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Edmonton ou Toronto? Quelle est la meilleure destination?

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« Je ne suis pas sûr pour Patrick, mais j'aurais bien vu un gars comme Guy! »

« Je ne suis pas sûr pour Patrick, mais j'aurais bien vu un gars comme Guy! »

McDavid voudra-t-il quitter les Oilers?

McDavid voudra-t-il quitter les Oilers?

Mettez-vous ce matin dans les souliers d’un entraîneur-chef à la recherche d’une nouvelle occasion pour diriger dans la LNH.

Pour le plaisir de l’exercice, appelons-le disons… Bryce Clarity.

Notre homme a du vécu derrière des bancs du circuit Bettman. Il y a passé les dix dernières saisons à donner ses instructions à ses joueurs, les menant jusqu’au but ultime, la coupe Stanley.

Ses réussites font sans contredit de lui le candidat no 1 pour tout poste à pourvoir dans le circuit Bettman.

Ainsi, s’il avait à choisir entre ceux des Maple Leafs de Toronto ou des Oilers d’Edmonton, qui se sont tous les deux libérés en moins de 24 heures, lequel lui offrirait les meilleures chances de réussite?

Examinons ça de plus près.

Deux ans pour gagner à Edmonton

Sans surprise, les Oilers ont officiellement montré la porte à Kris Knoblauch tôt jeudi matin, moins de 48 heures après que l’informateur Frank Seravalli ait essentiellement annoncé en primeur son congédiement à venir en révélant que les Oilers avaient demandé la permission aux Golden Knights de Vegas de s’entretenir avec Bruce Cassidy (ça ne vous rappelle pas quelqu’un?).

Les Knights n’ont pas fait cette faveur à leurs rivaux de division, eux qui paient encore le salaire de Cassidy jusqu’à la conclusion de la prochaine campagne.

Qui sait si les Oilers ne parviendront pas à les convaincre de changer d’idée, mais une chose est certaine, le temps presse pour le club albertain de trouver un entraîneur d’expérience avant que la fenêtre ne se referme sur leurs doigts.

Car Connor McDavid leur donne essentiellement deux ans pour rafler (enfin) les grands honneurs. C’est l’échéancier que la supervedette a imposé à ses patrons en ne signant qu’une prolongation de contrat de deux ans et 25 millions $ qui entrera en vigueur l’automne prochain.

Le directeur général Stan Bowman a ainsi le mandat de bâtir la formation la plus solide pour tirer profit de ce qui pourraient être les deux dernières saisons de McDavid à Edmonton.

Le complice de McDavid Leon Draisaitl étant sous contrat jusqu’à la conclusion de la saison 2029-2030, avec à la clé un salaire annuel moyen de 14 millions $, le DG des Oilers devra se montrer créatif pour offrir à faible coût un personnel de soutien productif à son monstre à deux têtes.

Avec en plus les défenseurs Evan Bouchard et Darnell Nurse qui commanderont un salaire combiné de 19,75 M$ lors des deux prochaines années, Bowman ne dispose que de peu marge de manœuvre pour offrir à McDavid et son futur entraîneur-chef les pièces manquantes.

Le plafond salarial ayant été fixé à 104 M$ l’an prochain, Bowman a selon le site PuckPedia un peu moins de 17 M$ à dépenser avec 11 joueurs autonomes en devenir dans son effectif, huit d’entre eux sans compensation.

La brigade défensive posant encore problème, Bowman devra entre autres s’attarder à celle-ci. Et, bien sûr, il y a l’éternel problème devant le filet qui tarde encore à être solutionné.

« Je suis inquiet, nous avons pris des pas de recul » Les commentaires de Leon Draisaitl, Connor McDavid et Kris Knoblauch lors du bilan des Oilers après leur élimination aux mains des Ducks.

McDavid et Draisaitl ne se gênant pas pour affirmer que l’équipe avait fait un pas en arrière inquiétant en s’inclinant dès le premier tour devant les Ducks d’Anaheim après deux participations de suite à la finale, la saison morte s’annonce décisive à Edmonton.

Déjà, elle s’est mal amorcée avec la façon dont Knoblauch a appris qu’il n’était plus l’homme de la situation avant même qu’il ne commence à écouler la première année de son nouveau contrat de trois ans.

Le temps presse. Son successeur n’est pas encore embauché que déjà, il est sous pression. Un contexte qui n’est pas pour tout le monde.

Gagner ou reconstruire à Toronto?

La pression de gagner n’est pas moins suffocante à Toronto. Reste à voir combien de temps on donnera au remplaçant de Craig Berube pour réussir là où trop d’entraîneurs ont échoué avant lui.

Car chez les Maple Leafs, contrairement à Edmonton, une opportunité de reconstruire sur des bases solides s’offre au nouvel homme aux commandes, John Chayka.

Chayka sentait qu'un changement s'imposait John Chayka explique les raisons derrière le congédiement de Craig Berube.

Les Dieux du hockey leur faisant une autre faveur, les Maple Leafs ont récemment remporté contre toute attente la loterie du repêchage de la LNH et ainsi obtenu le privilège de sélectionner Gavin McKenna ou Ivar Stenberg.

Peu importe lequel de ces deux attaquants sera repêché, il pourra dès l’an prochain se greffer au top-6 offensif torontois, et ce à moindre coût qu’un joueur autonome sur le marché.

À l’instar des Oilers, les Leafs disposent d’une marge de manœuvre appréciable d’un peu plus de 22 M$ en vue de la prochaine campagne avec sept joueurs autonomes en devenir, dont deux peuvent être libres comme l’air le 1er juillet (Calle Jarnkrok et Troy Stetcher). Des renforts en défense sont toujours attendus et un attaquant capable de jouer sur les deux premiers trios reste aussi à trouver.

Chayka devra toutefois dépenser judicieusement l’argent à sa disposition pour convaincre son joueur étoile Auston Matthews de ne pas louer un camion de déménagement.

S’il n’y parvient pas, la reconstruction apparaît inévitable. De quoi donner au futur entraîneur-chef un peu de jeu et lui permettre de respirer dans la parfois très suffocante pression torontoise.

Alors, selon vous, laquelle de ces deux opportunités serait la plus attrayante pour Bryce... ou tout autre (vrai) entraîneur-chef à la recherche d’un nouveau mandat?

Edmonton ou Toronto?