Vous pourrez suivre une émission spéciale sur le défilé de la Victoire dès 10 h 30 samedi à RDS Info et sur le RDS.ca.
MONTRÉAL — L’une après l’autre mercredi, Laura Stacey et Marie-Philip Poulin ont laissé planer une certaine incertitude quant à leur avenir à plus ou moins long terme au hockey. Entre les deux, la gardienne de but Ann-Renée Desbiens, l’autre membre du trio qui a permis de former les assises de la Victoire de Montréal sur la patinoire, a clairement annoncé qu’elle n’a pas encore envie d’accrocher ses patins.
« Je sais que je veux continuer à jouer, ça c’est certain. L’année prochaine, j’ai l’intention d’être là », a déclaré Desbiens lorsqu’elle s’est fait demander où elle en était, dans sa tête, sur les plans professionnel et personnel, lors du bilan de fin de saison de la Victoire.
« S’il y a d’autres projets qui arrivent dans ma vie, je vais les prendre à bras ouverts, il n’y a aucun doute là-dessus. Je ne sais pas. Ce que la vie m’apporte, j’en profite une journée à la fois présentement. Mais c’est certain que ce n’était pas ma dernière saison dans la ligue. »
Au passage, Desbiens a livré un message aux prochains dirigeants de l’équipe nationale du Canada : elle aimerait bien vivre le Championnat du monde de hockey féminin, en novembre prochain au Danemark. Et le suivant, pour des raisons bien évidentes.
« Oui, le Championnat du monde. Il y en a un à Québec, aussi, qui s’en vient. Je sais que ma famille l’a encerclé sur le calendrier », a raconté Desbiens, en parlant de l’édition de 2027 de l’événement organisé par la Fédération internationale de hockey sur glace.
« Donc, j’ai l’intention de continuer de jouer avec le Canada. C’est un honneur de représenter mon pays, c’est un honneur de compétitionner au plus haut niveau qui existe. Donc, tant que les personnes vont me choisir, je vais être là. »
La mêlée de presse de Desbiens dans le vestiaire de la Victoire aura, en quelque sorte, mis le point final à une campagne fabuleuse pour l’athlète de Clermont.
En saison, elle a dominé la LPHF avec sa moyenne de buts alloués de 1,11 et son taux d’arrêts de ,955. Ses sept jeux blancs n’ont été surpassés que par Aerin Frankel, du Fleet de Boston, qui en a récolté huit.
Lors des séries éliminatoires, Desbiens a enchaîné avec une moyenne de 1,40 et un taux d’arrêts de ,944. Des statistiques inférieures, direz-vous? Dans les faits, oui.
Mais ces statistiques incluent un premier match éliminatoire, contre le Frost du Minnesota, lors duquel Desbiens a accordé cinq buts pour la première fois de sa carrière dans la LPHF, dans un revers en prolongation.
Dans les huit parties qui ont suivi et qui ont mené à la conquête de la coupe Walter, Desbiens a affiché une moyenne de 1,01 et un taux d’arrêts de ,959.
« Je n’ai pas patiné de l’été. Je pense que je vais reprendre la même recette! », a d’abord lancé Desbiens lorsqu’elle s’est fait demander si elle avait fait quelque chose de particulier pendant l’entre-saison pour offrir un tel rendement.
Puis plus sérieuse, elle a rendu hommage à l’environnement dans lequel elle évolue maintenant sur une base quotidienne.
« On en a parlé souvent au courant de la saison. Je pense que le fait d’avoir le volume de matchs que la ligue a apporté aide, justement, à trouver cette régularité dans tes performances. L’année un (de la LPHF), je pense que j’avais peut-être joué dans 50 matchs au total les quatre années précédentes. C’est certain, des fois, que ça prend du temps à trouver le rythme », a-t-elle fait remarquer.
« Mais j’adore le défi de la Ligue, j’adore les opportunités qu’on a. Le niveau de jeu à chaque partie est excellent. Donc, quand tu as l’opportunité de pratiquer avec les meilleures, de jouer avec les meilleures, tu t’améliores. Et puis, j’espère continuer de m’améliorer les prochaines saisons. »
Jeudi dernier, à peine quelques heures après le triomphe final de la Victoire sur la glace du Centre Canadian Tire, le nom de Desbiens était également apparu, aux côtés de ceux de Frankel et de Gwyneth Philips, de la Charge d’Ottawa, pour le titre de meilleure gardienne de but dans la LPHF.
Ce sont deux honneurs qui pourraient facilement lui revenir et qui s’ajouteraient alors au titre de gardienne de l’année qui lui a été attribué à l’issue de la saison 2024-2025, devant, là aussi, Frankel et Philips.
Mais si jamais Desbiens devait quitter la cérémonie de présentation des trophées les mains vides, le 16 juin prochain à Detroit, elle ne versera aucune larme.
« Ah, j’ai déjà celui qui compte le plus. On a la coupe Walter. On en parlait plus tôt avec Marie-Philip et Danièle (Sauvageau); l’année passée, on aurait échangé tous les trophées individuels pour celui-là. Donc peu importe ce qui va arriver cette année, ça ne me dérange pas. On a le plus beau de la gang. »





![« On a le plus beau [trophée] de la gang »](https://bellmediainc-bnn-bloomberg-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/https%3A%2F%2Farc-goldfish-bellmediainc-thumbnails.s3.amazonaws.com%2F05-27-2026%2Ft_e4db4afb91e44048bbaaeeb60e114158_name_2026_5_27_a8a12e8b_3e03_418c_b367_31594e5a5626_jpeg_1920x1080.jpg?auth=0bcb8a62efb2e306bc77fbf3d1069f05218c6df82969b2b951babea13eebfc03&width=960&height=540&smart=true&quality=80)




