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JO : aucun joueur québécois, une première en 74 ans

Publié le 

(Christopher Katsarov)

Avec le dévoilement de le formation canadienne mercredi, un constat se fait : il n’y aura aucun Québécois dans l’équipe pour la première fois depuis 1952 aux Jeux olympiques. Lors des 18 dernières éditions des JO, au moins un joueur de la Belle Province était de la formation.

En 2022, la COVID-19 a empêché les joueurs de la LNH d’y aller. Le Canada a alors compté dans ses rangs quatre hockeyeurs du Québec, soit les défenseurs Jason Demers, Mark Barberio et Maxim Noreau ainsi que l’attaquant et ancien des Canadiens de Montréal, David Desharnais. La formation canadienne avait terminé au 6e rang.

Il y a fort à parier que l’ancien des Panthers de la Floride, Jonathan Huberdeau, aurait reçu un appel des dirigeants d’Hockey Canada en 2022 afin d’y être. Huberdeau avait amassé 115 points en 80 matchs. Seul Connor McDavid avec 123 points avait fait mieux que le Québécois cette année-là.

Quatre ans après la conquête de la médaille d’or en 2014 à Sotchi, le Canada s’est présenté sans ses joueurs étoiles de la LNH en 2018, une absence qui s’est donc prolongée sur 12 ans. Kevin Poulin, Marc-André Gragnani, Maxim Noreau et Maxim Lapierre avaient été les représentants. L’unifolié était revenu avec la médaille de bronze au cou.

Poulin est donc le dernier gardien québécois à avoir représenté le Canada après Roberto Luongo en 2014, puis Martin Brodeur et Marc-André Fleury en 2010. Luongo était aussi présent en 2010 lors du but en or mémorable de Sidney Crosby sur les Américains en prolongation. Un but qui avait fait vibrer le pays en entier à l’époque.

En 2014, seulement trois joueurs du Québec avaient participé au tournoi soit les attaquants Patrice Bergeron et Martin St-Louis ainsi que le défenseur Marc-Édouard Vlasic. Bergeron avait fait la pluie et le beau temps avec Sidney Crosby et Brad Marchand.

Une décision facile, mais qui fait mal

Quand on jette un coup d’oeil à la représentation québécoise aux quatre coins de la LNH cette saison, il y avait peu de candidats à considérer.

Qui est le meilleur pointeur de la Belle Province jusqu’à présent?

Anthony Mantha avec ses 27 points en 38 matchs. Mantha est le 102e meilleur pointeur de la LNH avant les matchs d’aujourd’hui. Alexis Lafrenière des Rangers de New York est le deuxième avec 20 points en 42 rencontres (180e). New York attend toujours l’éclosion de son premier choix au repêchage en 2020. De son côté, Huberdeau en est à sa quatrième année avec les Flames de Calgary et il connaît un autre lent début de saison avec 19 points en 34 matchs.

Le défenseur des Canadiens de Montréal, Mike Matheson, aurait pu être considéré pour son brio en défense, mais quand on regarde les huit arrières qui ont été sélectionnés, ses chances étaient très minces alors que Cale Makar sera le leader de la brigade.

Devant le filet, Samuel Montembeault est le seul Québécois dans la LNH cette saison et disons que le choix était facile avec ses plus récentes performances. Monty avait été sélectionné par le Canada lors de la Confrontations des 4 nations au mois de février, mais n’avait pas joué. Il était employé comme troisième gardien.

Après 14 départs cette saison, Montembeault affiche un dossier de 6-6-1 et un taux d’efficacité de ‚863 et une moyenne de buts alloués de 3,52. Il vient de disputer un premier départ en près d’un mois avec le CH, hier, dans une victoire contre les Panthers de la Floride.

Dans son histoire, le Canada a remporté 14 fois la médaille d’or, 6 médailles d’argent et 3 de bronze.