MINNEAPOLIS – « C’est plus en voyant les joueurs de la LNH être des robots et n’avoir aucune personnalité. Je trouve que ça prend un peu de personnalité pour faire croître le hockey. À Calgary, bien des gars m’ont dit de donner seulement des réponses simples, mais je peux faire ce que je veux ici. »
Wow, laissons l’objectivité journalistique de côté quelques secondes : on aime Zayne Parekh, la personne.
Cet artiste offensif a formulé cette magnifique réponse si authentique quand on lui a demandé si c’était en observant certains athlètes qu’il se permettait d’exprimer sa personnalité.
En seulement une semaine dans l’entourage d’Équipe Canada junior au Minnesota, on a déjà pu découvrir le côté attachant de cet athlète aux origines indiennes et sud-coréennes.
Sourire au visage, il taquine ses coéquipiers, il détend l’atmosphère avec ses blagues, il ne craint pas de parler aux journalistes. Mais surtout, il laisse tout son talent offensif s’exprimer sur la patinoire.
Bref, ce tournoi lui fait le plus grand bien. Car Parekh a eu l’humilité d’admettre que ce fut difficile récemment au niveau psychologique. En plus de blessures, il n’avait pas marqué depuis sept mois et il a parfois été laissé de côté par les Flames de Calgary étant limité à une aide en onze parties.
« Je ressens tellement de plaisir, au point que je souhaiterais que ce tournoi se poursuive toute l’année. C’est bénéfique pour moi, c’est rafraîchissant et j’en avais besoin. J’espère que ça va relancer mon jeu, je suis encore un bon joueur même si j’ai connu quelques mois plus difficiles », a exprimé Parekh qui a été repêché au 9e rang par les Flames en 2024.
D’ailleurs, Parekh a reçu beaucoup de support de plusieurs joueurs des Flames au cours des derniers jours. Ils suivent son parcours alors qu’il partage le premier rang des pointeurs avec huit points en quatre matchs.
Mercredi soir, après le gain contre la Finlande, Michael Hage avait dévoilé que Parekh avait prédit qu’il allait compter grâce à un tir sous le gant du gardien adverse.
On dirait que tout le monde a une histoire amusante à raconter à son sujet.
« Il est décontracté. Sur la glace, c’est un magicien, il fait ce qu’il veut. Je n’avais jamais joué avec un défenseur comme lui », a mentionné Caleb Desnoyers.
« Même dans les matchs, il va rire de toi quand tu rates une chance de marquer. Ça permet de conserver le bon état d’esprit », a noté Hage.
« Son lancer n’est pas le plus puissant, mais il est si précis. Je me souviens de sa première saison dans la Ligue junior de l’Ontario, il atteignait tous les coins et j’ai vu sa maturité se développer au fil des ans », s’est rappelé Porter Martone alors que Parekh avait compté 21 buts.
Pour les entraîneurs, Parekh n’est pas un joueur parfait et il faut le reconnaître. Son jeu défensif lui a attiré une multitude de critiques. D’abord un artiste dans l’âme, Parekh doit trouver une manière de jauger ses impulsions offensives.
« Il adore le hockey, il s’amuse et il a de belles habiletés. Il est capable de voir des longues passes que d’autres joueurs ne repèrent pas. On lui laisse une certaine liberté. À l’extérieur, tout le monde aime lui parler. Il a un style unique, j’ai dirigé Evan Bouchard et il me fait penser à lui », a cerné l’entraîneur-chef Dale Hunter.
Depuis son arrivée au Championnat mondial junior, Parekh a retrouvé sa touche. L’adjoint Brad Lauer n’a pas l’intention de le menotter.
« Il est un joueur spécial, il patine si bien. On a vu sa longue passe, c’est exceptionnel la manière dont il voit le jeu. Il a une très bonne tête de hockey, j’ai eu la chance d’en diriger plusieurs dans ma carrière et il faut les laisser s’exprimer », a conclu Lauer.






