Mondial Junior

Né pour le hockey, Desnoyers collectionne l’or

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ST. PAUL – Caleb Desnoyers aime dire qu’il est né pour jouer au hockey. À voir le plaisir qu’il répand à l’aréna et les championnats qu’il accumule, on dirait qu’il a trouvé son but.

À 18 ans seulement, l’attaquant originaire de St-Hyacinthe possède un palmarès à faire rougir une tonne de grands hockeyeurs canadiens.

Desnoyers a mérité l’or :

- au Défi mondial M17 en 2023

- au Championnat mondial M18 en 2024

- à la Coupe Hlinka-Gretzky en 2024

S’il parvient à triompher au Championnat mondial junior, lui et le gardien Jack Ivankovic deviendraient les deux premiers joueurs canadiens à avoir gagné ces quatre titres.

Ah oui, il a également remporté le Challenge M18AAA en plus de conquérir le championnat des séries éliminatoires M18AAA et de mener les Wildcats de Moncton à se qualifier pour la coupe Memorial en 2025.

Mais laissons les honneurs de côté. Pourquoi?

Parce que Desnoyers raffole tout simplement du hockey, ce jeu qui le rend heureux.

« Je respire et je bois du hockey », a imagé Desnoyers qui aime aussi beaucoup la pêche.

« Si je n’étais pas un joueur de hockey, c’est un peu plate à dire, mais je ne sais pas ce que je ferais. On est des passionnés, je vis pour ça. »

Concrètement, ça veut dire que Desnoyers parvient à s’exprimer sur la patinoire. Il comprend les petites nuances du jeu permettant d’exposer ses forces.

Il a tout autant de plaisir à rigoler dans les corridors d’aréna, à divertir ses coéquipiers avec son énergie et même à bavarder avec les journalistes sans se prendre au sérieux.

« Depuis que je suis jeune, je suis fier d’être la même personne dans le vestiaire ou avec vous (les médias). Pour certains gars, ça va changer un peu », a réagi Desnoyers en vantant ses parents pour les valeurs inculquées à lui et ses frères Elliot et Théo.

Elliot a été repêché, en 2020, en cinquième ronde par les Flyers de Philadelphie alors que le papa, David, a joué dans la LHJMQ au début des années 1990. Il ne faut pas oublier sa mère, Martine, qui connaît très bien le hockey.

Quant à Théo, il a quitté ce sport au niveau midget. Il est revenu au Québec, avant Noël, d’une session d’études en Corée du Sud.

Son parcours différent vient justement procurer un équilibre dans cette famille qui vibre autour du hockey.

« Théo, c’est une personne en or. Il est un peu plus l’artiste de la famille, il amène une énergie incroyable et de belles valeurs. Sans lui, on ne serait pas les mêmes personnes, on est choyés de l’avoir dans notre vie. Il est capable d’amener le côté drôle dans la famille, il détend l’atmosphère. On s’amuse beaucoup ensemble. Il fait une différence dans la vie des gens, tout le monde apprécie être avec lui », a confié Desnoyers avec l’amour d’un frère.

Théo est arrivé au Minnesota pour le dernier droit du Championnat mondial junior. Quant à Elliot, il a fait un aller-retour de 9 heures de route pour venir le voir jouer. Si le Canada atteignait la finale, il profiterait d’une pause au calendrier de son équipe ECHL pour assister à ce grand rendez-vous qu’il a remporté en 2022.

Ce serait la première fois, depuis l’été, que les trois frères sont réunis.

Desnoyers n’a pas tardé à se défaire du rôle du 13e attaquant pour devenir un pilier sur le troisième trio. Il se promet de briller encore davantage dans les matchs cruciaux.

« J’étais confiant que j’allais pouvoir démontrer ce que je peux accomplir, que le démon en moi allait s’exprimer. Les gros matchs s’en viennent, ceux pour lesquels je suis né. Je suis vraiment excité et je sais que je peux faire encore mieux », a-t-il confié avec son côté perfectionniste.

Desnoyers ravit les dirigeants du Mammoth

À l’image de Kent Hughes qui est venu épier les espoirs du Canadien et les joueurs les plus prometteurs du tournoi, le Mammoth de l’Utah a délégué plusieurs représentants au Minnesota.

On a pu discuter avec Darryl Plandowski, le directeur du recrutement amateur du Mammoth. Il nous a appris qu’une autre histoire de famille avait influencé le Mammoth à repêcher Desnoyers dès le quatrième rang.

« Mon fils (Oscar) a joué avec Caleb à Moncton qui en était à sa saison recrue dans la LHJMQ. J’ai donc vu jouer Caleb régulièrement et mon fils m’avait souvent vanté son caractère et sa personnalité, il avait beaucoup de respect pour lui alors qu’il n’avait que 16 ans », a confié Plandowski.

« On cherche tous des gagnants alors qu’il y a aussi des perdants dans le monde du sport. Mais avec Desy, on voit vraiment un gagnant », a vanté Plandowski qui adore son intelligence et son niveau de compétition.

Tout ce qui manque à Desnoyers, c’est que les gens du milieu du hockey soient en mesure de prononcer son nom qui a été malmené au Minnesota.

Il préfère en rire. « Ce serait surtout plaisant qu’on doive prononcer mon nom pour un but », a conclu Desnoyers avec le sourire.