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Des supporters « dégoûtés » après la défaite des Bleus

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« Dégoûtés », « trop déçus », dépités, la même désolation se lisait à Paris parmi les partisans de l’équipe de France malgré les suppliques à Mbappé, à l’issue de la demi-finale du Mondial-2026 perdue au Texas face à l’Espagne.

« J’étais hyper confiante, pour moi on était en finale dimanche face à l’Argentine, et on obtenait notre revanche » sur 2022 quand la France avait échoué à décrocher la troisième étoile espérée, commente depuis les Grands-Boulevards Laurine Ngemba, 26 ans, venue avec une dizaine d’amies regarder le match. « On est très déçues », lâchent-elles après la défaite 2-0 des Bleus.

Des suppliques « S’te plaît Kylian! » ont rythmé le match pour encourager le capitaine Mbappé et ses coéquipiers, mais la France n’a jamais égalisé.

« On ne sentait pas la même énergie qu’au début du Mondial », estime Youssouf, 19 ans, qui préfère ne pas donner son patronyme.

« C’est le meilleur collectif, après ça ne suffit pas, ça peut se jouer à rien », dit quant à lui Kwassy, auteur-compositeur parisien de 26 ans, qui est parti avant même le coup de sifflet final.

Même son cloche du côté de Montréal, dans un bar où ont été interrogés quelques partisans réunis dans la métropole.

« C’est dégueulasse. C’est horrible », rageait un partisan.

« Frustration, déception. Je pense que chaque Français est déçu du jeu proposé, du match. Le plus dur, ce n’est pas forcément d’avoir été éliminé, c’est d’avoir été éliminé de cette façon-là. Je n’ai pas vu une équipe de France flamboyante, je n’ai pas vu les individualités qu’on avait pu voir tout au long du parcours », nuançait un autre.

Les amateurs savaient combien la Roja pouvait être un adversaire de taille. La sélection, championne du monde 2010 a battu la France lors de leurs deux dernières confrontations, chaque fois en demi-finale, en 2024 à l’Euro (2-1) et l’an dernier en Ligue des nations (5-4), l’Espagne avait surclassé la France.

Pour ce rêve d’une troisième finale de Coupe du monde d’affilée pour l’équipe de Didier Deschamps, des milliers de supporters se sont agglutinés dans les bars, guinguettes ou le secteur des restaurants de la capitale munis pour l’occasion d’écrans, la foule débordant sur les trottoirs ou pistes cyclables.

Les quartiers animés du Marais (centre) et de la Roquette vers Bastille étaient passés pour l’occasion en mode piéton afin de permettre aux Parisiens de supporter l’équipe nationale, et la mairie avait également prolongé les horaires des terrasses estivales.

En prévision de scènes de liesse en cas de victoire, un important dispositif policier avait été déployé sur les Champs-Élysées avant le match, et l’emblématique avenue parisienne avait été en partie fermée à la circulation.

Malgré la défaite et si « 2018 c’est l’équipe qui m’a fait le plus kiffé », « c’est déjà énorme ce qu’ils ont fait » cette année, commente Moussa Camara, 26 ans, dans son maillot bleu de l’équipe de France.

Pour la finale dimanche au MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey) l’Espagne affrontera le vainqueur du duel Argentine-Angleterre.