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Au moins, il y aura la poutine et le CH pour Lance Stroll

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Kimi Antonelli a toutes les raisons de sourire

Kimi Antonelli a toutes les raisons de sourire

« Ça va être une fin de semaine difficile »

« Ça va être une fin de semaine difficile »

Lance Stroll ne se berce pas d’illusions à l’aube du Grand Prix du Canada. Il ne sera pas au plus fort de la course sur le circuit Gilles-Villeneuve en fin de semaine.

« Les choses ne changent pas du jour au lendemain en Formule 1, ça prend du temps », a rappelé le pilote québécois de l’écurie Aston Martin, jeudi, lors de sa disponibilité média.

« C’est sûr qu’on n’est pas où on veut être comme équipe, alors ça va être une fin de semaine difficile. C’est ça la vérité. »

« Ça va être une fin de semaine difficile » À bord de sa Aston Martin peu compétitive, le Québécois Lance Stroll tâchera de tout de même d’apprécier son Grand Prix à la maison.

En quatre courses depuis le début de la saison, marquée par un changement controversé de règlement et le changement de motoriste pour l’écurie Aston Martin, Stroll occupe le 22e et dernier rang du classement des pilotes, tout juste derrière son coéquipier Fernando Alonso.

Contraint à l’abandon dans la moitié de ses courses jusqu’à maintenant, Stroll n’a pu faire mieux qu’une 17e place dans les deux épreuves qu’il a complétées.

« On continue à travailler, à pousser pour améliorer la voiture chaque fin de semaine. On va voir… », a-t-il commenté tout en ne cachant pas son découragement.

Alors, au cœur de ces difficultés, où trouve-t-il le plaisir de piloter?

« Dans les petites choses, comme la poutine dimanche après la course », s’est-il consolé avec humour.

Sa visite à Montréal coïncidant avec la percée des Canadiens en séries éliminatoires, il planifie aussi d’assister au match no 3 de la finale de l’Association de l’Est contre les Hurricanes de la Caroline, lundi soir au Centre Bell.

« C’est ça la Formule 1. Des fois tu as une voiture compétitive et des fois tu n’as pas de voiture compétitive. J’aime travailler avec l’équipe pour comprendre les choses qu’on doit améliorer. C’est là où on est maintenant. On est en développement de projet, c’est ça la vérité.

« J’espère que ça va changer… vite! »

Pour l’instant, Stroll ne peut rien contre le changement de réglementation en F1 qui a introduit des moteurs hybrides. Si les écuries Mercedes et McLaren, entre autres, s’en accommodent bien, ce n’est certes pas le cas d’Aston Martin.

Les nouvelles règles en vigueur ont pour bien des pilotes bouleversé leur manière de piloter au profit d’une gestion complexe de l’énergie électrique de leurs bolides.

« Je n’aime pas trop ça, a une fois de plus indiqué Stroll. J’aime des voitures de Formule 1 légères avec beaucoup de bruit. Je n’aime pas trop ça les batteries, ça rend les dépassements artificiels et pas trop excitants. Et en plus, on n’est pas super compétitifs.

« C’est là où on est. Si tu demandes à [Kimi] Antonelli ou [George] Russell (les pilotes de Mercedes, NDLR.) s’ils aiment les règles, probablement qu’ils vont dire oui. Moi, les voitures de 2008, 2007, même 2010 me manquent. On sentait le cœur de la voiture, c’était incroyable. Peut-être qu’un jour on va revoir ça. »

En attendant, il y a toujours la poutine pour lui redonner momentanément le sourire.