Sa rupture du tendon d’Achille gauche en octobre a été « un moment vraiment dur » pour le Danois Holger Rune, qui ne cesse de reporter son retour à la compétition mais assure à l’AFP garder « une grande confiance » dans sa capacité à se relancer.
« Avant, j’avais peut-être des petits problèmes et j’en faisais toute une affaire. Là c’est un moment vraiment dur et c’est dur de revenir après ça. Mais j’ai toujours une grande confiance dans ma capacité à rebondir après n’importe quoi », explique le joueur de 23 ans.
Forfait il y a quelques jours pour Wimbledon, il assure que « les choses évoluent bien » mais ne s’avance pas pour la suite. « Quand je me sentirai prêt, je reviendrai », avance-t-il en marge du gala de Patrick Mouratoglou à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) pour la fondation Champ’Seed, qui avait soutenu ses tout débuts comme pour d’autres graines de champions comme Stefanos Tsitsipas ou Coco Gauff.
« Je veux revenir meilleur qu’avant, pas seulement comme j’étais avant. Comme je reviens de blessure, je ne ressens pas de pression, je veux juste y aller et me faire plaisir et essayer d’être la bête la plus féroce que je peux. »
Mais sans forcer autant non plus, lui qui regrette d’avoir enchaîné l’an dernier le US Open, l’entraînement à Monaco et la Coupe Davis sur terre battue, puis la Coupe Laver sur dur à San Francisco, le Japon, la Chine et enfin Stockholm, où il s’est blessé en demi-finale.
« Tout d’une traite c’était trop pour moi et je pense qu’à la fin mon corps a trouvé la réponse », explique Rune, qui a tiré de nombreux enseignements de sa longue convalescence, marquée par trois mois dans un centre spécialisé au Qatar.
« Donc maintenant je pense que nous allons être très strictes, surtout cette année », promet-il, en mettant l’accent sur les tournois du Grand chelem et Masters 1000. « J’ai gagné des 250, j’ai gagné des 500. J’ai gagné un 1000 aussi (Paris-Bercy en 2022) mais c’est à ce niveau-là que je veux jouer. »
Et la domination de Jannick Sinner et Carlos Alcaraz ne l’impressionne pas : « Je sais que je peux les battre tous les deux. Je l’ai fait. La dernière fois que j’ai joué contre Carlos, j’ai gagné. Il faut juste que j’apprenne comment le faire chaque semaine ».
Pour Mouratoglou, qui l’a vu grandir, puis a été un temps son entraîneur et reste très proche, c’est l’une des principales qualités de Rune : « Il n’y a pas eu un match où je me suis dit qu’il pensait que le mec en face était plus fort que lui. C’est le truc de sa vie, il est passionné par le tennis et il y croit à 2000 % ».






