Après un autre titre de saison régulière, la Victoire de Montréal complète sa préparation avant de s’attaquer aux séries de la LPHF.
Et dans sa quête d’une première Coupe Walter, la Victoire est devant un grand défi : celui d’affronter l’équipe double championne en titre, le Frost du Minnesota.
Est-ce enfin l’année de la victoire?
Un élément encourageant à l’aube de ce troisième parcours éliminatoire dans l’histoire de l’équipe, c’est sans doute la présence de Marie-Philip Poulin.
Parce que si les derniers mois de Poulin n’ont pas été faciles, le prochain pourrait être nettement plus positif.
Après avoir regardé les succès de ses coéquipières dans les gradins ou à la maison pendant dix rencontres, Capitaine Clutch est revenue au jeu juste à temps pour disputer le dernier match de la saison, samedi dernier, à Seattle.
« Depuis les Jeux olympiques aussi, disons que ça n’a pas été facile mentalement et physiquement. Je pense que ça fait partie de la vie d’athlète, de savoir comment se remonter les manches et comment aller au travail. Quand tu es à l’écart et que tu ne peux pas revenir, je pense que de voir les filles avoir autant de succès, j’étais vraiment fière de faire partie de la Victoire », a confié Poulin aux médias.
Cette fierté, la Victoire compte la transposer dès la demi-finale des séries, contre le Frost, qui compte peut-être sur la meilleure attaque du circuit.
Cette puissante attaque, qui a marqué 91 buts en 30 matchs, a été complètement réduite au silence avec seulement trois buts en quatre matchs contre Montréal et Ann-Renée Desbiens cette saison.
« Elles aiment prendre l’espace, puis foncer au filet. Il faudra jouer de façon physique pour les empêcher d’imposer leur style, ce qui devrait les frustrer », a expliqué Hayley Scamurra.
Au niveau de l’expérience, il est vrai le Frost a remporté les grands honneurs à deux reprises en deux saisons.
Il ne faut toutefois pas oublier que Montréal a fait l’acquisition pendant l’entre-saison de plusieurs joueuses qui ont de l’expérience en séries, dont Maggie Flaherty… qui a justement deux bagues de la Coupe Walter.
« Nous avons énormément d’expérience et pas seulement en LPHF. Nous avons tous joué de gros matchs. Nous savons rester calmes. Nous avons un groupe mature », s’est réjouie Flaherty.
C’est donc avec de l’expérience, de la profondeur et une gardienne au sommet de sa forme que Montréal voudra à son tour, lever le précieux trophée cette année.
« C’est en-haut de la liste c’est sûr, a dit Poulin. Les deux dernières années, on a terminé au sommet du classement, mais on ne traversait pas la première ronde. On est affamées. »
« Nous avons tellement travaillé fort cette saison. On a mis sur la glace un excellent produit, a ajouté Kori Cheverie. Avec les détails, un bon jeu défensif et notre profondeur, j’ai hâte de voir ce qu’on va accomplir. »
Les Montréalaises tenteront d’amorcer la série du bon pied dès samedi, 14h, devant leurs partisans, à la Place Bell.
Il faut dire qu’elles ont connu des succès records dans cet amphithéâtre cette saison comme le démontre leur fiche de 11 victoires et une seule défaite en prolongation.




