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En furie, Davis Alexander n’avait pas le coeur à célébrer la victoire

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MONTRÉAL – Davis Alexander était en beau maudit, il n’avait aucune l’intention de célébrer cette victoire alors que les Alouettes de Montréal ont encore laissé leurs adversaires les chauffer.

En tant que pièce maîtresse et immense compétiteur, le quart-arrière des Alouettes avait tous les droits de manifester sa déception après ce gain, à l’arraché de 37-35.

« C’était nettement trop serré et c’était affreux par rapport à nos standards. C’est bien de l’emporter, mais on doit corriger plusieurs trucs… », a lancé Alexander alors qu’on sentait bouillir la frustration en lui.

Pourquoi était-il dans cet état ? Parce que cette saison, les Oiseaux ont la fâcheuse habitude de laisser leurs opposants rétrécir l’écart. À un point tel qu’ils avaient échappé la partie précédente à Edmonton.

Cette fois, Alexander et ses coéquipiers semblaient se diriger vers un gain facile après une demie, mais ils ont peiné au retour de la pause et ils auraient pu échapper cette partie. Une défaite aurait été pénible à avaler en quittant vers une semaine de répit. Leur dossier de 3-1 aurait été drastiquement différent à 2-2.

« Ça semble nous arriver chaque maudite semaine durant le troisième quart. Il faut que ça change », a pesté Alexander qui voulait utiliser des mots plus tranchants.

À l’exception d’une ou deux journées de congé la semaine prochaine, Alexander restera à Montréal et c’est une évidence qu’il songera aux correctifs à apporter.

« Je voudrais qu’on soit focus comme un laser pendant tout le match. Je suis frustré, mais on doit mieux jouer », a-t-il noté.

De nature enflammée, l’entraîneur-chef Jason Maas était plus nuancé qu’Alexander au moment de rencontrer les médias.

« Affreux ? Je ne dirais jamais ça. C’est difficile de gagner des matchs dans la LCF. Pratiquement tous les matchs se décident en fin de rencontre. Cela dit, peut-il être fâché, car on n’a pas joué à la hauteur de nos standards pour tous les jeux ? Bien sûr. Mais il faut être content quand on gagne une partie. On doit s’améliorer et à tous les niveaux », a résumé Maas.

On présume également qu’Alexander était en furie puisqu’il a complété ce match en étant amoché. Quelques contacts ont semblé le déranger, dont un casque qui a heurté sa jambe droite, mais on pense surtout à un plaqué sur une course au dernier quart.

Alexander s’est vengé en décochant une passe de 46 verges à Tyler Snead.

« Tu n’aimes jamais voir ça, mais il a été en mesure de continuer la partie. Tu ne seras pas souvent à 100% dans une saison. Je ne suis pas inquiet, on va l’évaluer, il sera correct », a commenté Maas.

« Quand tu peux jouer, tu dois trouver une manière de t’en tirer. C’est le standard chez les Alouettes, tu dois démontrer que c’est précieux pour toi », a témoigné Alexander.

« Ça démontre toute la combativité avec laquelle il joue. Il a cet instinct du tueur sur le terrain. Vous le voyez, il est une machine », a conclu Tyson Philpot sans qu’on puisse le contredire.