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L'histoire n'est pas tendre envers la Slovaquie face à ÉCJ

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Suivez le match des quarts de finale entre le Canada et la Slovaquie au Mondial junior lundi à 18 h 30 avec RDS et le RDS.ca.

 

HALIFAX – Après son congé du Nouvel An, le Canada poursuit sa quête vers l'or au Mondial de hockey junior, avec la présentation lundi à Halifax de son quart de finale contre la Slovaquie.

 

En vertu de leur victoire de 5 à 1 aux dépens de la Suède acquise le 31 décembre, les champions en titre ont pris la deuxième place au groupe A, évitant ainsi d'avoir à croiser la Finlande.

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'historiquement, Équipe Canada junior n'a pas été tendre envers la Slovaquie chez les moins de 20 ans. Parmi les 16 affrontements entre les deux nations à ce niveau, les Canadiens en ont remporté 15, tandis que l'autre duel s'est soldé par un nul de 0 à 0, en 1998. Au cumulatif de ses 16 sorties face à l'Unifolié, l'équipe slovaque n'a marqué que 18 buts.

 

Malgré la décision du CH de ne pas prêter Juraj Slafkovský à sa sélection nationale, cette dernière mise néanmoins sur quelques éléments intéressants, dont deux amis proches du premier choix au total, Šimon Nemec et Filip Mešár, deux leaders incontestés de la formation dirigée par Ivan Feneš.

 

Les Slovaques comptent aussi dans leurs rangs le jeune franc-tireur Dalibor Dvorský, que plusieurs dépisteurs répertorient comme un talent appartenant au top-10 du prochain repêchage de la LNH.

 

Selon toute vraisemblance, le gagnant de ce quatrième et dernier quart de finale de la journée prendra rendez-vous avec les États-Unis, qui devraient en principe disposer aisément de l'Allemagne, plus tôt dans la journée de lundi.

 

Beck y sera comme 13e attaquant

 

Fraîchement débarqué à Halifax dans le cadre d'un rappel d'urgence suivant la blessure sévère subie par Colton Dach, l'espoir du Tricolore Owen Beck sera de la partie contre la Slovaquie.

 

« Owen est familier avec plusieurs de nos joueurs. Je crois qu'il va assimiler rapidement. Pour l'instant, il va faire son entrée en tant que 13e attaquant », a précisé l'entraîneur-chef Dennis Williams, dimanche après-midi.

 

Williams a mentionné que graduellement, son groupe de joueurs offre le genre de rendement auquel il estimait être en droit de s'attendre dans cette compétition.

 

« Ça semble faire une éternité depuis qu'on les a affrontés en match préparatoire, a-t-il dit au sujet des Slovaques. Mais nous avons disséqué leurs performances de la dernière semaine. Nous savons ce qu'il faut faire pour connaître du succès, mais il faut se présenter avec une mentalité différente, car les matchs à élimination simple sont commencés. »

 

« Le message envoyé aux gars est que la discipline sera cruciale. J'ai aimé notre façon de nous comporter [samedi soir], mais je crois qu'il y a encore un potentiel non-exploité. Il s'agit de prendre ce qui est ressorti de bon du match contre la Suède, et de jouer un peu plus proprement par rapport aux pénalités. »

Le pilote canadien a salué la mentalité de « col bleu » qu'affiche la super-vedette du tournoi jusqu'à présent, l'électrisant Connor Bedard, qui compte 18 points en quatre matchs, soit dix de plus que quiconque au CMJ.

 

« On voit rarement de l'enthousiasme débordant de la part de Connor, a fait remarquer Williams. Il a un grand sérieux au travail. Lorsque vous le voyez à l'écran géant, vous allez le voir plus souvent intense et concentré que souriant. (…) Mais sa célébration sur le but de Joshua Roy tôt dans le match [face à la Suède] nous a donné une idée de l'importance qu'il accorde à notre succès collectif. Il veut vraiment voir cette équipe gagner l'or. »

 

« Il est réellement fascinant à voir jouer, et de match en match, son approche ne change pas, a-t-il ajouté. Connor demeure calme, en plein contrôle de ses émotions. Et en plus d'être notre catalyseur offensif, il offre aussi un très bon rendement dans les autres aspects du jeu.

« Mais il n'y aura pas de traitement de faveur, a cependant prévenu Williams. S'il est moins impliqué défensivement, il en entendra parler. Tout le monde est sur un pied d'égalité ici, du premier au 13e attaquant, du premier au septième défenseur. »