MONTRÉAL – Avez-vous déjà croisé un orignal sur la route ou dans la forêt? C’est à la fois majestueux et épeurant. Les équipes de la LCF devront se méfier puisque Mustafa, le « Moose », Johnson a retrouvé ses repères.
« Oh oui, le Moose est de retour, enfin. Je lui dis chaque semaine, on en voit de plus en plus de sa part et c’est un joueur qui peut changer l’allure d’une partie. On le veut à 100% et on voit vraiment que sa confiance revient où elle était auparavant », a souligné le secondeur Geoffrey Cantin-Arku.
Les deux derniers matchs ont prouvé ce constat. Johnson a récolté un sac dans chacune de ces sorties et il a amassé trois plaqués défensifs, samedi, contre les Stampeders de Calgary.
Des plaqués avec la puissance de ses belles années, celle qui l’a mené à aisément traverser la ligne offensive.
En 2023, la saison qui s’était conclue par la conquête de la coupe Grey, le numéro 94 des Alouettes avait effectué 43 plaqués, son sommet en carrière. Il aurait pu s’en approcher en 2024, mais une blessure à un genou, en fin de saison, l’a stoppé à 35.
Sa remise en forme a retardé, jusqu’en septembre, son départ en 2025. Et quand sa puissance reprenait sa vigueur, il s’est blessé à une épaule lui faisant rater les trois matchs éliminatoires des Alouettes dont la coupe Grey.
Un « gros morceau » comme lui, ça ne ressemble pas. De nombreux essais ont été tentés en son absence, mais personne n’a atteint le niveau du Moose au coeur de la ligne défensive.
Ce n’était pas pour rien que l’entraîneur-chef Jason Maas avait cette étincelle dans les yeux en parlant de l’émergence de cette pièce maîtresse.
« C’est merveilleux, il est tellement un excellent joueur et une personne incroyable. Il a investi beaucoup de travail pour revenir au jeu. Sans dire qu’on a abordé ça facilement avec lui au camp, on voulait surtout qu’il soit en forme pour la saison. On le voit, il devient plus fort de match en match. Éventuellement, il redeviendra le Moose qu’il était s’il n’est pas déjà rendu là », a exprimé Maas.
Pour sa première remise en forme, Johnson a eu besoin de près d’un an pour renouer avec l’action. Cette fois, il a patienté pendant huit mois pour sortir la tête de l’eau.
« Ça m’a assurément pris du temps et l’une des raisons, c’est que je ressentais encore une douleur de ma blessure. C’est terminé et je peux désormais jouer en confiance et de manière physique », a-t-il expliqué.
On aurait cru que ces deux longues périodes avec un rôle minime l’auraient frustré, mais il a tenu le coup mentalement.
« Ce n’était pas trop difficile mentalement parce que j’adore mes coéquipiers. Ce sont mes amis et mes frères. Puisque je ne pouvais pas être physiquement sur le terrain, je voulais qu’ils brillent à leur tour, qu’ils fassent autant de jeux que moi. C’est dérangeant et frustrant de ne pas pouvoir jouer, mais sur le coup, je ne pouvais pas accomplir mon travail », a déclaré celui dont les biceps sont plus imposants que des cuisses normales.





