LAVAL – Présentement, le Rocket de Laval se prépare à démarrer les séries sans les défenseurs David Reinbacher et Adam Engström qui ont été intégrés à l’entourage du Canadien.
Détenteur d’un laissez-passer au premier tour, le Rocket amorcera son parcours éliminatoire la semaine prochaine.
Étant donné que Jayden Struble et Arber Xhekaj ont entamé les séries du bon pied avec le Tricolore, il n’est pas impossible que le club-école puisse éventuellement compter sur le retour d’Engström ou Reinbacher à Laval.
« Notre rôle, c’est de supporter le Canadien de Montréal et ils sont en séries. Est-ce qu’ils vont nous en retourner un ou les deux? Je ne sais pas, je n’ai pas discuté de ça avec Kent (Hughes, le directeur général) ou John Sedgwick (le DG adjoint) et ce n’est pas ce qu’on souhaite pour les joueurs. Ils veulent rester là et, évidemment, ils veulent jouer. On va voir ce qui va se produire », a commenté l’entraîneur-chef Pascal Vincent.
Avec Reinbacher et Engström dans le portrait, le Rocket était perçu comme un adversaire de taille en séries. Sans ces deux gros morceaux, le défi serait amplifié.
« Ça va être difficile à remplacer, on parle de deux excellents défenseurs à notre niveau. Engström avait été particulièrement bon durant les séries l’an passé. Mais on est rendu là donc ça va être aux autres d’assumer la relève. (Luke) Mittelstadt joue du bon hockey pour nous et ça donne des occasions à un autre. C’est ça notre job. Je comprends qu’on est en séries et qu’on veut gagner la coupe, mais on est là pour développer des joueurs », a rappelé Vincent.
Ce scénario, Alex Belzile le connaît, il en a bénéficié plus tôt dans sa carrière.
« C’est ça le hockey de la Ligue américaine. S’ils reviennent en cours de route, tant mieux. Ce sera à nous de s’acclimater, mais on a accompli un bon travail là-dessus tout au long de la saison. C’est bon pour tout le monde et pour l’expérience », a mentionné Belzile.
William Trudeau se classe parmi ceux qui auront à assumer un grand rôle au sein de la brigade défensive.
« Je ne dirais pas que ce sera de la pression, mais ça nous force à être imputables, il faudra être prêts », a soutenu Trudeau qui complète sa quatrième saison dans la LAH.
Une dose supplémentaire de confiance cette année
Ce contexte n’a pas ébranlé les membres du Rocket. À vrai dire, la confiance du groupe demeure très élevée.
« Oui, à 100 %. On est confiants en nos moyens de pouvoir revenir dans les matchs s’il le faut. À la Place Bell, on joue extrêmement bien (23-8-5). En séries, tu peux gagner de plusieurs manières : grâce à ton gardien de but, les unités spéciales, le jeu physique, le jeu offensif… On est chanceux, on a beaucoup d’éléments pour remporter des matchs. On est une équipe quand même mature », a jugé Belzile.
À 34 ans, Belzile a accompli sa saison la plus productive dans la LAH en termes de buts (29) et de points (62). Ce retour avec le Rocket s’est donc effectué sans embûche. D’ailleurs, il s’empresse d’insister sur le collectif.
« On est une équipe très bien ordonnée et gérée. Les gars disent souvent que la chimie est bonne, mais c’est ma sixième saison avec le Rocket et c’est l’une des très bonnes. Le fait qu’on pousse tous dans la même direction, ça permet d’en profiter individuellement aussi. Il n’y a pas de zone grise et c’est A+ avec les entraîneurs, on est chanceux d’avoir Pascal Vincent à Laval. Je ne veux pas dire facile, mais oui ce fut facile de s’acclimater à ce retour », a exposé l’attaquant.
C’est écrit dans le ciel que Belzile deviendra entraîneur éventuellement. À vrai dire, il exerce déjà un peu cette influence dans les entraînements du Rocket.
« Il ‘drive’ les pratiques. Belz est pas mal tout le temps affamé. »
— Pascal Vincent
Plus de succès contre Rochester
Cet appétit sera nécessaire puisque le Rocket se retrouve dans une période un peu particulière qui vise à recharger les batteries sans perdre le rythme.
L’élan de la saison a encaissé un coup dans le dernier droit avec une fiche de 3-2-3 pour conclure le calendrier. Mais l’entraîneur du Rocket n’était pas préoccupé ayant tenté quelques expériences.
La prochaine étape sera de découvrir l’adversaire à affronter entre les Marlies de Toronto et les Americans de Rochester qui disputent une série deux de trois.
Le Rocket a perdu ses quatre derniers duels contre Toronto tandis qu’il a gagné ses six derniers affrontements contre Rochester.
Dans le camp du Rocket, on prétend n’afficher aucune préférence.
Ce que le club-école du CH souhaite d’abord, c’est d’améliorer « notre constance pendant 60 minutes », a conclu Trudeau.








