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L’été des décisions pour Poulin et Stacey

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L'heure des décisions pour la Victoire

L'heure des décisions pour la Victoire

Poulin et Stacey : entre incertitude et transitions difficiles

Poulin et Stacey : entre incertitude et transitions difficiles

Retraite? « Pour l’instant, je n’ai pas pensé à ce mot… »

Retraite? « Pour l’instant, je n’ai pas pensé à ce mot… »

« On planifie de fonder notre équipe autour de Marie-Philip et Laura »

« On planifie de fonder notre équipe autour de Marie-Philip et Laura »

Des discussions avec Poulin pour l’avenir

Des discussions avec Poulin pour l’avenir

« On a le plus beau [trophée] de la gang »

« On a le plus beau [trophée] de la gang »

Après une semaine de célébrations qui sont loin d’être finies, deux des plus importantes joueuses de la Victoire de Montréal – Marie-Philip Poulin et Laura Stacey – ont reconnu qu’elles seront confrontées tôt ou tard au même dilemme que Plastic Bertrand : stop ou encore?

À l’occasion du bilan de fin de saison de l’équipe organisé mercredi midi à l’Auditorium de Verdun, la capitaine et son adjointe – qui forment un couple dans la vie – ont révélé qu’elles sont sorties particulièrement amochées de la dernière campagne et qu’elles ne pouvaient toujours pas confirmer qu’elles seront bel et bien de retour avec le club la saison prochaine.

Poulin a connu une année éprouvante en se blessant au genou droit pendant le tournoi des Jeux de Milan-Cortina, en février, blessure qu’elle a aggravée à la mi-mars à son troisième match au retour des Jeux et qui lui a ensuite fait rater dix rencontres. L’attaquante étoile est finalement revenue au jeu juste à temps pour le dernier rendez-vous de la saison régulière.

Mais malgré le fait qu’elle a dû porter une orthèse qui l’a obligée à « puiser » tout au long du printemps, Poulin a été nommée joueuse par excellence des séries éliminatoires après avoir inscrit deux buts – les deux gagnants – et récolté six mentions d’aide en neuf matchs.

« Mettre l’équipement vers la fin, c’était dur, car la jambe pesait entre cinq et dix livres de plus, a expliqué la Québécoise. C’étaient des moments vraiment difficiles, mais encore une fois... mentalement, physiquement, quand c’est connecté, tu peux aller vraiment très loin. »

Poulin a ensuite précisé qu’elle est toujours en attente de résultats de tests afin de savoir si une opération s’avérera nécessaire et c’est pourquoi elle n’était pas en mesure de répondre aux questions sur son avenir à court terme. Et qu’en est-il alors de celui à plus long terme?

« C’est certain qu’il va y avoir des décisions à prendre dans les prochaines semaines, a-t-elle dit après un moment d’hésitation. Pour le moment, je pense juste à essayer de revenir et à me [rééduquer] de la bonne manière... je ne sais pas exactement ce qui va se passer...

« Je pense juste qu’il faut y aller une journée à la fois en attendant les résultats. Je vais voir. »

Quant à Stacey, elle s’est blessée au genou gauche pendant le premier match de la finale contre la Charge d’Ottawa. Sur le moment, l’attaquante s’était tordue de douleur sur la patinoire, mais était miraculeusement revenue au jeu par la suite, obtenant même une passe sur le but vainqueur marqué par Abby Roque au début de la période de prolongation.

« C’est l’une des pires douleurs que j’ai ressenties. C’était terrifiant, s’est-elle remémorée.

« Honnêtement, je ne sais pas comment la blessure est arrivée, mais le personnel médical de cette organisation est exceptionnel. Je n’aurais jamais pu retourner sur la glace sans lui. Plusieurs personnes travaillent dans l’ombre, nous ne les voyons pas souvent, mais leur impact a été énorme sur le club et, bien évidemment, sur notre victoire à la coupe Walter. »

Au-delà des enjeux liés à leur santé, Poulin et Stacey ont manifesté dans le passé le désir de fonder une famille. À 35 et 32 ans, respectivement, les deux joueuses avaient d’ailleurs déjà convenu au cours des derniers mois de profiter « à fond » de cette « folle » campagne.

« Nous n’avons pas encore eu de conversations sérieuses à ce sujet, a raconté Stacey. Nous profitons pleinement du moment présent, parce qu’il s’agit d’une chance d’une vie!

« Nous ne savons pas encore de quoi la prochaine année sera faite. La première étape est de savoir où nous en sommes sur le plan physique. Nous pourrons ensuite réfléchir à notre bien-être et à ce que nous voulons pour notre famille. Nous n’avons pas pensé à la suite. »

Peu importe ce que les deux joueuses décideront, la directrice générale Danièle Sauvageau a déjà confirmé qu’elle protégera Poulin et Stacey – en plus de la gardienne Ann-Renée Desbiens – en vue du processus d’expansion avec l’ajout de quatre nouvelles organisations.

« Il y a la [rééducation] des deux joueuses, c’est certain. Maintenant, elles parlent de famille depuis plusieurs années; quand est-ce que ça va arriver? Ce n’est pas clair, ni pour elles ni pour nous. Puis quand ça va arriver, ça va arriver, parce que s’il y a deux personnes qui vont être de magnifiques mamans, c’est bien Laura et Marie, a dit la DG au sujet de ses vedettes.

« Mais pour l’instant, nous planifions autour de ces deux joueuses. Ce sont les joueuses qui ont fondé cette équipe. Elles étaient là la première année, nous les avons ensuite protégées la deuxième année et c’est évidemment dans notre intention de continuer. Quand le solage [d’une maison] est fort, tu continues et tu peux ensuite décorer ta maison différemment. »

L’entraîneuse-chef Kori Cheverie a finalement été très, très peu loquace sur le sujet en refusant de se prononcer sur le futur de deux joueuses qui lui ont permis de remporter son premier championnat et possiblement de sauver son emploi. « Nous travaillons à former la meilleure équipe possible, a succinctement répondu celle qui est par ailleurs fortement pressentie pour succéder à Troy Ryan à la tête de l’équipe nationale canadienne féminine.