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Les Alouettes retrouvent difficilement le chemin de la victoire

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MONTRÉAL – Malgré un horrible troisième quart, les Alouettes de Montréal ont retrouvé le sentier de la victoire en triomphant, 37-35, face au Rouge et Noir d’Ottawa.

La semaine dernière, à force de jouer avec le feu, les Alouettes s’étaient brûlés en s’inclinant contre les Elks d’Edmonton.

Cette fois, on a senti la fumée au troisième quart alors que le Rouge et Noir a piétiné les Alouettes avec 12 points contre zéro et surtout 158 verges d’attaque contre 15 pour les Oiseaux! Ainsi, Ottawa avait réduit l’écart à 21-18.

Au cumulatif de leurs quatre duels, les Alouettes ont un différentiel de -29 au troisième quart.

« Je ne sais pas comment l’expliquer. On avait tout l’élan du monde, mais on n’a rien fait avec le ballon offensivement. C’est une tendance et on doit corriger le tout. Au moins, on parvient à compléter les parties sur une bonne note en se battant jusqu’à la fin », a réagi l’entraîneur-chef Jason Maas.

Justement, les Alouettes (3-1) ont trouvé le moyen de limiter les dégâts au dernier quart au grand plaisir des 17 138 partisans venus conclure cette chaude journée au Stade Percival-Molson.

Sans surprise, le quart-arrière Davis Alexander a été au cœur de cette intervention réussie. Alexander a orchestré des séquences offensives menant des touchés cruciaux de Tyler Snead et Travis Theis.

On croyait que ce serait suffisant, mais Ottawa a répliqué jusqu’à la fin. Alors que le pointage était de 34-28 pour Montréal, Alexander a encaissé un contact sur une course de sept verges et il a peiné à se relever en boîtant.

Mais vous commencez à connaître son cœur de lion. Au lieu d’être prudent, il a enchaîné, en dépit de la douleur, avec une bombe de 46 verges à Snead. Le placement qui a suivi a été déterminant puisque le Rouge et Noir a riposté avec un touché sur un retour de botté de 94 verges de Kalil Pimpleton pour s’approcher à deux petits points.

Force est d’admettre que ce gain était, tout simplement, trop serré.

« Assurément, ce n’était pas le type de victoire qu’on voulait. On doit corriger certains aspects, particulièrement le troisième quart. Ça nous frustre quand on laisse nos adversaires se rapprocher », a cerné le receveur Tyson Philpot.

« Aucun doute, ce n’est pas à la hauteur de nos standards. Ça ressemblait trop à notre défaite la semaine dernière », a soupiré Tyrice Beverette.

Alexander (345 verges) a donc dépassé le plateau des 300 verges aériennes dans chacune des quatre parties des Alouettes. Pour y parvenir, le quart a utilisé sa mobilité à bon escient pour esquiver la pression et compléter des passes. Il est devenu un véritable poison pour les défenses adverses.

Après avoir subi sa première défaite (13-1) en saison régulière, samedi dernier, Alexander a démarré une nouvelle séquence victorieuse.

Philpot est en feu!

Les Alouettes doivent une fière chandelle à Philpot qui a poursuivi son départ éclatant en 2026 avec une prestation de 198 verges. En quatre matchs, Philpot s’est installé au sommet de la LCF avec un total hallucinant de 587 verges par la passe.

« Je suis payé trop d’argent pour échapper des ballons, c’est mon travail de les attraper », a déclaré le sympathique Philpot.

« Tyson est phénoménal et il a établi le standard. Il dirait même qu’il peut en accomplir davantage. C’est ainsi qu’on fonctionne ici et ça le rend spécial », a vanté Alexander.

« Il joue du si gros football. Tyson doit bien avoir le record pour les verges après quatre matchs, on dirait qu’il amasse 200 verges par match et je n’ai pas l’impression qu’il va ralentir », a souligné Snead.

La grande question avec Philpot, c’était sa santé ayant raté 20 matchs depuis trois saisons. Cette fois, peut-il continuer sur cette lancée ?

« Pourquoi ne pourrait-il pas ? Il a toutes les habiletés et il déploie l’effort maximal lors de tous les matchs. Je ne me souviens pas d’un match qu’il ne s’est pas présenté. Il complète les jeux aussi bien que n’importe quel receveur que j’ai connu dans mon parcours », a commenté Maas.

Sans être étincelant, le porteur de ballon Stevie Scott – qui était blessé pour les trois matchs – a accompli quelques courses précieuses dont une tard dans le match.

Il ne faudrait pas oublier la contribution de la ligne défensive qui était trop timide depuis le début de la campagne. Cette fois, elle a obtenu trois sacs dont le premier en 2026 d’Isaac Adeyemi-Berglund qui avait connu un rare mauvais match contre Edmonton.

Leur travail était déterminant puisque les Alouettes étaient privés de leurs deux demis de coin partants (Lorenzo Burns et Kabion Ento). Ottawa a profité de ce contexte en défiant souvent Faion Hicks.

Les Alouettes vont profiter d’une semaine de répit avant de renouer avec l’action, le 11 juillet, contre les Stampeders de Calgary. D’ici ce match, les entraîneurs montréalais vont tenter de comprendre pourquoi leur équipe ne parvient pas à se détacher dans les parties.

Durant la demie, l’équipe canadienne de flag football, qui compte notamment sur Marc-Antoine Dequoy et Antony Auclair, a présenté un match intra-équipe.