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ARLINGTON, États-Unis - Hors course pour le gain du titre, l’équipe de France n’en a pourtant pas fini avec la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ puisqu’elle disputera le match pour la troisième place, samedi à Miami (17 h à RDS2), contre le perdant d’Angleterre-Argentine, une partie à la portée purement symbolique, mais qui ne sera pas dénuée d’enjeux pour les Bleus.
Une « der » pour Deschamps
La « petite finale » du Mondial 2026 aura une saveur particulière puisque ce sera la dernière de Didier Deschamps en tant que sélectionneur. Le technicien de 57 ans, arrivé en 2012, mettra alors un terme à 14 années de présence sur le banc des Tricolores et ses joueurs seront forcément motivés pour fêter dignement son départ.
S’il n’a pas réussi à décrocher un troisième sacre après 1998 et 2018, Deschamps aura tout de même à coeur de boucler son ère sur une note positive avant de transmettre le témoin, vraisemblablement à Zinédine Zidane, et de basculer vers d’autres horizons.
Son bilan restera prodigieux puisqu’il aura atteint au moins cinq fois le dernier carré au cours des sept phases finales vécues dans le costume du sélectionneur. Une médaille de bronze ne consolera pas une équipe et un technicien qui se disaient en mission pour remporter la compétition mais pourrait panser quelque peu leurs plaies.
Un enjeu personnel pour Mbappé
Deschamps ne s’est pas trop appesanti mardi sur ce prochain rendez-vous, tant la déception de l’élimination en demi-finales était énorme. Difficile donc de savoir si Kylian Mbappé sera concerné. Mais le capitaine pourrait avoir des motifs personnels pour y participer.
Avec huit buts au compteur, la superstar est en effet en course pour le trophée de meilleur buteur et partage pour le moment la tête du classement avec Lionel Messi. Il est aussi à une seule unité de l’octuple Ballon d’Or, qui détient avec 21 réalisations le record en phase finale.
Pour un joueur féru de statistiques et obnubilé par la trace qu’il pourrait laisser dans l’histoire du football, ces objectifs sont loin d’être anodins.
Une affiche de prestige à ne pas négliger
Il sera fort difficile pour l’encadrement français de galvauder un duel face à l’Argentine ou l’Angleterre, tant la rivalité est exacerbée avec ces deux nations.
Avec l’Albiceleste de Lionel Messi, les Bleus ont un compte à régler depuis la finale perdue de l’édition 2022 aux tirs au but (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2). Les Tricolores ont encore en travers de la gorge les insultes de certains joueurs argentins au moment des célébrations de leur victoire au pays, notamment celles du gardien Emiliano Martinez. Remonte également forcément à la surface le 8e de finale d’anthologie de 2018 en Russie (4-3), un succès marquant pour les hommes de Didier Deschamps sur la route du deuxième titre français en Coupe du monde.
Avec l’Angleterre, l’antagonisme est beaucoup plus ancien, du fait de la proximité géographique, mais relève plus du folklore entre voisins. Les « Three Lions » n’ont toutefois pas très bien digéré leur revers en quart de finale du Mondial 2022 avec notamment ce penalty raté par Harry Kane en fin de match (2-1).
Une dernière opportunité pour les remplaçants
Le match pour la troisième place est le plus souvent l’occasion d’offrir une opportunité aux joueurs au faible temps de jeu durant le tournoi. Deschamps pourrait être tenté de maintenir cette tradition, histoire de récompenser des remplaçants exemplaires durant plus d’un mois et qui n’ont jamais étalé leurs états d’âme.
À défaut d’aligner une équipe B, le sélectionneur pourrait panacher son onze pour faire plaisir aux suppléants tout en maintenant une base de cadres pour préserver les chances de victoire.





