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Les Américains laisseront beaucoup de talent à la maison

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Les oubliés des États-Unis pour les Jeux olympiques

À quelques exceptions près, Bill Guerin et les dirigeants américaines ont opté pour le même noyau de joueurs que la Confrontation des 4 nations afin de représenter les États-Unis aux Jeux olympiques.

Uniquement trois nouveaux visages ont fait leur apparition sur la liste de sélections américaine pour le tournoi en février prochain – Tage Thompson, Clayton Keller et Seth Jones.

Les Américains ne sont pas montés sur le podium depuis 2010 et ils tenteront de rempoter une première médaille d’or depuis Lake Placid en 1980.

Certaines décisions de Guerin et sa bande pourraient coûter cher aux États-Unis et si les résultats ne sont pas présents, plusieurs options de grande qualité laissées de côté reviendront peut-être hanter les États-Unis.

Le RDS.ca s’est penché sur les plus grands oubliés de la sélection américaine.

JASON ROBERTSON, Stars de Dallas

24 buts | 24 aides | 48 points en 41 matchs

Pour représenter son pays aux Jeux olympiques, on souhaite généralement miser sur les meilleurs éléments. Et en ce sens, Jason Robertson est le meilleur pointeur américain de la LNH cette saison et le deuxième meilleur buteur, avec 48 points, dont 24 buts. Il est aussi une machine à produire en avantage numérique avec 20 points. Mais ce n’était visiblement pas suffisant. Comme pour la Confrontation des 4 nations, Robertson a été ignoré.

COLE CAUFIELD, Canadiens de Montréal

20 buts | 20 aides | 40 points en 40 matchs

En route pour une première saison de 40 buts et 80 points, Caufield a probablement fait tout en son possible pour convaincre les Américains. Il est le cinquième meilleur buteur américain et 16 de ses 20 buts ont été inscrits à égalité numérique (dont quelques-uns en prolongation). Le jeu défensif de Caufield s’est grandement amélioré depuis son arrivée dans la LNH et il s’est développé comme un ailier polyvalent qui peut faire plus que marquer des buts. Sa petite stature a probablement joué contre lui dans la décision.

MATTHEW KNIES, Maple Leafs de Toronto

11 buts | 25 aides | 36 points en 37 matchs

Matthew Knies a été ignoré et pourtant, il a tous les éléments qu’un dirigeant comme Bill Guerin apprécie. Knies a une touche offensive qui aurait certainement été utile aux Américains, il évolue en désavantage numérique et il peut jouer un style de jeu physique en plus d’appliquer un échec-avant efficace. À 23 ans, ce n’est probablement que partie remise pour Knies.

ALEX DEBRINCAT, Red Wings de Detroit

21 buts | 20 aides | 41 points en 42 matchs

L’analyse est semblable à celle de Cole Caufield dans le cas d’Alex DeBrincat. Il a un talent de marqueur fantastique qui aurait été utile aux États-Unis, mais sa petite taille a sans doute joué contre lui. DeBrincat a inscrit la moitié de ses buts (10) en avantage numérique. Il n’avait pas été invité au camp d’orientation des États-Unis en août et cette saison, il est à égalité au cinquième rang des joueurs américains au chapitre des points.

TREVOR ZEGRAS, Flyers de Philadelphie

15 buts | 24 aides | 39 points en 39 matchs

Trevor Zegras est un peu tombé dans l’oubli dans les dernières années, en raison de grands problèmes offensifs. Son arrivée à Philadelphie lui a toutefois été bénéfique, alors qu’il s’épanouit offensivement avec 39 points en autant de matchs. Zegras est reconnu pour sa créativité, mais son jeu est beaucoup moins complet que les autres joueurs américains et pour un tournoi comme les Jeux olympiques, il peut s’agir d’un aspect critique.

ADAM FOX, Rangers de New York

4 buts | 24 aides | 28 points en 28 matchs

Adam Fox connaît une superbe saison offensivement avec 28 points en autant de matchs et la blessure qui l’incommodait depuis quelques semaines est guérie. Les exploits offensifs de Fox n’ont tout de même pas convaincu les dirigeants de conserver ses services. Son tournoi difficile à la Confrontation des 4 nations a certainement laissé un goût amer.

LANE HUTSON

6 buts | 34 aides | 40 points en 40 matchs

Lane Hutson est le meilleur pointeur chez les défenseurs américains en compagnie de Zach Werenski cette saison. Ça devrait être suffisant pour obtenir un poste, pas vrai? Hutson contribue grandement à cinq contre cinq, ce qui aide à déconstruire les critiques sur son jeu que certains oseraient qualifier d’unidimensionnel. Hutson est efficace défensivement pour un joueur à caractère offensif et même s’il est petit et qu’il n’a pas un style de jeu physique, il peut tenir tête physiquement à des joueurs plus gros que lui. À l’heure actuelle, les Américains considèrent probablement que Quinn Hughes et Werenski sont devant Hutson sur le plan offensif, ce qui aurait empêché l’arrière du CH de jouer en avantage numérique.

JOHN CARLSON

8 buts | 21 aides | 29 points en 37 matchs

Le vétéran John Carlson est constant offensivement depuis plusieurs saisons et il a amassé 29 points en 37 rencontres jusqu’ici. Carlson a un excellent lancer, mais il n’est pas un défenseur rapide et avec tout le talent offensif devant lui, il a été préféré à des arrières plus efficaces défensivement.