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Le Rocket attaque les matchs préparatoires

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LAVAL — Les joueurs du Rocket de Laval ont souvent vanté les concepts efficaces de l’entraîneur-chef Pascal Vincent lors de la dernière saison. Il ne reste maintenant qu’à voir s’ils sont encore capables de les appliquer pour répéter leurs succès.

L’été fut plutôt court pour les membres du Rocket. Après une saison couronnée par la conquête du trophée Macgregor Kilpatrick, remis à la meilleure équipe de la Ligue américaine, ainsi qu’une présence en finale de l’Association Est, les Lavallois n’ont eu que quelques mois de repos avant d’entamer leur camp d’entraînement, cette semaine.

Les exercices de mardi ont rapidement montré le sérieux des joueurs pendant la saison morte, mais c’est l’intensité et le rythme du match intra-équipe de mercredi qui laissent croire que la troupe de Vincent est prête à reprendre le collier.

Le club-école du Canadien de Montréal pourra le confirmer ce week-end, alors qu’il se rendra à Belleville, en Ontario, pour y disputer ses deux seules parties préparatoires, vendredi et samedi. Ces deux affrontements serviront de derniers préparatifs avant le premier vrai test au Manitoba, dans huit jours.

«Je pense que c’est de toucher la glace, de reprendre un peu ton rythme et de te remettre dans l’action, a mentionné l’attaquant Laurent Dauphin. Ça permet d’avoir des touches de rondelle, d’aiguiser ta vision du jeu et de te préparer. Si tu essaies de te battre pour un poste, c’est l’occasion de montrer quelque chose et de te démarquer.»

Avec une équipe assez jeune lors de la dernière saison, Vincent et son personnel d’entraîneurs ont réussi à faire des miracles en simplifiant leur système de jeu. Ils ont trouvé une façon de décortiquer des concepts plus difficiles, et de bien les enseigner.

Même si une quinzaine de joueurs seront de retour avec le Rocket cette saison, et que le travail est à recommencer, l’entraîneur-chef souhaite malgré tout voir une certaine continuité lors du passage du club à Belleville. Et voir également qui est prêt à en donner un peu plus que les autres sur la glace.

«Je veux voir qui est capable d’appliquer quelques-uns de nos concepts. Dans les deux matchs préparatoires, je veux que nous commencions à roder ce que nous faisons ici pour nous préparer au début de la saison. Il va y avoir des compétitions pour rester dans l’équipe et pour certains rôles. Je veux savoir qui est capable d’assimiler l’information et de l’exécuter sur la patinoire le plus rapidement possible», a-t-il observé.

Au-delà de la complexité ou non des systèmes de jeu, si le travail et le jeu physique restent au cœur de l’identité du Rocket, il devrait bien s’en tirer pour les prochains mois. C’est notamment ce qui a incité les vétérans joueurs autonomes Alex Belzile et Tobie Paquette-Bisson à rentrer au bercail cet été.

«Tout est clair. Quand quelqu’un va récupérer la rondelle, tu sais ce qu’il va faire. C’est extrêmement structuré et je pense que c’est de cette façon que tu gagnes la coupe Calder, a déclaré Paquette-Bisson. Nous sommes là pour travailler fort, même pendant les entraînements. Ils sont tous filmés et le personnel d’entraîneurs les regarde ensuite. Je pense qu’ils veulent gagner tous les matchs, et nous sommes bien partis au camp.»

Par ailleurs, l’équipe a annoncé avoir retranché le défenseur Jacob Paquette de son camp d’entraînement et elle a accordé un contrat d’essai professionnel au défenseur Emmett Serensits.

Puis, sur l’heure du midi jeudi, le Rocket a annoncé avoir retranché de son camp les attaquants Cédric Desruisseaux et Logan Nijhoff, le gardien de but Vincent Duplessis et Serensits.

Simon Servant, La Presse Canadienne