exiger à ses joueurs de connaître « leur meilleur match ».
« Il y a évidemment une meilleure énergie aujourd’hui que ça n’aurait pu l’être. On comprend que l’on doit jouer d’une manière afin de se donner une chance. J’ai l’impression que c’est ce que nous avons fait en début de match et à la fin. Ce serait bien pendant 60 minutes, mais je ne pense pas que ce sera possible comme c’est une bonne équipe », a-t-il commenté au lendemain de la remontée en troisième période.
De son côté, John Tortorella n’a pas laissé entrevoir que cette série ajoutait une quelconque nervosité ou pression sur ses épaules. L’entraîneur-chef des Golden Knights de Vegas est demeuré très bref dans ses réponses devant les médias vendredi, ne voulant visiblement pas étirer son séjour dans la salle de presse.
« Nous allons bien et nous sommes prêts à jouer. J’aime plusieurs éléments de nos deux premiers matchs », a-t-il offert comme réponse.




