MONTRÉAL – Marc-Édouard Vlasic n'est pas heureux d'agir comme spectateur et à 37 ans, il peut se permettre de le dire sans détour.
Même s'il a plus de 1300 matchs derrière la cravate, Vlasic n'est pas du style à accepter un tel rôle sur une base régulière avec les Sharks de San Jose.
Lundi soir, il était en uniforme dans une défaite en prolongation face aux Jets de Winnipeg. Cependant, il avait été écarté des quatre matchs précédents de son club.
Rétabli depuis les Fêtes, Vlasic avait été relégué à la galerie de presse pour sept matchs des Sharks durant le mois de janvier.
« Ce n'est pas à moi de décider, mais quand j'ai joué, j'ai bien fait. Évidemment, on est en reconstruction, mais ce n'est pas ma décision. Il faudrait demander à l'entraîneur », a-t-il répondu avec un ton qui ne laissait pas place à interprétation.
Relancé pour expliquer le tout, il s'est limité à répéter « tu demanderas à l'entraîneur ».
« On est une jeune équipe, on veut voir ce que certains de nos jeunes défenseurs peuvent accomplir. Mais il a fourni de très bonnes minutes au dernier match, il va jouer jeudi soir », a expliqué son patron immédiat, Ryan Warsofsky, en parlant du duel contre le Canadien au Centre Bell.
Vlasic, qui est plus vieux que son entraîneur de quelques mois, a assuré que ce n'était pas une question de santé.
« J'étais blessé en première moitié de saison, mais depuis, je suis à 100% », a précisé le gaucher.
Bien sûr, ce n'est pas pour rien que les Sharks occupent le dernier rang de la LNH. La troupe californienne peine à s'extirper de son rendement de -70 au chapitre des buts.
Cela dit, des progrès ont été effectués lors de trois des quatre dernières sorties alors que les Sharks ont été en mesure de limiter leurs adversaires à sept buts. Toutefois, dans l'autre rencontre, contre les Stars de Dallas, ils ont encaissé un revers de 8 à 3.
Voilà un point qui encourage Vlasic.
« Contre les Jets et les Flames, on a réussi deux bons matchs. En plus, contre les Jets, on est arrivés à 3 h du matin et c'était notre deuxième match en deux jours alors qu'ils étaient reposés. C'est du positif de ne pas se faire planter 8-2 ou 8-3 à chaque match. Il faut continuer dans ce sens pour les derniers matchs », a souhaité Vlasic qui ne se débrouille pas trop mal (avec un différentiel de -3) en comparaison avec ses partenaires de la brigade défensive.
À l'autre extrémité du petit vestiaire des visiteurs au Centre Bell, on avait posé quelques questions à Tyler Toffoli qui a accepté de s'engager dans la reconstruction des Sharks pour les quatre prochaines années selon un salaire annuel de six millions.
« Tu comprends dans le projet dans lequel tu t'embarques, mais ce n'est jamais facile de perdre », a convenu Toffoli.
En attendant une évolution collective, Toffoli s'assure de bien encadrer ses nombreux jeunes coéquipiers à commencer par Macklin Celebrini.





