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Les célébrations de la Victoire enflamment le centre-ville

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La Victoire savoure sa conquête

La Victoire savoure sa conquête

« On a les meilleurs fans de la ligue »

« On a les meilleurs fans de la ligue »

« Du plus profond de nos cœurs, on est tellement reconnaissantes »

« Du plus profond de nos cœurs, on est tellement reconnaissantes »

« Je ne pensais pas que ce rêve-là était possible »

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« Notre 7e joueuse est tellement importante pour nous »

« Notre 7e joueuse est tellement importante pour nous »

« J'aime ma vie en ce moment »

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Les partisans montréalais de hockey ont enfin une raison de crier « Victoire ».

À bord d’un autobus étagé, les joueuses de la Victoire de Montréal ont brièvement déambulé samedi avant-midi dans le Quartier des spectacles pour célébrer leur conquête de la coupe Walter avec leurs partisans.

Le contingent s’est mis en route vers 11 h, à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Bleury, avec à sa tête, l’entraîneuse-chef Kori Cheverie et la directrice générale Danièle Sauvageau. Assises dans une voiture de collection — une Mercury Park Lane turquoise — elles ont brandi la reluisante coupe Walter sous les acclamations de la foule.

Marie-Phillip Poulin célèbre avec la Coupe Walter (Christopher Katsarov/The Canadian Press)

Les joueuses et le personnel de la Victoire ont défilé sur la rue Sainte-Catherine au rythme des « Olé olé » et des « Let’s go Victoire », parfois entamés par les spectateurs, d’autres fois, par les joueuses. Ces dernières n’ont pas hésité à inviter le public à se joindre à leur fête, notamment en versant des gorgées de bières aux plus téméraires depuis le haut de l’autobus.

Des milliers de partisans de tout âge s’étaient rassemblés sous un ciel dégagé au Parterre du Quartier des spectacles de Montréal, où les joueuses ont pu remercier leur public de fidèles.

Une foule de chandails bourgogne, bleu marin et crème recouvrait presque l’entièreté du gazon du Parterre. Selon le SPVM, 10 000 férus s’étaient déplacés pour les célébrations.

Avant de monter sur la scène aménagée pour l’occasion, les joueuses ont traversé la foule. La capitaine de l’équipe, Marie-Philip Poulin, menait le groupe en portant le trophée argenté au bout de ses bras.

La Victoire de Montréal (Christopher Katsarov/The Canadian Press)

Puis, à tour de rôle, les joueuses et les entraîneurs sont apparus sur scène. L’attaquante Abby Roque s’est présentée telle une rockeuse, en engloutissant sa bière avant de se la verser sur le visage. Armée d’un tuba, la Québécoise Amanda Boulier a fait son entrée en jouant les notes du « Olé olé ». Puis finalement, ce fut au tour de la capitaine, qui est apparue sur l’air de « We are the champions » de Queen, de galvaniser le public déjà acquis.

« De pouvoir enfin rapporter la coupe pour vous, aujourd’hui avec vous, c’est le meilleur feeling qu’on peut apporter», s’est exclamée Poulin, visiblement émue par la quantité de gens qui ont répondu présents. »

« On le sait qu’on a les meilleurs fans dans la ligue (...) On le savait qu’il allait y avoir du monde aujourd’hui, mais ça, ça...», a exprimé celle qu’on surnomme «Capitaine Clutch », avant que sa voix ne craque.

La cérémonie s’est conclue comme elle a commencé: dans une atmosphère de fête bien arrosée au cours de laquelle, comme le veut la tradition, les joueuses ont pu s’abreuver à même la coupe.

Marie-Phillip Poulin (Christopher Katsarov/The Canadian Press)
Kori Cheverie et Danièle Sauvageau (Christopher Katsarov/The Canadian Press)
Les partisans de la Victoire (Christopher Katsarov/The Canadian Press) (Christopher Katsarov/THE CANADIAN PRESS)

Rassembler et inspirer

« C’est impressionnant, nous sommes tellement fières des filles », a déclaré Josée Gauthier, une femme de 64 ans, rencontrée sur place.

Mme Gauthier était accompagnée de Sarah Pilotte, une femme de 33 ans. «C’est grâce à la Victoire si nous sommes devenues amies», a confié Mme Pilotte.

Les deux partisanes, détentrices d’abonnements, ont appris à se connaître au cours des matchs à la place Bell, car leur siège était côte à côte.

« On n’a pas manqué une partie à domicile », a affirmé Mme Gauthier, qui s’est même déplacée à Ottawa pour assister à la dernière partie de la finale qui opposait la Victoire à la Charge.

« Sarah ne pouvait pas venir, donc j’ai fait un appel vidéo avec elle lorsqu’elles ont remporté la coupe pour qu’elle puisse le vivre aussi », a raconté Mme Gauthier.

À quelques pas de là, des enfants perchés sur un banc faisaient virevolter des serviettes à l’effigie de la Victoire. Samuelle, une fillette de six ans, a confié à La Presse Canadienne qu’elle suit la Victoire depuis la création de la LPHF, en 2023, alors qu’elle n’avait que trois ans.

Elle souhaite un jour garder les buts avec la même hargne que celle de sa joueuse préférée, la gardienne vedette de la Victoire, Anne-Renée Desbiens — une nouvelle porte qui s’ouvre enfin pour toute une génération de Québécoises.

« De montrer aux petites filles, aux garçons, aux familles, aux parents, que tout ça c’est possible un jour, c’est remarquable », a souligné Poulin, rencontrée en marge des célébrations.

« On démontre que le sport comme celui du hockey n’est pas juste un sport de gars, c’est un sport de fille aussi », a déclaré de son côté la mairesse de Montréal, Soraya Martinez-Ferrada.

« C’est une année des femmes », a poursuivi Mme Martinez-Ferrada, en référence à l’élimination qu’a subie le Canadien de Montréal vendredi soir aux mains des Hurricanes de la Caroline. Celle-ci a par ailleurs soulevé l’idée d’organiser un événement pour célébrer le parcours du Tricolore en séries.

Et même si un flou persiste quant au retour au jeu de Poulin, qui traîne une blessure au genou droit depuis les Jeux olympiques, la capitaine a assuré que l’envie de remporter un deuxième championnat est belle et bien présente.

« Avoir la chance d’en gagner une, ça donne le goût (d’en gagner une autre), ça c’est sûr ».