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Sans entraîneur, FAA débarque à Montréal plus ambitieux que jamais

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MONTRÉAL — Félix Auger-Aliassime ne pense pas commencer à travailler avec un nouvel entraîneur d’ici la fin des Internationaux des États-Unis, en septembre.

Auger-Aliassime a mis fin à une association de près de 10 ans avec Frédéric Fontang après le récent tournoi de Wimbledon. Il jouera donc sans entraîneur au cours des prochaines semaines, incluant lors de l’Omnium Banque Nationale à Montréal, du 1er au 13 août.

« Des fois, l’organisation du quotidien peut être un peu différente sans entraîneur, a reconnu Auger-Aliassime, jeudi, en marge d’un événement organisé par Rogers. C’est de prendre l’habitude d’être sur le terrain avec des personnes un peu différentes ou, justement, de ne pas avoir mon entraîneur de 10 ans avec moi durant le tournoi. »

« C’est une sensation un peu différente, une ambiance un peu différente. Mais ça fait 10 jours que je suis arrivé ici, que je m’entraîne. Je me suis bien adapté à ça. Ce ne sera pas un problème », a-t-il insisté.

Auger-Aliassime a indiqué avoir eu des discussions avec des entraîneurs. Il espère trouver celui qui lui permettra de briser le toit de verre que représente un triomphe lors des tournois Masters 1000 et du Grand Chelem.

« Je cherche à évoluer, à apprendre, a dit le Montréalais qui célébrera son 26e anniversaire de naissance le 8 août. Pour moi, ça vient d’une grande curiosité que j’ai toujours eue envers mon sport. Je cherche des moyens pour m’améliorer même si aujourd’hui, je suis quatrième au monde. Je veux des solutions pour être encore meilleur sur quelques détails. »

« J’espère que cette personne-là m’aidera à trouver ce qui va me permettre de continuer à progresser. Je cherche donc quelqu’un qui a des standards très élevés, qui a une passion pour le sport à un très haut niveau. »

Pour l’instant, son père, Sam Aliassime, qui gère notamment l’Académie de tennis Aliassime, l’accompagnera lors des prochains tournois.

Auger-Aliassime voit d’un bon oeil l’idée d’échanger un peu plus avec son père.

« Ça amène beaucoup d’honnêteté, mais aussi un support inconditionnel que tout parent a pour son enfant », a-t-il souligné.

« Mais au-delà de l’entraîneur, juste comme père, il m’apporte beaucoup, puisque dans les moments un peu difficiles, quand nous devons avoir des conversations un peu plus difficiles ou quand je dois mieux faire certains jours, je sens qu’il est toujours la personne qui veut le mieux pour moi et qui peut me donner l’heure juste », a ajouté Auger-Aliassime.

À la recherche d’un premier succès

En vertu des absences de Carlos Alcaraz (blessé) et Jannik Sinner (forfait), Auger-Aliassime sera la deuxième tête de série à Montréal.

Rappelant avoir grandi «à 10 minutes» du stade IGA, Auger-Aliassime a affirmé ne pas ressentir de pression supplémentaire lors du principal tournoi de tennis au Canada.

Pourtant, il a rappelé à quelques reprises durant sa conférence de presse d’un peu plus de 15 minutes à quel point le tennis était un sport imprévisible.

« Le plus important, c’est de me préparer pour mon premier match, a-t-il insisté, alors que le tirage au sort du tableau principal aura lieu vendredi matin. Nous savons qu’au tennis, tous les matchs sont à élimination directe. Il faut être prêt dès le début. Il ne faut pas se faire surprendre tôt dans le tournoi. Donc je pense au premier match. Je veux bien commencer le tournoi. Puis, nous verrons comment les choses évoluent. »

Néanmoins, Auger-Aliassime s’est dit en excellente forme. Il a reconnu qu’il jouait possiblement le meilleur tennis de sa vie, comme l’indique son classement mondial.

Il a atteint les quarts de finale à Roland-Garros et Wimbledon. Il a remporté le tournoi sur surface dure à Rotterdam en février et a perdu au premier tour à seulement deux reprises depuis le début de l’année 2026.

Auger-Aliassime a admis avoir suivi de près le parcours de Victoria Mboko l’an dernier, quand elle est devenue la première Canadienne à remporter le tournoi de Montréal. Il aimerait bien refaire vibrer la ville durant les deux prochaines semaines.

« J’étais rivé sur mon écran moi aussi, même si je n’étais pas en ville. J’ai pu ressentir les émotions que le public a ressenties ici. Je suis d’abord un très grand amateur de tennis, puis encore plus des joueurs canadiens. Je suis assidûment tout ce qui se passe avec tous les joueurs canadiens sur le circuit. Et oui, j’espère évidemment imiter ce qu’elle a fait l’an dernier », a conclu Auger-Aliassime.