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Retour triomphal des Alouettes malgré une frousse d’Alexander

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MONTRÉAL – Oui, Davis Alexander a remporté, de belle façon, son duel contre Vernon Adams fils, mais il a été ennuyé au dernier quart par sa frustrante blessure aux muscles ischio-jambiers de la cuisse gauche.

Les Alouettes de Montréal l’ont emporté, 37-30, alors qu’Alexander a été en mesure de compléter la rencontre à la suite d’un court passage au vestiaire, tôt au quatrième quart, pour évaluer son pépin physique qui l’a embêté toute la saison précédente.

Compétiteur jusqu’au bout des doigts, Alexander a rapidement renoué avec l’action et il a orchestré la séquence offensive menant à un placement pour creuser l’écart à 37-23.

« Ma cuisse était un peu raide au début du match. On m’avait dit d’aviser l’équipe médicale si je ressentais quelque chose et voilà ce que j’ai fait », a expliqué Alexander en assurant que sa cuisse était correcte.

« Est-ce que Davis était blessé ? Je n’ai même pas remarqué », a lancé le receveur Tyson Philpot en nous faisant gentiment douter de sa réponse.

L’entraîneur-chef Jason Maas a avoué que les entraîneurs ont évalué la possibilité de disputer le dernier quart sans Alexander.

« On a discuté de cette option selon le pointage. Si on avait ajouté un touché et augmenté notre avance, on aurait pu le retirer de la partie. Mais il a géré le tout de manière intelligente, il savait qu’il n’avait pas ressenti une douleur drastique. S’il ne pouvait pas jouer le prochain match, on irait avec son réserviste », a réagi Maas.

Devant ses anciens partisans, Adams fils n’allait pas se laisser abattre. Lui et ses coéquipiers ont entamé une remontée et ils auraient pu créer l’égalité en fin de partie, mais David Perales s’est imposé – à son tout premier match dans la LCF et depuis trois ans – en rabattant une passe d’Adams fils en troisième essai.

Alexander a poursuivi son excellent début de saison en dirigeant à merveille son attaque si bien qu’il a franchi le plateau des 300 verges dans ses cinq matchs en 2026. Le redoutable front défensif des Stampeders de Calgary est parvenu à le pourchasser quelques fois, mais il a souvent échappé à la pression pour compléter des passes cruciales.

À qui? Souvent à nul autre que Tyson Philpot qui n’a pas fini d’épater la galerie. Philpot a donc remporté ses trois premiers affrontements contre son jumeau Jalen, mais il a surtout amassé 132 verges aériennes pour un total de 719 verges en cinq parties. Imaginez, en 2025, Philpot a récolté 804 verges en 12 matchs.

« L’équipe me fait confiance, Davis et AC (Anthony Calvillo, le coordonnateur offensif) également. Chaque fois qu’on m’envoie le ballon, je veux réussir un bon jeu pour tous mes coéquipiers », a commenté Philpot.

« C’est dans mon ADN, je fais cela depuis que je suis jeune. Dans ma tête, personne ne peut me stopper en défense », a-t-il lancé sans arrogance.

L’attaque montréalaise a exposé des stratégies captivantes à commencer par la passe de touché de Tyler Snead à Philpot. La première passe de touché par un receveur des Alouettes depuis Eugene Lewis en 2019. Le jeu de la « patate chaude », alors que Travis Theis a remis le ballon à Alexander, a encore été payant.

La domination offensive des Alouettes a été impressionnante puisqu’Adams revenait à Montréal au sommet de sa forme ayant complété six passes de touché la semaine dernière.

Cependant, on a trop longtemps assisté à la version chancelante d’Adams fils qui a manqué de précision plus d’une fois. Bien sûr, la défense montréalaise lui a compliqué la vie et elle aurait même pu réussir deux ou trois interceptions à ses dépens.

La ligne défensive des Alouettes a joué un grand rôle à ce sujet en obtenant trois sacs dont le premier de Perales dès son deuxième jeu défensif dans la LCF.

N’empêche que la tendance s’est poursuivie pour les Alouettes. Alors que les Oiseaux auraient pu se détacher pour l’emporter facilement, ils ont été chauffés par leurs opposants.

« Je n’aime pas ce constat, parce qu’il s’agit d’un très bon adversaire. Voilà pourquoi c’était serré à la fin, il fallait qu’on se batte jusqu’à la fin et on l’avait répété durant toute la semaine de préparation », a cerné Maas.

« Quand on va revoir le match, on ne sera pas très contents, on doit trouver une manière de se détacher de nos adversaires. On doit trouver la raison et on profiter davantage de nos occasions », a convenu Philpot.

Les deux équipes se retrouveront, samedi prochain, à Calgary, dans une confrontation qui s’annonce corsée.