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Équipe Canada en confiance grâce à l’expérience et capitaine Poulin

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(Hockey Canada on X)

L’équipe olympique féminine canadienne de hockey est expérimentée, mais pas vieille, selon son entraîneur-chef.

La sélection canadienne pour les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina en 2026 comprend des joueuses aguerries, qui ont vécu des matchs intenses, face à leurs éternelles rivales, les Américaines.

D’entre elles, Marie-Philip Poulin, qui a sans surprise été nommée capitaine mercredi. C’est la troisième fois que Poulin portera le « C », elle qui comptera sur Renata Fast, Brianne Jenner, Blayre Turnbull et Jocelyne Larocque comme assistantes. Elle a mené l’unifolié à l’argent à PyeongChang en 2018 et à l’or à Pékin en 2022.

Seize Canadiennes qui ont triomphé 3-2 contre les États-Unis en finale du tournoi de hockey féminin aux Jeux de Pékin en 2022 seront de retour cette fois-ci. Et 10 d’entre elles ont également vécu la défaite de 3-2 en tirs de barrage contre les Américaines en finale du tournoi aux Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud, en 2018.

Le Canada entamera la défense de son titre jeudi contre la Finlande au Milano Rho Ice Hockey Arena.

Le Canada et les États-Unis se sont affrontés chaque fois en finale pour la médaille d’or olympique, sauf à Turin, en 2006, lorsque la Suède a surpris les États-Unis en demi-finale. Les représentantes de l’unifolié présentent un dossier de 4-2 contre les Américaines dans les autres finales olympiques.

Les Canadiennes miseront sur leur expérience face à une jeune équipe américaine.

Les États-Unis, champions du monde en titre, dont la moyenne d’âge est de 25,8 ans, aligneront 13 joueuses de moins de 25 ans, dont sept issues des rangs universitaires (NCAA).

Le Canada, dont la moyenne d’âge est de 29,2 ans, compte cinq joueuses de moins de 25 ans. Elles jouent toutes dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).

« En trame de fond, ce sera la jeune équipe américaine contre une équipe canadienne plus expérimentée », a déclaré l’entraîneur-chef canadien Troy Ryan.

« Vous ne m’entendrez pas parler d’âge aux Jeux olympiques. Ce n’est tout simplement pas un facteur. Nous avons les meilleures joueuses dont nous disposons actuellement », a-t-il dit.

Le Canada affrontera la Suisse samedi, la Tchéquie lundi et les États-Unis mardi dans le groupe A. La Suède, le Japon, l’Allemagne, la France et l’Italie, le pays hôte, composent le groupe B.

Toutes les équipes du groupe A et les trois meilleures équipes du groupe B se qualifieront pour les quarts de finale. Les demi-finales auront lieu le 16 février, et les matchs pour les médailles le 19 février.

Au total, 61 joueuses de la LPHF représenteront huit pays dans le tournoi féminin.

La Tchéquie, dirigée par la Canadienne Carla MacLeod, a donné du fil à retordre aux États-Unis en demi-finale du Championnat du monde l’année dernière, avant de s’incliner 2-1.

La Tchéquie a les meilleures chances d’interrompre la série de finales entre le Canada et les États-Unis, mais les Nord-Américaines restent les favorites pour remporter la médaille d’or.

Les États-Unis ont le vent en poupe. Les Américaines ont fait preuve d’une vitesse et d’une habileté supérieures en remportant les quatre matchs de la Série de la rivalité l’automne dernier et en battant les Canadiennes par un pointage combiné de 24-7.

À l’issue de la Série de la rivalité, Ryan a qualifié les joueuses de la NCAA de l’équipe américaine de «groupe spécial de jeunes joueuses universitaires. Cette classe ne ressemble à aucune autre que j’ai vue».

Le Canada tentera de contrer ces jambes plus fraîches et plus rapides par son intelligence et son expérience des grands matchs, avec comme pilier de l’équipe la capitaine Marie-Philip Poulin, qui en sera à ses cinquièmes Jeux olympiques en carrière.

La défenseuse Jocelyne Larocque, 37 ans, l’attaquante Natalie Spooner, 35 ans, et l’attaquante Brianne Jenner, 34 ans, représenteront le Canada pour la quatrième fois aux Jeux olympiques.

« Nous avons tellement d’histoire avec ce groupe d’athlètes, a déclaré Ryan. Il y a tellement de leadership, tellement de compétences, tellement de talent, tellement d’exploits sportifs.

« Il y a un bon mélange entre celles qui participent à leurs premiers Jeux olympiques et celles qui, comme Poulin, en seront à leur cinquième participation, ce qui est assez spécial », a-t-il souligné.

Il y a quatre ans, à Pékin, le Canada était une véritable machine à marquer des buts, dominant d’ailleurs ses adversaires 57-10 au chapitre des buts marqués.

« Ce groupe ne sera pas aussi performant en attaque que nous l’étions, a reconnu Ryan. Nous devrons probablement être un peu plus prudents en défensive, un peu plus physiques et un peu plus à l’image de ce que la LPHF a à offrir.

« Pour réussir dans cette compétition, nous devons nous montrer intelligents en infériorité numérique et tirer profit des supériorités numériques, a poursuivi Ryan. Je pense que sur le plan conceptuel, notre groupe est ensemble depuis si longtemps que nous espérons être un peu plus sur la même longueur d’onde que nos adversaires. »