OTTAWA — L’heure n’est pas au découragement et encore moins à la panique chez la Victoire de Montréal. À quelques heures du quatrième match de la série finale de la Ligue professionnelle de hockey féminin, le même mot revenait chez les joueuses qui ont rencontré les journalistes mercredi matin: excitées.
Ce quatrième match, qui sera disputé au Centre Canadian Tire, est devenu nécessaire quand la Charge d’Ottawa a arraché un gain de 2-1 lundi devant ses partisans, après deux revers en prolongation à la Place Bell lors des deux premiers duels.
Après avoir concédé l’avance à la formation montréalaise au troisième vingt, la Charge a réagi avec deux buts au fil des six dernières minutes du temps réglementaire pour éviter l’élimination et priver la Victoire d’une première conquête de la coupe Walter.
Selon l’attaquante Kaitlin Willoughby, le troisième match est du passé, mais il faut en retenir des leçons, notamment dans la façon de jouer pour protéger une avance.
« Bonne, positive. On est toutes excitées. Ce n’est pas pour rien que c’est une série au meilleur de cinq matchs », a-t-elle d’abord mentionné lorsqu’elle a été invitée à décrire l’ambiance au sein de l’équipe.
« On met (le troisième) match derrière nous et on en tire les leçons. Quand on mène au score, on doit garder le pied sur l’accélérateur. On sait que (la Charge) va se battre désespérément si elle tire de l’arrière, et on doit juste garder cette énergie. Si on mène dans un match, il faut vraiment protéger cette avance », a renchéri Willoughby, l’une des 10 joueuses à avoir participé à une séance d’entraînement optionnelle sur la glace du Centre Canadian Tire, en matinée.
L’attaquante Natalie Mlynkova a également insisté sur l’importance de fermer la porte à la Charge lorsque la Victoire détient l’avance au tableau indicateur.
« Il faut simplement mieux gérer la fin des matchs, surtout quand on mène et qu’il ne reste plus beaucoup de temps. On doit trouver comment mieux jouer en défense et ne pas leur laisser d’occasions. On voit bien que c’est une excellente équipe et on savait qu’il y aurait une riposte », a souligné l’attaquante tchèque.
« Peut-être que notre équipe était un peu nerveuse vers la fin, surtout quand Ottawa a commencé à mettre plus de pression. Il faut vraiment qu’on gère mieux ces dernières minutes », a repris Mlynkova.
« Tout se joue sur les détails. Un détail peut tout changer. On l’a clairement vu lors du dernier match. Nous devons prendre soin de la rondelle et nous assurer qu’elle ne finisse pas dans le filet. »
La défenseuse Nadia Mattivi ressentait aussi de l’excitation à quelques heures de ce match qui pourrait couronner la formation montréalaise pour la première fois de son histoire.
« On est impatientes, on connaît l’enjeu. Évidemment, quand on a perdu il y a deux jours, il fallait digérer (la défaite). Mais on attend toujours le prochain match avec impatience. Hier et ce matin, on était vraiment impatientes. On a hâte de sauter sur la glace. »
En attendant la mise en jeu initiale de ce quatrième affrontement, Mattivi savoure ses premiers matchs éliminatoires dans la LPHF.
« C’est tellement excitant. Je pense que le simple fait de vivre ça avec les filles et peut-être de remporter une coupe, dès la première tentative, c’est vraiment quelque chose d’incroyable. Cette première expérience, on ne vit ça qu’une seule fois. Alors on essaie seulement de s’imprégner de tout ça et d’apprendre le plus possible. Honnêtement, je suis très enthousiaste, très heureuse. »
Du côté de la Charge, l’entraîneuse-chef Carla MacLeod a évité de dire que son équipe avait le vent en poupe à l’aube de cette quatrième rencontre.
« Chaque partie est une entité en soi, et il y aura forcément beaucoup de variables, des hauts et des bas tout au long d’un match. Toutefois, nous avons une grande expérience dans ce domaine et je pense que ce que notre équipe essaie de faire, c’est simplement de maintenir un plan d’attaque constant et d’éviter de nous laisser emporter par l’euphorie ou le découragement », a expliqué MacLeod.
« Lors du troisième match, on était menées par un but à mi-chemin de la troisième période, mais il n’y avait pas de panique sur le banc. Il s’agissait simplement de se demander comment on allait marquer le but suivant, et on a manifestement trouvé le moyen d’y parvenir. »



